Un article d’Hoaxbuster : http://www.hoaxteam.com/hoaxteam/forum_contributions.php?page=2&idForum=3152&idMess=46213 le « mythe Tesla » s’est construit progressivement, alimenté par la
théorie du complot (la science « officielle » refuse de s’intéresser à ses
travaux, parce qu’elle a peur que ses dogmes soient remis en cause par
de fracassantes révélations), et nombreux sont les physiciens du
dimanche qui se sont lancés dans une quête du Graal énergétique, ayant
bien ancré au fond d’eux l’image depuis longtemps obsolète du chercheur
méconnu travaillant seul contre tous à prouver sa vérité
Toute cette argumentation achoppe sur un écueil de taille ! la recherche sur les ondes, tout comme les recommandations sanitaires, est ...internationale et engage les autorités sanitaires du monde entier. Les autorités française si nulles ou si maladroites qu’on les estime sont de peu de poids dans cette affaire. Non ce n’est pas Mr Aurengo, à lui tout seul ? ou nos vilaines académies qui cacheraient la vérité au...monde entier !
On n’épuisera pas un sujet qui part dans toutes les directions, une bibliothèque n’y suffirait pas !
Puisque Mr Filterman a cité « la question de »l’indépendance« de l’expertise, vaste sujet, je voudrais juste ajouter ce qui suit à la reflexion, pour montrer que les choses sont peut-être moins simple qu’il y parait :
Extrait de l’Article de Dorothée Benoit Browaeys paru dans le magazine ALTERNATIVES ECONOMIQUES N°253 de décembre 2006 page 50.
-Titre : »QUAND LA SCIENCE FAIT DEBAT«
(...) Les politiques ont été amenés à renforcer notablement l’encadrement des nouvelles technologies à travers pricipalement des agences sanitaire, des instances »d’expertises indépendantes« chargées d’évaluer les risques dans tel ou tel domaine. Mais ces mesures peinent à rassurer le grand public, car ces agences souffrent toutes d’un mal congénital : »l’expert indépendant« n’existe pas et ne peut pas exister. Pour être expert d’un domaine, un scientifique est en effet obligatoirement amené à entretenir avec les acteurs des rapports étroits -personnels et economiques- sur les projets desquels il est appelé à donner un avis. De plus, ces experts -du fait même de leur haut niveau scientifique et technique- ont souvent les plus grandes difficultés à mesurer et à intégrer dans leurs avis les attentes et les craintes véritables du grand public (...)
Mr Fiterman parle aussi de morts et de blessés, dommage qu’il ait oublié de préciser qu’il s’agissait là d’expositions chroniques à des champs de fortes puissances tels que ceux des radars par exemple. Donc des expositions professionnelles, l’armée par exemple. Personne n’a jamais mis en doute la dangerosité des signaux de puissance !
Aujourd’hui la question demeure chez les scientifiques sur le fait de savoir si les téléphones portables pourraient être dangereux du fait de leur utilisation en »champ proche« contre la tête, c’est tout l’objet de l’étude Interphone. La confusion qui existe dans l’opinion et les médias fait se mélanger allégrement »champ proche« et »champ lointain« . Nombreux sont les articles de presse ou de TV qui évoquent des expériences ayant montré des »effets biologiques« en champ proche énergétique (sinon rien ne se passe) sur des vers, des oeufs ou des tomates etc.. pour argumenter ensuite sur des sujets concernant en réalité les »champs lointains" comme par exemple ce qui concerne les rayonnements des antennes relais en milieu domestique (pas sur le toit pile devant évidemment) ce qui est une question bien différente.
Bonjour Pascal, remarques pertinantes à propos de l’amiante.
Une émission courte mais remarquable a été diffusée sur France Culture le 30 mai dernier : L’émission hebdomadaire de Monique Canto Sperber « Question d’Ethique » Sujet du 30 mai : « LES ANTENNES MOBILES » -Monique Canto Sperber a justement posé la question de l’amiante à Francois Ewald qui a replacé la question dans son contexte historique, précisant que contrairement à la téléphonie mobile, les risques était parfaitement connus depuis longtemps ( ca m’a fait penser que le charbon aussi était dangereux, la silicose etc... ce qui n’empechait nullement les mines de fonctionner) . Selon Francois Ewald on gérait la question socialement de manière très différente par rapport à aujourd’hui (...)
L’erreur consisterait à juger du passé à l’aune de la morale d’aujourd’hui. Ca n’empêche pas de dire bien evidemment qu’il y’a eu des « générations sacrifiées » dans les mines etc.. mais il y’a un monde entre faire une analyse historique et utilisez ces données historiques en tant que sophisme.
Toiroy « Dans ce maelström seul la science aura le dernier mot, mais quand ? »
Qui sait ? La Science est remise en cause par une infinité de procureurs qui lui reprochent tous les malheurs du monde ! Les MARCHANDS DE GADGETS BIDONS dont nous parlons ne font que surfer sur cette vague de rejet : vous etes angoissés par l’empoisonnement du monde ? alors moi je vous vends de quoi rétablir « l’équilibre naturel rompu ». passez la monnaie !
c’est ca le fond du problème, la remise en cause de la science accusée de tous les malheurs du monde. Sauf qu’on confond la découverte avec le mauvais usage qui peut en être fait. On confond « la science » avec « les scientifiques » qui ne sont après tout que des « hommes », et en tant que tel susceptibles de se tromper.
Pierre André Taguieff « Prométhée sans ses chaines » : " Pour la pensée écologique radicale, le progrès serait intrinséquement mauvais, et les horreurs qu’il produit ne seraient pas accidentelles mais inévitables. selon ce courant médiatisé notamment par Jeremy Rifkin, la technoscience liée à l’industrie est une machine à détruire l’humanité de lhomme. (...) à quoi peut-elle aboutir ? Sous sa forme extrème, elle conduit à un nouvel obscurantisme, à une haine du savoir et de la technologie. http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p1906/articles/a43717-promethee_sans_ses_chaines.html