Ah... je n’avais pas vu, à la rubrique des trolls UMP on avait non seulement Calmos mais aussi maxim au titre des classiques qui trollent depuis déjà bien longtemps. Mais on a aussi un nouveau, un huhuhu qui a l’air aussi fin et pondéré que ses copains.
Pourtant, quand on voit le bilan de Sarkozy, 10 ans en charge de notre sécurité et les bandes qui maintenant font des descentes dans les collèges et lycées, qui se battent avec mort au tapis dans les rues de Paris, etc. Quand on voit le bilan économique : finances de l’état en ruine, chômage qui a commencé de monter dès mai 2008, ça fait un an que ça monte... et maintenant ça explose. Et bien sûr les inégalités qui explosent. J’en passe et des meilleures... Il faut vraiment 5 ans de plus comme ça ???
1) Le sondage Ifop dit seulement que Sarkozy serait en tête du premier tour avec un score médiocre pour un candidat unique de la droite : 28% (il a eu 31% au premier tour de la présidentielle). Ces 28% c’est le noyau dur UMP de l’électorat, rien de plus. Pour ce qui est de gagner l’élection, non seulement le sondage ne traite pas du second tour, mais un sondage est un sondage..
2) Calmos est bien le roquet à son Sarko, lequel est connu pour passer on temps à commander des sondages. Ce qui veut dire notamment qu’en tant que ministre de l’intérieur il ne s’est pas gêné pour commander des sondages au profit de sa campagne aux frais du contribuable. Ce qui veut dire aussi que depuis qu’il est élu, sachant qu’il est en campagne électorale pour 2012 (et ne pense qu’à ça, voir ici), il cale sa campagne (une à deux interventions pour un à 2 sujets par semaine) sur les sondages qui lui disent censément les attentes des gens.
Cependant les sondages ne font pas une élection et rien ne permet d’annoncer 2012. Si le chômage comme annoncé gonfle de 1 million de personnes cette année après avoir déjà pas mal augmenté de mai à décembre 2008, puis reste mauvais jusqu’en 2012 comme on l’annonce, si les gens finissent par se dire après 10 de Sarko, mais à quoi ont servi toutes ses lois sur la sécurité (déjà 17 lois...) alors que ça craint de plus en plus dans les rues, etc. Le support de TF1, de son groupe France Télévision (il a bien signifié qu’il est le patron), de son Radio France (idem), du Figaro, de Match, du Monde, du JDD, du Point, de l’Express, de Direct8, et j’en passe, pourrait ne pas suffire.
A part ça, je n’étais pas venu sur agoravox depuis longtemps et je constate que Calmos est toujours là, permanent UMP à plein temps, qui tourne pour troller sur les papiers politiques. Drôle de boulot quand même, mais visiblement il aime ça (ou l’UMP le paie bien ?). Alors pour revenir aux bases : à la niche Calmos
Je trouve que ce papier est à côté de la plaque. Que Royal ait cherché à faire parler d’elle, plus ou moins maladroitement : bof. C’est ce que font les politiques en permanence, le roi dans le genre a été et reste Sarkozy : 17 lois en 7 ans sur la sécurité pour faire croire à tous qu’il est un petit dur et que la racaille va disparaître... A u bilan des bandes qui se battent à mort dans Paris, une insécurité qui ne cesse de monter...
Le vrai sujet aurait été de parler de l’incroyable attitude de Sakorzy au cours du repas concerné. Devant un public relativement nombreux, il a expliqué qu’Obama est un débutant qui ne connaît pas encore grand chose, que Merckel n’avait pas compris la situation du monde et a fini par devoir suivre son avis, que Barroso était complètement effacé, gommé, au G20, etc. Il n’y avait pas que ses propos consistant à dire que Zapatero n’est peut-être pas intelligent, mais que (comme lui Sarkozy...) il est assez malin pour être élu et même, ça a son importance, pour être réélu et que c’est ça (d’être réélu comme Zapatero ou Berlusconi) qui compte.
Bref celui qui est président de la République s’est permis de tenir publiquement des propos d’une légèreté incroyable à l’égard de chefs d’états et de gouvernements étrangers. Et on n’en parle quasiment pas, comme si c’était normal ! L’intervention de Royal aurait pu avoir l’intérêt de faire parler de ça, mais, non seulement les TV (bien sûr...) mais aussi la plupart des journaux se sont contentés de parler des critiques à l’égard de l’intervention de... Royal... Quelle servilité et quelle bêtise.
On a là un nouvel incident qui démontre que la personne qui est à la tête de l’état a un gros problème psychologique (désolé mais c’est comme ça que ça s’appelle), d’égocentrisme pathologique, que son vrai souci est la réélection, l’échéance de 2012 (il explique très clairement que ce qui compte c’est d’être réélu...) et... rien, personne ou presque n’en parle, aucun débat. Ahurissant...
Votre réaction est typique d’un certan nombre de prises de positions de théologiens du libéralisme, ces croyants qui ont une foi mystique dans un marché idéalisé.
Or il est patent que la crise actuelle ne saurait être vue comme une crise des crédits subprime et encore moins à cet égard comme une crise due à une réglementation qui aurait incité à prêter à des gens non solvables.
