• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Krokodilo

Krokodilo

Médecin généraliste à la retraite, je m’intéresse à tous les sujets sur lesquels je n’ai aucune compétence, ce qui me laisse un large champ d’intervention. A l’époque où j’enquêtais sur les OVNI, j’ai percé le grand secret de la zone 51 : les extra-terrestres sont effectivement venus sur Terre, mais ils ont trouvé l’anglais trop difficile et sont repartis. Depuis, je m'intéresse à la question des langues, de la communication internationale et de l’espéranto.

Tableau de bord

  • Premier article le 06/12/2006
  • Modérateur depuis le 09/01/2007
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 294 7044 16957
1 mois 3 59 41
5 jours 0 18 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 293 233 60
1 mois 1 1 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Krokodilo Krokodilo 26 juin 2008 16:13

    Krikri,
    "Je sais, c’etait deja mis en place quand j’y etais. Sauf que j’ai plus souvent vu le cas de l’allemand que de l’anglais, et les parents demandaient de l’anglais. Ca doit dependre des regions, on cherche probablement ce qui fait le plus de mecontents possibles."

    Je crois qu’en Alsace, il y a plus souvent un choix possible, cette région a toujours eu des statuts particuliers en raison de son histoire tourmentée. En outre, France et Allemagne ont des accords bilatéraux pour se soutenir mutuellement en raison du déclin de leurs langues respectives au secondaire. Une preuve de plus qu’en matière de langues, le politique l’emporte sur le libre choix.



    "Pour les langues etrangeres c’est la seule solution. Sinon, pas de langues etrangeres au primaire. Quand les enfants vont en classe de neige, on ne demande pas aux instits qui ont passe leur 1ere etoile de leur apprendre a skier. Pourquoi le fait-on pour les langues ?"

    D’accord pour l’analogie avec le ski. Mais un prof par langue n’est pas la seule solution : le projet Evlang (Eveil aux langues) était largement suffisant pour le primaire, et bien plus facile à mettre en place, car le matériel pédagogique serait fourni, relativement standardisé, et de courtes sessions de formations des instits seraient suffisantes. Autre variante possible : qu’un instit volontaire se spécialise dans cette initiation aux langues et circules sur deux ou trois écoles primaires, de même qu’actuellement, ils font parfois appel à un de leurs collègues pour l’anglais lorsqu’ils ne se sentent pas de le faire, à juste raison.
    Il n’y a aucune raison d’exiger des IUFM qu’ils forment des instits tous capables d’enseigner une langue étrangère comme les profs de langue, alors que les PDE (instits), c’est justement une formation polyvalente, donc par définition de moindre niveau dans chaque discipline. C’est un système absurde qui s’auto-entretient car la majorité valideront l’anglais, tant bien que mal. Ces profs d’initiation aux langues, dans l’idée du programme Evlang, seraient comparables aux instits spécialisés des programmes Rased (réseau d’aide et de soutien aux élèves en difficulté), ou aux Segpa, ou à l’enseignement à distance.

    "Pourquoi auraient-ils moins de motivations pour la langue étrangère que pour les autres matières qui ne sont pas choisies non plus ? La seule explication est que la langue est plus mal enseignée que le reste."

    Tout simplement parce qu’à cet âge-là, ils n’en perçoivent pas autour d’eux l’utilité pratique -sauf cas particuliers familiaux, régions frontalières, expatriés, etc. Alors que le français, ça sert à parler tous les jours, les maths à calculer le prix des courses et des jouets, etc.

    "La competences des natifs...le super-critere qui ne veut rien dire. Le C2 c’est le niveau d’entree en fac, le niveau suffisant pour comprendre (pas a 100% mais suffisamment ) les cours, faire les devoirs, etc. Il y a des natifs qui n’auront jamais ce niveau."

    C’est vrai, un non natif peut parvenir à un niveau bien supérieur à celui d’un français moyen, mais souvent il restera quelques fautes discrètes ou prononciations étranges qui se repèrent assez facilement.
     



  • Krokodilo Krokodilo 26 juin 2008 11:50

    Une preuve parmi des dizaines d’autres que la question des langues à l’école est indissociable de la poltiique, un lamentable article qui s’interroge sur le possible futur rôle de l’anglais comme langue de l’UE. Rappelons aussi que des gens comme Pecresse, Attali et d’autres plaident ouvertement en ce sens :

    http://www.lepetitjournal.com/content/view/28525/1267/

     

    Je dis lamentable parce que cet article expédie l’Eo d’un revers de plume, oubliant que si dans leur sondage, la moitié des gens n’ont même pas entendu parler de l’Eo, c’est bien à cause de l’autocensure des grands médias nationaux sur la question des langues.

    Mais il a le mérite de la franchise, le mérite d’aborder de front la question que les autorités de Bruxelles évitent, lui préférant le déni en répétant sans cesse que l’avenir c’est la maîtrise par chaque Européen de Dieu sait combien de langues ! Un tout récent rapport confirme cette orientation et répète les mêmes conseils, j’en ferai peut-être un petit résumé.



  • Krokodilo Krokodilo 26 juin 2008 11:37

    Wlad,

    question pourrir les discussions, j’ai affaire à un maître en la matière ! Que tu le veuilles ou non, la question des langues à l’école est toujours liée à la position de l’anglais, à la communication entre Européens et même mondiale. c’est un sujet et ce sont des décisions politiques.

    Bien que cet article n’ait pas évoqué l’Eo, je ne vois pas pourquoi je ne le citerais pas dans un message, d’autant plsu que je pense rélelement que la question des soins médicaux aux touristes serait mieux résolue de cette façon qu’avec ces médiocres lexiques de voyage que tout le monde trimballe : business is business.. de toute façon, Doc connaît mon goût pour l’Eo, c’est pas ça qui va lui faire peur !

     



  • Krokodilo Krokodilo 26 juin 2008 11:30

    Krikri,

    en science, il faut partir de l’observation : la méthode logique était donc de commanditer une évaluation (si possible objective, indépendante) du niveau actuel d’un échantillon représentatif de bacheliers dans leur LV1, selon les critères assez précis de cette nouvelle échelle. Et ensuite seulement parler d’objectifs.

     

    Par contre, je partage votre méfiance envers l’apprentissage précoce, surtout spécialisé dans une langue. le primaire est le lieu de la découverte (comme on fait en sport et en musique), pas de la spécialisation dans l’anglais. Je vous renvoie à mon article sur le projet Evlang, initiation linguistique à plusieurs alphabets et plusieurs langues européennes (voire extra UE), qui a malheureusmeent été rejetté au profit de l’anglais imposé sans choix... (sauf exceptions). C’est une décision politique, pas pédagogique.

    Comme la motivation est le facteur clé pour l’apprentissage des langues, je pense comme d’autres qu’on peut très bien choisir et commencer plus tard. le seul point à développer jeune, c’est l’oreille musicale, et pour cela, ce projet Evlang était très adapté au primaire.

    En fait, les milieux pédagogiques subissent une incroyable pression des instances européennes qui ne jurent que par deux langues étrangères précocément, car ils sont toujours dans l’illusion de la méthode miracle qui permettra l’intercompréhension entre Européens... et dans le déni de la question de l’anglais lingua franca officieuse.



  • Krokodilo Krokodilo 26 juin 2008 11:18

    Nicolas,

    amusant cette anecdote vécue, car à mon avis c’est exactement ce qui est en train de se passer avec cette certification en langue au bac et au brevet... A suivre.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv