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Karash

22 ans. Étudiant. Défaut : Essaie toujours de tout comprendre.

Croire n'est pas suffisant.

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  • Premier article le 08/02/2012
  • Modérateur depuis le 28/06/2012
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Derniers commentaires



  • Karash 4 juin 2013 23:56

    "Pour les Français, le libéralisme est une idéologie qui prône la liberté du loup et du mouton dans la bergerie, pour utiliser une image simple à la Hegel. On peut en penser ce qu’on veut, c’est cela la liberté.« 

    Pour les libéraux, le socialisme c’est la famine à égalité pour tous.

    Par pitié, un peu de sérieux.

    Tout comme Staline/Mussolini/Hitler n’est pas le modèle du »socialiste" qui restera dans l’histoire, le financier véreux biberonné aux plans de sauvetage et à l’optimisation fiscale n’est pas le modèle du « libéral » qui restera dans l’histoire. Par définition, les opportunistes vont piocher dans toutes les philosophie politique, raconter n’importe quoi, pour aboutir à leur fin que ce soit leur intérêt personnel, la satisfaction de leurs désidérata ou de leurs perversités.

    Le libéralisme, à la base, c’est une philosophie politique dont la seule prétention est d’affirmer qu’il n’existe aucune autorité de droit divin, que son but est la maximisation du bien être collectif, entendu que le bien être collectif est la somme du bien être individuel de chaque « souscripteur » du droit en question.

    Ce qui veut dire que si des moutons libéraux se trouvent dans une bergerie libérale avec un loup libéral, c’est parce que les moutons ont eux même ouvert la porte au loup. I.e, cela veut dire que ce sont des moutons suicidaires, ou tarés au sens biologique du terme, et qu’aucune philosophie politique ne peut rien pour les sauver, pas plus la philosophie socialiste que la philosophie libérale.



  • Karash 22 mai 2013 21:36

    La notion d’entropie en elle même n’est pas réellement transposable, de manière intuitive, à la description dynamique des organisations humaines.

    Je préfère largement la notion de structures dissipatives, introduite et développée par Georgescu - Rogen. Les êtres vivants catalysent la dissipation de l’énergie libre disponible, sous toutes ses formes, sur terre. Ils font ainsi face en permanence à deux menaces : le tarissement du flux entrant d’énergie, et l’inondation, pouvant faire sauter la nature vers un régime où la vie n’est plus nécessaire.

    L’exemple typique, c’est la digestion du bois mort par la faune du sol et les champignons. Pas assez de bois = mort par famine. Trop de bois = incendie, destruction par le feu. Ou les plantes tropicales. Pas assez de lumière = croissance ralentie voir impossible, trop de lumière = dessèchement.

    Promouvoir sans précaution le « règne de l’entropie », c’est de fait promouvoir l’avènement à notre échelle l’équivalent de ce qu’est un incendie pour un vers à bois. I.e, la guerre mondiale. Eh oui. Et si ça ne vous convint pas, il vous suffit de vous attarder sur le destin des anarchistes russes au XXème siècle.



  • Karash 15 mai 2013 19:21

    Le matérialisme n’est pas une hypothèse, c’est une méthode d’acquisition de connaissances.

    Et un des principes matérialistes de base, c’est le rasoir d’Ockham. Quand plusieurs explications a une même phénomène sont possibles, il est plus raisonnables d’adopter la plus simple.

    Entre la complexité des épicycles d’Aristote, qui marchent, et la simplicité de la loi d’attraction universelle de Newton, qui marche aussi, mais fourni des résultats de manière beaucoup plus directe, il est plus raisonnable d’adopter la seconde option.

    Un autre principe matérialiste, c’est qu’une théorie n’est raisonnable que si elle est ouverte aux résultats d’expérience, permettant éventuellement de la réfuter.

    Et le fondement du matérialisme, c’est que les faits d’observation priment sur toute construction théorique.

    Quand vous prétendez que le matérialisme « s’oppose » à certains faits, c’est un non sens absolu.

    Ce que vous reprochez en fait aux « matérialistes », c’est de ne pas être assez ouverts aux « témoignages » contant des phénomènes ne rentrant pas dans les théories conventionnelles. Mais le fait est qu’un témoignage n’est pas un résultat d’expérience. Quand les faits contés ne peuvent pas être reproduits par reconstitution, forcément, cela pose problème. Un problème non seulement de confiance, mais aussi un problème venant de l’unicité de l’observateur, qui peut avoir inconsciemment surinterprété ce qu’il a observé, ne pas avoir tenu compte des limitations de ses outils sensoriels et cognitifs (illusions d’optiques, entre autres). L’ouverture d’esprit d’un matérialiste à un témoignage est forcément limitée, et c’est un réflexe sain. L’absence de ce réflexe est ce qu’on appelle la naïveté, dont la connotation péjorative est justifiée par des millénaires d’empirisme.

