Nietzsche attaque Hegel, le grand maître du « Système ». Mais il lui reconnaît le réinvention du « devenir » contre Kant/Fichte qui fige la « chose en soi » et la « logique possible ultime de l’hummanité » comme extérieur à l’homme (transcendantale) (je remet mon syllogisme prolégomènes de maternelle Crassanel du Hulot pour qui veut avoir une idée de la dialectique sujet-objet d’Hegel)
Nietzsche, devant le triomphe du « système de pensées » socialiste (histoire de la lutte des classes, déjà chez Hegel), va réinventer un scepticisme réactionnaire « romantique », mais surtout passéiste culturel (mais « on ne ramènera pas les grecs ») C’est ça qui lui donne sa puissance, car effectivement, le dernier homme, bien rond bien lisse, gogochon, advient. Le singe remonte dans l’arbre (virtuel cette fois).
« la civilisation alexandrine a besoin d’une classe d’esclaves,mais, dans sa vision optimiste de l’existence, elle nie la nécessité d’une telle classe, et se dirige donc peu à peu, une fois que l’effet de ses paroles séductrices et lénifiantes sera dissipé, vers un cruel anéantissement. Rien n’est plus terrifiant qu’une classe barbare d’esclaves qui a appris à considérer son existence comme une injustice, et qui s’apprête à en tirer vengeance non seulement pour elle, mais pour toutes les générations » Naissance de la Tragédie
On est en plein Coudenhove-Kalergi.
« Ce n’est qu’à travers l’alliance avec le meilleur sang bourgeois que les éléments les plus capables du développement de la noblesse féodale d’antan s’élèveront vers une nouvelle apogée ; ce n’est qu’à travers l’union avec les sommets de l’européanité non juive [Krupp] que l’élément juif de la noblesse du futur parviendra à son plein épanouissement […] notre âge démocratique est un pitoyable interlude entre deux grandes époques aristocratiques [...] Dès qu’une nouvelle et véritable noblesse se sera constituée, la démocratie disparaîtra d’elle-même [...] L’humain du lointain futur sera un métis […]. La race du future, négroïdo-eurasienne (eurasisch-negroide Zukunftsrasse), d’apparence semblable à celle de l’Égypte antique, remplacera la multiplicité des peuples »
’Praktischer Idealismus’ Richard de Coudenhove-Kalergi,
LE SYLLOGISME DU HULOT, D’ARISTOTE-KANT À HEGEL :
« Hulot est écolo, les écolos sont verts, donc Hulot est vert. »
Syllogisme apodictique d’Aristote, qu’Hegel appelle « logique de l’essence » [de la nature de l’Être-là, ici le guignol-là chez Bichon pelliculé]. A quoi le grand-père marxiste ajoute la dialectique [le mouvement historique, le devenir] :
« Si, du médius terminus [minus surtout], qu’un écolo est vert, on conclut qu’Hulot est vert, on a conclu justement pour un benêt [pensée de gôôôche] ; mais l’écolo peut, en dépit de ce syllogisme, être repeint en jaune [la couleur du traître gocho], circonstance, qui, prise pour elle-même, ferait conclure [au benêt de gôôôche] que l’écolo est jaune [un fameux khmer vert raciste]. »
Que veut dire Hegel ? Qu’au delà de l’essence de l’écolo, la verdité fumeuse et fumante de la substance, le mouvement dialectique qui le repeint en jaune traître gocho, le rend finalement marron, couleur merde, son « concept » ultimement vrai.
« L’Argent est la vie de ce qui est mort, se mouvant en soi-même. » ça c’est du Hegel
« Je croirai en leur Dieu quand ils auront l’air ressuscités. » ça c’est du Nietzsche !
La naissance de la tragédie, ecce homo, Zarathoustra incompréhensible pour qui ne connaît pas Nietzsche, le philosophe de l’enfant (qui s’amuse en tuant des fourmis avec une loupe... ignoble pour bobo...)
Nietzsche et bobo
« Tout ronds, loyaux et complaisants entre eux, tels sont ces gens, comme des grains de sable ils sont avec des grains de sable tout ronds, loyaux et complaisants. »
Nietzsche à Mélenchon
« Tu veux te décupler, te centupler ? Trouve des zéros. » Friedrich Nietzsche
Nietzééééé et la phénoménologie de l’avorton de la Nature :
« La conscience n’est en somme qu’un réseau de communications d’homme à homme, ce n’est que comme telle qu’elle a été forcée de se développer : l’homme solitaire et bête de proie aurait pu s’en passer. Le fait que nos actes, nos pensées, nos sentiments, nos mouvements parviennent à notre conscience du moins en partie est la conséquence d’une terrible nécessité qui a longtemps dominé l’homme : étant l’animal qui courait le plus de dangers, il avait besoin d’aide et de protection, il avait besoin de ses semblables, il était forcé de savoir exprimer sa détresse, de savoir se rendre intelligible et pour tout la il lui fallait d’abord la « conscience », pour « savoir » lui-même ce qui lui manquait, « savoir » quelle était sa disposition d’esprit, « savoir » ce qu’il pensait. Car, je le répète, l’homme comme tout être vivant pense sans cesse, mais ne le sait pas ; la pensée qui devient consciente n’en est que la plus petite partie, disons : la partie la plus médiocre et la plus superficielle ; car c’est cette pensée consciente seulement qui s’effectue en paroles, c’est-à-dire en signes de communication par quoi l’origine même de la conscience se révèle. (…) Mon idée est, on le voit, que la conscience ne fait pas proprement partie de l’existence individuelle de l’homme, mais plutôt de ce qui appartient chez lui à la nature de la communauté et du troupeau ; que, par conséquent, la conscience n’est développée d’une façon subtile que par rapport à son utilité pour la communauté et le troupeau, donc que chacun de nous, malgré son désir de se comprendre soi-même aussi individuellement que possible, malgré son désir « de se connaître soi-même », ne prendra toujours conscience que de ce qu’il y a de non-individuel chez lui, de ce qui est « moyen » en lui, que notre pensée elle-même est sans cesse en quelque sorte écrasée par le caractère propre de la conscience, par le « génie de l’espèce » qui la commande et retraduite dans la perspective du troupeau. Tous nos actes sont au fond incomparablement personnels, uniques, immensément individuels, il n’y a à la aucun doute ; mais dès que nous les transcrivons dans la conscience, il ne parait plus qu’il en soit ainsi... »
Nietzsche le sceptique :
« Ce n’est pas le monde en soi, c’est le monde en tant que représentation, donc en tant qu’erreur, qui a de l’intérêt pour nous. Connaître la chose en soi nous importe aussi peu qu’il importe peu à des passagers qui se noient de connaître la composition chimique de l’eau de mer. » Commentaire de Nietzsche sur la masturbation kantienne ...