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Krokodilo

Krokodilo

Médecin généraliste à la retraite, je m’intéresse à tous les sujets sur lesquels je n’ai aucune compétence, ce qui me laisse un large champ d’intervention. A l’époque où j’enquêtais sur les OVNI, j’ai percé le grand secret de la zone 51 : les extra-terrestres sont effectivement venus sur Terre, mais ils ont trouvé l’anglais trop difficile et sont repartis. Depuis, je m'intéresse à la question des langues, de la communication internationale et de l’espéranto.

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  • Premier article le 06/12/2006
  • Modérateur depuis le 09/01/2007
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Ambiance française

  Ambiance française

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Derniers commentaires



  • Krokodilo Krokodilo 6 mars 2009 23:19

    "Comment est-il possible qu’on ait créé l’Europe de la finance, sans penser à unifier la deuxième langue ? Ca c’est ma question de base."

    Je n’ai pas créé l’UE, je ne peux donc y répondre ! Je suppose que l’UE fut avant tout un projet économique, et qu’en petit comité, on a d’abord fonctionné avec le français et l’allemand, puis à trois langues de travaill, et aujourd’hui... Se doter d’une langue commune serait un pas énorme en faveur d’une intégration politique et humaine, sociale, ce que la majorité refuse. Et puis, c’est une question trop épineuse, qui s’avère bien plus ardue que la monnaie, car si on peut fonctionner avec une monnaie unique, chacun doit garder sa langue, et chacun aime que sa langue soit étudiée par d’autres, la GB comme la France... Je ne t’apprendrai pas que la Belgique ou la Suisse, jadis montrées comme les exemples du paradis du multilinguisme, ont bien du mal à trouver la bonne équation. Alors maintenant, le paradis du multilinguisme, c’est plus loin, quelque part en Afrique, y a des gens qui parlent huit langues, ou bien en Inde, c’est formidable ils fonctionnent avec plein de langues, etc, demain ce sera la planète Mars ! Loin, je ne sais pas, mais ici, en UE, ça ne marche pas.
    Le plurilinguisme est une richesse, mais au-delà de ce cliché, vrai, il nous faut admettre qu’il est source de difficultés structurelles énormes, comme des enfants qui ne peuvent recevoir un enseignement dans leur langue maternelle.




  • Krokodilo Krokodilo 6 mars 2009 23:10

    "Cent fois, le sang sent sans en avoir les sangs."
    C’ets une phrase aussi courante dans la rue que "combien ces 6 saucisses ici ? C’est 6 sous.", c’est-à-dire jamais ! Mais je n’ai pas dit que le français était plus facile, simplement que la facilité de l’anglais, c’était de la propagande.

    Oui, la complexité phonétique de l’anglais est même dans les instructions officielles faites aux enseignants d’anglais en France, (la référence est dans un de mes articles, très nombreux phonèmes). Ca le rend particulièrement difficile à l’oral, pour comprendre les films, les chansons. Sans parler des idiotismes nombreux, des verbes qui ont tout un tas de sens différents selon les prépositions qu’on y colle, N’oublions pas qu’ils ont un taux de dyslexie plus élevé, probablemnt en raison de ces difficultés phonétiques, la prédisposition devant être la même (les mécanismes de la dyslexie ne sont pas élucidés).

    Seul le fait que, volontairement ou pas, on le cotoie largement depuis l’enfance (télé, radios, ciné, école, anglicismes nombreux) nous donne une impression de facilité, qui est plutôt de la familiarité.



  • Krokodilo Krokodilo 6 mars 2009 22:58

    Bonjour, oui, c’est toujours instructif et amusant de relire ces déclarations, surtout que je viens de lire un Tom Clancy, "l’Ours et le dragon ", où les Etats-unis sont des défenseurs acharnés de la paix, des pointilleux du droit des prisonniers, ce qui fait sourire après l’irak et Guantanamo ! Mais l’auteur est moins manichéen qu’on le croit, il n’est pas dupe de son président Ryan, modèle d’honnêteté et de droiture qui est arrivé un peu par hasard au pouvoir, et s’est entouré d’une équipe aussi idéaliste que lui. Mais je l’ai lu... en français ! L’outil par lequel le^peu de culture que nous avons en général et nos maigres lumières sur les autres peuples, elles nous viennent de la traduction - sauf à vivre à l’étranger, et encore ne s’agit-il en général que d’un seul pays.



  • Krokodilo Krokodilo 6 mars 2009 22:50

    Jean-Paul,
    "Officiellement d’ou l’article la 2e langue apres la langue maternelle ,c’est l’anglais alors autant la dominer ( plus facile si on l’ apprend tres jeune ) "

    Mais non, ce n’est pas du tout officiel, ni à l’école en France, ni dans l’UE ! C’est bien là l’hypocrisie, on fait dans l’officieux et l’absence de débat démocratique...



  • Krokodilo Krokodilo 6 mars 2009 22:47

    Certes, mais si on choisissait une langue selon le nombre d’interlocuteurs, on choisirait le mandarin !
    Tu répondras probablement qu’on choisit celle qui nous donne le plus d’interlocuteurs répartis dans le monde entier. Mais ce n’est pas si simple : en Amérique du sud (et même du nord) l’espagnol sera plus utile hormis dans les milieux économiques supérieurs, en Russie, ce sera le russe, dans les pays arabes, la langue du pays sauf avec les élites, souvent anglophones, parfois francophones. Finalement, ça dépend surtout des différents besoins, du métier et du lieu où on va l’exercer. Cela pousserait plutôt à différer l’apprentissage intensif d’une langue à l’âge adulte, lorsqu’on sait vraiment de quoi on a besoin, tout en faisant une initiation linguistique large au primaire (programme Evlang, ou l’espéranto en option, of course).
    Et dans cette perspective, apprendre la langue étrangère du pays où on sera en poste expatrié, ou l’anglais dans certaines disciplines scientifiques, l’Eo serait très complémentaires, donnant un outil commun , beaucoup moins exigeant en temps d’étude. Alors qu’on est totalement dans l’optique inverse, tout anglais (quasiment) à l’école, et de plus en plus tôt, de plus en plus intensément, cf. les stages d’été "gratuits" (ce sont les Français qui paient tout ça). Je connais plusieurs personnes qui ont commencé une langue étrangère tard et on acquis un bon niveau. Cette hsitoire d’apprentissage précoce n’a aboutit qu’au tout-anglais, car on croit copier le cas particulier des familles et des enfants bilingues, et des pays à plusieurs langues officielles - qui ont pas mal de difficultés eux aussi...

    J’avais proposé une profonde réforme des langues à l’école sur ces principes, en gros :

    - Au primaire, vrai choix entre anglais, langue régionale ou limitrophe (allemand, catalan, etc), programme Evlang (éveil aux langues diversifié, initiation linguistique) et espéranto : possible dans chaque établissement, à coût constant avec un prof qui tourne sur plusieurs écoles.

    - Au collège, vrai choix également, soit entre les langues disponibles dans l’établissement (ou grâce à un prof tournant), et des cours externes, privés ou associations parentales ou langue de la famille, ce ui valoriserait les langues d el’immigration mieux que du blablabla démagogique. Et l’école garderait la main pour la validation du niveau atteint, et aussi pour un module culturel en rapport avec la langue en question.
    Ce n’est pas une privatisation partielle comme on le fait actuellement avec l’anglais, mais une complémentarité entre les langues que peut proposer l’établissement et d’autres moyens d’apprendre des langues.

    - Au lycée, intensification d’une des langues choisies.

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