S’il est si pénible de respecter ces limitations, c’est parce qu’elles sont excessivement basses ( donc elles font perdre du temps inutilement), parce que c’est excessivement chiant de mettre 10 minutes pour doubler un camion sur l’autoroute et de ne pas pouvoir le faire sur nationale, parce qu’il est très facile de se retrouver au dessus de ces limitations dans une descente quand on regarde la route et ses rétros comme un conducteur normal au lieu d’avoir les yeux rivés sur le compteur, parce que n’importe quelle bagnole moderne est capable de rouler à 160 en sécurité.
Partir plus tôt c’est une réponse facile et une solution bête, il est quand même plus intéressant de faire autre chose que de gaspiller son temps au volant de sa bagnole à cause de
lois débiles. Les respect des limitations de vitesse, c’est des temps de trajets rallongés d’au moins 50% sur nationale, car il devient quasi impossible de doubler un camping car ou un camion sans dépasser le 90, du coup on se retrouve à subir son allure d’escargot. Vous devez bien l’aimer votre bagnole pour aimer y passer tant de temps. Pour moi une bagnole n’est qu’un tas de ferraille avec 4 roues et un moteur qui sert à se déplacer, pas un lieu de villégiature, alors autant qu’il puisse se déplacer rapidement.
Les limitations de vitesse actuelles sont aussi aberrantes que le serait une interdiction de marcher à plus de 3 km/h sur un trottoir
Et si l’avenir de la conquête spatiale passait par une technologie, encore plus ancienne que Soyouz et Apollo, qui fut le premier moyen trouvé par l’homme de s’élever dans les airs : les aérostats.
Ca peut paraître complètement farfelu, mais un ballon peut atteindre sans efforts une altitude de quelques dizaines de kilomètres avec sa charge utile, altitude depuis laquelle une fusée peut atteindre l’espace avec plus de facilité que depuis le plancher des vaches. Lancer une fusée depuis un ballon stratosphérique, c’est le projet original et ambitieux sur lequel travaillent les roumains de l’ARCA, dans le cadre du concours lunaire organisé par Google.
Alors, à quand des charlières à la place des premiers étages des fusées ?
Sans vouloir être cynique, un mort par accident de la route peut sauver d’autres personnes car ce type de décès en fait bien souvent un bon candidat pour le prélèvement d’organes. Bon nombre de malheureux se meurent sur des lits d’hôpitaux en attente d’une greffe. Quelques fois les plus fortunés se tournent vers des établissements de soins privés peu scrupuleux mais très onéreux pour s’y faire greffer un organe prélevé sur un enfant des rues du Tiers Monde, pour lequel il n’est pas toujours jugé utile d’attendre une mort accidentelle. Ne serait-il pas plus juste d’attendre que la loterie automobile prélève son funeste, mais toujours fort heureusement modeste tribut afin de sauver un maximum de gens, que de laisser se développer une discrimination par l’argent qui consiste à ne sauver que les plus riches en assassinant chez les plus pauvres et en laissant crever les autres ?
Pour sauver les enfants du Tiers-Monde, il peut être bon de laisser des kékés cartonner un platane en BM série 7
Il n’est vraiment pas étonnant que les anglais et les islandais aient, par rapport à nous français, un très faible taux de morts par accident de la route rapporté au nombre de voitures immatriculées dans le pays : l’insularité de leurs pays leur épargne les millions de véhicules en transit qui traversent la France, et leur attractivité touristique n’est certainement pas au niveau de celle de l’hexagone.
Il est donc assez malhonnête de comparer la France avec ces pays sur des statistiques de ce genre. Il ne faut pas rêver, vu la débit de véhicules en France, (qui est donc loin d’être le seul fait du parc automobile domestique, contrairement à la situation britannique ou islandaise) la mortalité routière ne pourra descendre en dessous d’un certain seuil.
Elle a déjà été divisée par quatre depuis 40 ans alors que le trafic a augmenté de façon considérable. Cette baisse est d’ailleurs plus certainement due aux énormes progrès effectués par les constructeurs dans les domaines de la sécurité active et passive des véhicules, et à l’amélioration du réseau routier, qu’aux campagnes de répression (racket...).
Voici 40 ans les grands axes étaient pour la plupart des 3 voies à double sens, aujourd’hui un réseau d’autoroutes et voies rapides dessert la plupart des villes moyennes. De même, en comparant la tenue de route sur sol humide d’une vieille R8 avec celle d’une 206, ou encore les conséquences d’un carton sur les occupants dans ces 2 voitures, on peut trouver une bonne explication à la baisse du nombre de morts sur les routes.
Quant au harcèlement policier prenant pour cible la vitesse de circulation, outre l’affront aux libertés individuelles qu’il représente, son impact est très discutable sur le plan de la sécurité. Le respect méticuleux de limitations de vitesse sous-évaluées, en plus de faire perdre son temps, favorise l’inattention, qui elle est un véritable facteur de risque, et incite le recours à des régulateurs de vitesse accidentogènes (notamment lorsqu’ils se bloquent). Qui n’a jamais vu passer, sur autoroute, des types conduisant affalés sur leur siège les pieds en éventail sur le tableau de bord, en train de mater un Dvx, pendant que le régulateur maintient la vitesse de croisière à 110 ? Ce genre de type serait moins dangereux que celui qui roule à 180 concentré à fond sous prétexte qu’il ne déclenche pas les flash des bandits manchots jaunes et gris ?
Malheureusement, la sécurité routière est un des meilleurs prétextes
utilisés pour racketter le péquin moyen. Les
limitations de vitesse en vigueur hors agglo ont été établies dans les années
70 et ne correspondent plus du tout aux capacités des véhicules
actuellement roulants : sur nationale et départementale, il
n’y a guère que sur les petites routes de montagne que le 90 se
justifie, sur la plupart des autres 110 ou 130 seraient déjà plus appropriés. De
même, une limite à 160 sur 2*2 voies et pas de limite sur les
autoroutes à plus de 2 voies par sens feraient des règles plus
adéquates.
Pour améliorer la sécurité sur les routes, il serait plus judicieux : ->de réduire la circulation en proposant des alternatives à la route : -en rouvrant les lignes de chemin de fer désaffectées -en améliorant la fréquence et la capillarité des dessertes ferroviaires -en rendant gratuits les trains classiques de voyageurs (hors couchettes et TGV ) -en obligeant les transporteurs de fret à utiliser le train au lieu des camions ->d’améliorer la formation au permis : que les autos-écoles apprennent à leurs élèves à maîtriser une voiture qui part en dérapage, à faire un appel-contre-appel, un freinage d’urgence, à prendre correctement un virage (c’est à dire en surrégime, en accélérant progressivement à partir du milieu du virage, et non pas à 80 en 5ème pied sur le frein comme ils le montrent, car c’est le meilleur moyen de se planter !) ->de reconvertir les radars fixes en les installant avant des intersections sans visibilité sur des routes prioritaires afin qu’ils servent à prévenir les usagers qui arrivent à l’intersection sur la route non-prioritaire de la venue d’un véhicule sur la route prioritaire, en affichant une estimation du temps restant avant que le véhicule prioritaire atteigne l’intersection.
Elle a la peau dure, cette légende des autoroutes bretonnes gratuites grâce à leur duchesse ! Il est grand temps de tordre le coup à ce mythe :
Il n’y a pas d’autoroutes en Bretagne parce qu’aucune société d’autoroutes n’a jugé intéressant d’aller en construire. Logique, c’est un cul-de-sac... Par souci d’amélioration du réseau routier, l’état a donc décidé d’aménager les nationales en voies rapides à 2*2 voies dans la péninsule armoricaine. Comme ce sont des nationales, elles sont donc gratuites.
Les dires et volontés d’une obscure aristocrate de l’époque féodale n’ont absolument aucune valeur aujourd’hui. Notamment depuis la révolution de 1789.