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Krokodilo

Krokodilo

Médecin généraliste à la retraite, je m’intéresse à tous les sujets sur lesquels je n’ai aucune compétence, ce qui me laisse un large champ d’intervention. A l’époque où j’enquêtais sur les OVNI, j’ai percé le grand secret de la zone 51 : les extra-terrestres sont effectivement venus sur Terre, mais ils ont trouvé l’anglais trop difficile et sont repartis. Depuis, je m'intéresse à la question des langues, de la communication internationale et de l’espéranto.

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  • Premier article le 06/12/2006
  • Modérateur depuis le 09/01/2007
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Derniers commentaires



  • Krokodilo Krokodilo 3 juillet 2008 18:23

    "Non, tu aurais pu te contenter d’un "c’est formidable, on va vers une compréhension mutuelle entre les élèves de diverses nations !".

    C’est un point de vue, et je l’ai exposé. Le droit de défendre une thèse contraire aurait-il disparu ?
    Si un jour les pays anglophones décernent une médaille du mérite aux étrangers ayant bien oeuvré en faveur de l’anglais, tu as tes chances.



  • Krokodilo Krokodilo 3 juillet 2008 18:13

     Marsu,
    Cet article ne traite pas vraiment de la communication dans l’UE, mais du fait que pour les "grandes langues", France et Allemagne, il serait plus profitable de soutenir les étudiants prometteurs dans leur installation et leur apprentissage du français, favoriser leur séjour dans nos labos pendant des années, que de leur organiser des cursus anglophones itinérants à travers toute l’UE, ce qui profite surtout aux "petites langues", même si je n’aime pas ce terme.

    La question de la communication entre Européens et dans les instances de l’UE est tout autre.
    Par ailleurs, chacun est libre d’approuver l’anglais lingua franca, mais il faut le dire clairement et être conscient des implications et des inconvénients éventuels pour nous, car malgré la construction européenne, les pays restent des concurrents. Les enfants des élites libanaises, entre autres nombreux pays anglophones, n’apprendront plus le français si nous ne le défendons pas.

    Je remets le lien (Je crois que celui indiqué est raté) vers la conférence de l’Institut des relations extérieures, conférence même pas bilingue ! Alors que nous sommes une de slangues de travail…

    http://www.ifri.org/frontDispatcher/ifri/manifestations/s_minaire_103363601 6876/publi_P_manif_esp_conf______brux_1212593392402



  • Krokodilo Krokodilo 3 juillet 2008 17:59

    Je n’ai rien contre la langue anglaise, je l’utilise un peu chaque été avec les touristes. Pour le reste, je t’ai déjà répondu cent fois.



  • Krokodilo Krokodilo 3 juillet 2008 17:58

    Wlad,

    "Les étudiants concernés par ce dispositif d’études à l’étranger sont en fac, ils sont donc censés avoir une bonne maîtrise de l’anglais courant."

    Depuis quand l’anglais est-il obligatoire en fac, et dans toutes les disciplines ? Je sais que certains le souhaitent, mais ce n’est pas encore fait.

    "Si Einar-Sven Olafsson, Luigi Mammamia, Jürgen von Klugelstroff ou Raymond Duchêne publie un article en anglais pour présenter ses travaux, qu’est-ce que ça change ?"
    Croire que l’omniprésence de l’anglais dans les grandes revues (sauf en maths, physique et juridique, je crois) et dans les conférences ne pèse pas dans la balance en faveur des anglophones est assez naïf. Déjà, les conférenciers non natifs parlent moins souvent et moins longtemps que les autres. De plus tout ce qui est publié dans une autre langue que l’anglais est méprisé, négligé, même lorsque c’est valable, et compte pour du beurre dans le CV et la réputation des scientifiques.

    "Qui partent dans quelle poche ? Celle de George ?"

    Combien de journalistes anglophones natifs à French 24 ? Et l’influence indirecte, le signal au monde entier qu’il vaut mieux apprendre l’anglais que le français ?

    "Encore une fois, où part cet argent ? Dans la poche des profs anglo-saxons qui vivent en Sardaigne et dépensent donc leur thune au supermarché du coin  ?"

    Parce que tu penses que c’est le cafetier du coin, ou le guide local qui va enseigner l’anglais ? Ou que les assistants qu’on fait venir en France pour enseigner l’anglais, sont bénévoles ?
    Et la masse de bouquins, manuels, instituts de langue, destinés à l’enseignement de l’anglais, ils ont été créés et sont tenus par des Inuits, ou des Brésiliens, des Libanais, des Chinois peut-être ?



  • Krokodilo Krokodilo 3 juillet 2008 17:41

    Marsu,
    Etant donné que la thèse même de l’article, c’est que ce processus de Bologne favorise l’anglicisation de l’enseignement supérieur, un passage anti-hégémonie de l’anglais me paraît difficile à éviter ! Et je ne crois pas avoir mentionné une seule fois l’Eo dans cet article.

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