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Krokodilo

Krokodilo

Médecin généraliste à la retraite, je m’intéresse à tous les sujets sur lesquels je n’ai aucune compétence, ce qui me laisse un large champ d’intervention. A l’époque où j’enquêtais sur les OVNI, j’ai percé le grand secret de la zone 51 : les extra-terrestres sont effectivement venus sur Terre, mais ils ont trouvé l’anglais trop difficile et sont repartis. Depuis, je m'intéresse à la question des langues, de la communication internationale et de l’espéranto.

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  • Premier article le 06/12/2006
  • Modérateur depuis le 09/01/2007
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Derniers commentaires



  • Krokodilo Krokodilo 21 février 2008 10:22

    Je ne vois pas en quoi faire sa scolarité dans une langue jusqu’à 9 ans, et poursuivre tant bien que mal dans une autre est un avantage. Je maintiens que si les choses étaients si simples, la question des langues régionales en France n’existerait pas, on jonglerait allègrement d’une langue à l’autre. Ce plurilinguisme extrême de quelques pays africains peut aussi être une source de grandes difficultés dans l’enseignement. A ce sujet, un intéressant article d’un membre de l’Unesco, qui évoque comme vous quelques pays africains :

     

    http://www.aulaintercultural.org/article.php3?id_article=372

     

    Que de nombreux groupes sociaux aient leur dialecte, des argots, ou des niveaux de langage différents, ne nous est pas inconnu, mais le besoin d’être unis par une langue plus codifiée est partout une évidence, ne serait-ce que pour la transmission des connaissances, l’archivage, les traductions, le dialogue interculturel, les échanges scientifiques mondiaux, etc. Des langues incertaines, que chaque groupe social adpate, peuvent être utiles au quotidien, mais ne peuvent remplir ces fonctions.



  • Krokodilo Krokodilo 20 février 2008 15:49

    Séparer l’oral de l’écirt, ça passe encore pour des usages courants, mais par exemple pour la traduction, il faut un outil fiable et précis, et pour cela, il faut tout de même un code assez fixé. La question de l’orthographe est différente, bon nombre d’aberrations du français pourraient etre supprimées sans affecter le sens et la compréhension, et personnellement, j’aime beaucoup les septante, octante, et nonante de nos voisins, mais il n’en reste pas moins qu’un sabir international ne serait pas fiable comme langue-pont, ça permettrait juste de se démerder, et de plus ce serait difficile à enseigner. A l’inverse, l’Espéranto est très facile à enseigner.



  • Krokodilo Krokodilo 20 février 2008 15:43

    C’est l’inverse : en Europe, la plupart des gens sont polyglottes, à des degrés divers de maîtrise. Chacun a des notions de langue régionale, de langue du pays voisin, de langue des origines familiales, de besoin professionnel (anglais souvent) ou parce qu’on habite à l’étranger.

    Il faut cesser de se culpabiliser et de penser que les autres sont plus intelligents, plus doués en langue, etc. , ce problème est le même partout.



  • Krokodilo Krokodilo 20 février 2008 15:37

    Babalas,

    Si vous êtes linguiste, vous êtes étranger, et si vous êtes francophone, je ne crois pas que vous soyez linguiste, car au-delà des fautes d’orthographe – l’usage veut qu’on ne les relève pas, puisque pratiquement tout le monde en fait -, vous commettez des contresens : assomptions au lieu d’assertions. Mais quelle importance, je prétends bien avoir eu l’idée d’une réforme globale de l’enseignement des langues alors que je ne suis pas dans le milieu, ni bon polyglotte !

     

    Selon vous, le plurilinguisme jusqu’à 10 ou 12 langues est facile, et monnaie courante dans quelque lieu lointain : autrefois, c’était la Suisse et la Belgique qu’on nous citait en exemple de plurilinguisme harmonieux, mais depuis que la réalité (dissensions, faible maîtrise des autres langues, tentations de l’anglais comme langue commune, etc) est mieux connue grâce aux médias télés et Internet, ce sont maintenant l’Afrique sub-saharienne et la lointaine Inde et ses milliers de langues qui sont l’exemple du paradis linguistique... Tout ça ne tient pas debout ; si c’était si facile, il n’y aurait en France aucun problème avec les langues régionales, chacun jonglerait à l’aise entre diverses langues, les cours se feraient indifféremment en français ou en langue régionale. Or, la réalité est tout autre : apprendre une langue étrangère à un bon niveau est un travail énorme, qui demande des années d’immersion ainsi qu’une bonne motivation.

     

    Sur l’espéranto, ce n’est pas un exercice de création linguistique, mais une réalité depuis 120 ans. L’artificialité est à peine plus grande que pour le français, puisqu’il n’y a pas un radical qui ne soit issu du fonds commun de l’humanité. Si le vocabulaire est effectivement indo-européen, la grammaire régulière, isolante et agglutinante est entre autres celle du chinois. En outre, les hasards de l’histoire ont fait que c’est le vocabulaire indo-européen qui a massivement essaimé sur la planète : le japonais a pris des milliers de mots à l’anglais, plus ou moins déformés. Télévision et docteur ont été adaptés dans plein de langues (cf. le film Daktari, avec Jonh Wayne, en Afrique).

     

    Certes, une langue internationale qui prendrait en compte toutes sortes d’alphabets, idéogrammes compris, et plusieurs dizaines de langues, tout en étant facile (sinon quel intérêt ?) et attirante (ayant des aspects familiers) serait une aubaine et une merveille, mais aucun génie linguistique ne s’est à ce jour porté candidat à un tel travail d’Hercule de la pensée. Autant dire que ce n’est pas pour demain, si tant est que cela soit possible. Il faut faire avec ce que l’on a sous la main, de même qu’on ira pas sur Mars grâce à la téléportation.



  • Krokodilo Krokodilo 20 février 2008 15:13

    RL,

    C’est vrai qu’en s’enfonçant dans le tout-anglais alors que diverses langues montent en puissance ou refusent de plier, on est en train de refaire une sorte de ligne Maginot linguistique, et on sait ce que ça a donné...

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