Extrait du rapport Anses 2013 p154 : La controverse s’est jouée principalement sur les données du groupe de Salford en Suède qui, en 2003, a montré que l’exposition à des ondes électromagnétiques altérait l’intégrité de la BHE. Depuis, les travaux publiés par ce groupe ont plus ou moins confirmé leurs données originales, alors que d’autres laboratoires ne sont pas parvenus à répliquer l’expérience initiale. Ceci pourrait s’expliquer par le fait que ces derniers ont corrigé certains des biais méthodologiques et points faibles de l’étude de Salford et al. (2003), à savoir, l’utilisation d’animaux d’âges très différents, l’absence d’habituation des rats au système d’exposition ou encore l’absence de dosimétrie. (...) Considérant l’absence de reproductibilité de leurs propres résultats depuis 2003, et l’échec de leur réplication par d’autres laboratoires, les auteurs ont examiné l’impact possible des champs magnétiques basses fréquences générées par le ventilateur de leur système d’exposition sur les résultats de l’étude. etc..
7.1.2.2 Conclusion sur la barrière hématoencéphalique Aucune donnée publiée depuis 2009 ne permet de remettre en cause les conclusions du précédent rapport (Afsset 2009) à propos de l’innocuité des radiofréquences, en dehors d’effets thermiques, sur la BHE dans les divers modèles biologiques testés. À ce jour, à l’exception des études du groupe de Salford, l’ensemble des études expérimentales chez l’animal ne mettent en évidence aucun mécanisme d’action des RF sur la BHE. Après 10 ans de recherche d’un effet délétère des RF sur la BHE chez l’animal, on peut conclure que le débat est clos par l’article de Nittby et al. (2011).
selon Mr Héroux : "en 2001, le centre international de recherche contre le cancer (CIRC),
dépendant de l’Organisation mondiale de la santé, a reconnu qu’il y a
une connexion entre les champs électromagnétiques de basse fréquence et
la leucémie chez l’enfant, connexion confirmée depuis. En 2011, ce même
CIRC démontre la connexion entre l’exposition à long terme aux ondes
cellulaires et le cancer" .
Le problème est que Mr
Héroux interprète de manière inexacte et abusive le classement du CIRC
(sur les ondes) comme étant une indication de danger ou de
cancérogénéité ce qu’il n’est pas !
Le CIRC a classé les CEM de basses fréquences en 2001, puis de hautes fréquences en 2011 dans la catégorie 2B « peut-être cancérogène » (CIRC communiqué 208) . Auparavant ils étaient classés dans la catégorie 3 « inclassable ». Or,
la catégorie 2B du CIRC signifie que l’on vise à évaluer le caractère
éventuellement cancérogène d’un agent et non déclarer qu’il l’est.
C’est une question que l’on pose. S’il est reconnu cancérogène, alors
l’agent pourrait être classé selon le cas dans le groupe 2A
« probablement cancérogène », ou le groupe 1 « cancérogène ».
Comme
personne ne vérifie l’information, cette interprétation s’est répandue dans le public. Pour faire bonne mesure des associations
militantes ont annoncé sur leurs sites que les ondes en 2011 avaient été
classées « probablement cancérogène » ce qui relève de la désinformation.
Pour éviter toute diffamation et des ennuis à Agoravox, on va préciser que :
le Professeur Aurengo a été membre bénévole du conseil scientifique de Bouygues Telecom, donc sans lien commercial et sans être rémunéré ce qu’il a toujours précisé. Il a été pendant 10 ans au comité d’éthique d’EDF après y avoir été nommé par l’état en tant que son représentant et non rémunéré.
@Calva76 les gens ne tombent pas non plus comme des mouches aux pieds de la tour
Eiffel qui est la toute première source d’onde radio Parisienne (nous en
sommes en MégaWatts rayonnés sur le Trocadéro.
en effet , le rapport Zmirou 2001 p199 écrit : « au sommet de la tour Eiffel est implantée une antenne d’une puissance de 6 MW ( six millions de Watts) soit l’équivalent de toutes les stations de bases françaises ».
Le magazine Canard PC Hardware N°13 a aussi abordé la question de la tour Eiffel dans son dossier publié en 2012, voir encart p11 :
@Ruut Les témoignages de ce genre sont par nature invérifiables. Mais lorsqu’on vérifie dans les règles de l’art, c’est à dire en aveugle dans des conditions contrôlées, il n’est pas constaté de rapport de cause à effet. Les méta-analyses qui se succèdent et les nouvelles études renforcent ce constat. (j’ai ajouté les liens vers les publications, normalement c’est facturé de 6 à 38 dollars chacune)