    C’est pour cela que la charge de la preuve incombe à celui ou celle qui soumet un témoignage à autrui. Vous qui prétendez que les phénomènes « surnaturels » sont constatés tous les jours, faites à minima un abus de langage. Ce sont les témoignages de phénomènes surnaturels qui sont quotidiens. Et avant de prétendre que ce sont des faits, VOUS devez m’expliquez pourquoi vous leur donnez du crédit. Et avant de hurler au deux poids deux mesures, sachez que je ne crois absolument pas tout ce qui sort des revues prétendument scientifiques. Énormément de travaux de recherche récents ne sont jamais reproduits, et ne sont revus qu’a minima par des « pairs » dans comités opaques à l’intégrité et à l’objectivité douteuse.

    Donc je persiste et signe : vous geignez, alors qu’au lieu de vous lamenter de la fermeture d’esprit des matérialistes, si vous croyiez pleinement à ce que vous dites, vous devriez utiliser à fond, justement, les ressorts matérialistes, et ne devriez cesser de convaincre le public de la véracité des témoignages auxquels vous, vous croyez. Et pas de convaincre comme un vendeur de lessive ou comme un olivier cabanel, mais en personne mesurée, posée, et rigoureuse.

    Sur ce, bonne continuation.


  • Karash 15 mai 2013 17:36

    Et tous les gauchistes, ces fanatiques de l’égalité, sont tous d’accord pour équilibrer le régime des retraites en augmentant les cotisations, et pas en baissant les cotisations, avec l’illusion que ce pourrait être « quelqu’un d’autre » qu’eux, ou leurs enfants, ou ceux de leurs voisins proches.


    Tout ce que fait le système par répartition des retraites, c’est de dés-inciter et démunir ceux qui le voudraient malgré tout, de constituer un capital productif transmissible à leurs enfants en usufruit. Système responsabilisant, familial, presque communisant à vrai dire. Le système par répartition est par essence lié au modèle de l’employé en CDI, de l’individu contraint à être chomeur ou esclave d’une multinationale ou d’un entreprise (quasi) publique (dirigée par des énarques). Le système de retraites par répartition est un outil purement marxiste de destruction de la propriété privée des moyens de productions. J’ai encore la naïveté de penser que ceux qui ont mis en place ce système étaient des idéologues naïfs pavant les routes de l’enfer avec des bonnes intentions, mais le fait est que ce qu’ils ont mis en place est un système éminemment corrosif non seulement pour la liberté individuelle, mais aussi et surtout pour le bien être collectif.


  • Karash 12 mai 2013 22:57
    Je reviens sur le rasoir d’ockham. En l’état actuel des connaissances, l’hypothèse la plus probable compte tenu de tous les résultats d’expérience scientifiques est que la conscience est une fonction émergente du cerveau de chaque individu.

    Vous pouvez vous amuser à reconstruire des épicycles, considérer que le cerveau est la prison locale d’un morceau de conscience globale, grand bien vous fasse.

    Mais n’en déplaise à vos arguments d’autorités, les phénomènes que vous énoncez ne sont pas démontrés. Ils ne sont pas démontrés non à cause du rejet dogmatique d’une certaine école de pensée, mais à cause de la non pertinence des « résultats » qui sont présentés à la face du monde.

    Si vous voulez apporter votre pierre à cet « édifice », au lieu de geindre vous devriez vous concentrer sur la diffusion des meilleurs résultats dont vous disposez, ceux qui ont été réalisés avec la plus grande rigueur méthodique, dont les données sont publiques, et ainsi de suite. Par exemple, l’expérience avec les animaux domestiques est intéressante et mériterait une description plus complète. Mais si vous comptez renverser ma conception de l’univers, ou celle de qui que ce soit d’autres, avec la description sommaire d’une expérience sur internet, vous méritez de prendre une pause.

    Il n’y a pas de scientifiques « hérétiques ». Il y a ceux qui énoncent des propositions scientifiquement valides, et les autres. Oui la science est constamment remise en question, non ça ne veut pas donne pas pour autant de crédit a priori aux interprétations marginales.

    Sur Pauli, il n’y a pas de polémique. Si ce que j’ai écrit semble entrer en contradiction avec ce que vous avez lu, ce n’est du qu’à vos manques de connaissances et/ou de travail.
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