D’abord parce qu’il n’y a pas de réglementation de ce type aux Etats-Unis !
Ensuite parce que, si les Fannie Mae et Freddi Mac ont été mis en place il y a des décennies pour garantir des prêts de manière à permettre l’accession à la propriété des classes moyennes, il est assez évident que si c’est ce mécanisme de soutien en lui-même qui était à l’origine de la crise, elle serait survenue non en 2006-2007 mais il y a des dizaines d’années (pourquoi aurait-il fallu attendre si longtemps si cela était intrinsèque ?). Au demeurant depuis quand l’existence de garantiepour certains clients induit-elle une obligation de prêter dans n’importe quelle condition à tous ?
La crise actuelle est due à l’opacité du système financier, démultipliée depuis des années par des mécanismes de titrisation de plus en plus obscurs, les paradis fiscaux jouant un rôle non négligeable dans l’opacité du système (toutes les grandes banques, notamment françaises, mettent en vente des produits dérivés depuis des paradis fiscaux, pour des milliers de milliards de dollars).
Tout cela a servi d’appui à un marché financier en perpétuel déséquilibre, reposant sur des anticipations toujours positives de croissance (de croissance annuelle à 2 chiffres de ces marché... comme si cela était tenable). Cela s’est appuyé sur une spéculation immobilière (fin des années 80 début des années 90), puis la bulle Internet (années 1990), de nouveau une bulle immobilière (qui vient de crever), plus quelques bulles plus ponctuelles (matières premières, ou locales, marchés asiatiques).
Arrive un électrochoc, le retournement du marché immobilier aux Etats-Unis à un moment où le déséquilibre est trop fort et.. la confiance s’évapore, les anticipations deviennent négatives, ce qui déséquilibre encore plus le système, les banques ne peuvent plus se refinancer (personne ne sait le niveau de leurs actifs pourris, qui sont très très loins de se limiter à de l’immobilier...) etc.
Bref c’est bien l’absence de régulation et surtout de transparence qui nous ont conduit là où nous sommes.
Au demeurant avez-vous noté : la dérégulation des marchés a été entamée par Nixon (pour financer par emprunt la guerre du Vietnam) et surtout par Reagan et Thatcher, les autres pays ayant embrayé dans les années 80 (dérégulation entamée sous le gouvernement Fabius en France). Que constate t-on : nous sommes passés d’une relative stabilité à une ère d’instabilité et de crises financières et économiques récurrentes.
C’est assez logique, dans un système non régulé, chaque acteur fonce aussi loin qu’il le peut pour maximiser son intérêt, lorsque beaucoup vont dans le même sens, il arrive un moment où ça coince parce qu’on a atteint la limite.
En tout cas la dérégulation s’est accompagnée d’une série de crises et d’une instabilité croissante des marchés et de l’économie mondiale. Ca c’est un fait.
Pour faire suite au commentaire de fhefhe 								
Lorsque vous écrivez "Les 10% de salariés les moins payés gagneraient 978€ sur 13 mois en moyenne L’écart est de 1à 3 Et toujours , selon l’Insee l’écart était de 1 à 4 sans les années 60" vous commettez l’erreur habituelle : le rapport du seuil du dernier décile (le niveau au-dessus duquel on est dans les 10% qui gagnent le plus) au seuil du deuxième reste stable au cours du temps, en revanche les centiles supérieurs (ceux qui sont tout en haut de l’échelle) ont vu leurs revenus augmenter beaucoup plus vite depuis une trentaine d’années, de sorte que la part des dix pourcents "les plus riches" dans le revenu national a fortement augmenté (mais en réalité ce sont les 5% ou 1% les plus riches qui sont dans ce cas).
Voir par exemple cette étude de Piketty ; je ne sais si c’est un retro-effet qui conduit à ce que les analyses limitées aux seuils de revenus par déciles semblent valider l’action des gouvernants (lesquels peuvent guider leur politique sur ces seuils classiques), mais il est clair qu’il faut considérer le revenu cumulé dans un décile (somme des revenus de ceux qui appartiennent au décile) et affiner en considérant les derniers centiles.
De plus les enquêtes sur les revenus fiscaux de l’INSEE (je suppose que c’est bien votre source, vous ne la donnez pas) prennent mal en compte les revenus non salariaux (revenus du capital, etc.) comme le rappelle ce rapport de l’INSEE par exemple.
En résumé :
- le rapport du seuil de revenu du décile supérieur ("les 10% en haut") au seuil du deuxième décile (le plafond pour les "10% en bas") diminue un peu
- mais la somme des revenus de ceux qui sont dans le décile supérieur représente une part croissante des revenus
- parce que ceux dans les centiles supérieurs (les 1% les plus riches, les 2% les plus riches) voient leurs revenus augmenter bien plus vite que les autres (et ont ces dernières années bénéficié des réductions de fiscalité, notamment du bouclier fiscal etc.)
- et de plus on sait que dans de telles analyses on sous-estime les revenus non salariaux, ceux dont bénéficient le plus ceux qui sont dans le haut de l’échelle.