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lambertine

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  • lambertine 31 mai 2007 09:18

    Mais là où il a été jugé, Cantat était un illustre inconnu.



  • lambertine 31 mai 2007 09:12

    Que savez-vous de moi pour me parler ainsi ? Je n’ai pas perdu d’enfant adulte. A part ça, j’ai plus de points communs avec Madame Nadine Trintignant et son époux que vous le supposez. C’est peut-être pour ça que son attitude m’a choquée. Et pas seulement son attitude après le meurtre. Je parle d’interviews qui datent de bien plus tôt, où elle parle de la mort subite de sa fille Pauline et de ce que j’appellerai le surinvestissement affectif sur son aînée qui en a résulté. Son époux l’a d’ailleurs rappelé après la mort de « Marie ». Comment une enfant de douze ans peut-elle se construire alors que ses parents ne se basent plus que sur elle pour continuer à vivre ?

    Et dans ses déclarations et son attitude publique après la lort de sa fille aînée, je n’ai pas vu de « rappel de bons souvenirs d’enfance » (que je serais loin de juger négativement) mais plutôt la réduction de sa fille à un enfant. Comme si elle était restée la petite fille qu’elle était trente ans plus tôt. C’était, je trouve, assez effrayant, et, oui, encore une fois ça m’a choquée. Choquée n’est peut-être pas le mot. Plutôt « mise profondément mal à l’aise ». Cette femme avait dû être le pivot d’une famille alors qu’elle n’était qu’une enfant, et elle ne restait que cette enfant alors qu’elle était adulte. Comme si ses parents étaient restés « bloqués » en 1975 (d’où, selon moi, son instabilité affective, ses compagnons successifs n’étant que des pièces rapportées au clan qui demeurait la cellule essentielle).

    Et pardonnez-moi de ne pas trouver de mots pour compatir à votre douleur de mère désenfantée.



  • lambertine 30 mai 2007 20:16

    « vous êtes vous demandé, pourquoi les femmes ne battaient ou ne violaient qu’exceptionnellement ? »

    Ce que j’ai dit sur les hommes battus et les mères maltraitantes, c’est une réponse à cette phrase qui vient de vous. Non, les femmes violentes ne sont pas « exceptionnelles ». Inutile de ressortir des rapports et des enquêtes pour essayer de prouver le contraire. Fréquentez les hôpitaux, les foyers pour enfants battus ou les tribunaux, et vous vous en rendrez compte.

    Et, non, l’humanité ne consiste pas à idéaliser la victime, à ne voir que les « bons moments passés ensemble ». Accessoirement, je ne vois pas Marie Trintignant « mauvaise », mais si par faux respect et vraie hypocrisie je ne peux pas la qualifier d’instable, alors je me damande quelle est votre notion du respect. Je préfère, moi, la respecter à travers ce que je sais d’elle, que je l’approuve ou non, que je l’admire ou non. J’admire certaines choses en elle, j’en réprouve d’autres. Mais je ne la vois certainement pas à travers son « statut de victime », d’ « emblême de la violence conjugale ». Sa vie est celle d’une femme et d’une actrice, avec ses qualités et ses défauts, et ses défauts sont autant « elle » que ses qualités. Ce que je dit pour elle vaut pout toutes les victimes. Et pour leurs familles.

    Quant à m’identifier à elle, pourquoi et, d’ailleurs, de quel droit ? Qu’est-ce que c’est que cette manie de s’identifier ou aux stars, ou aux victimes (et là, bardaf, elle est les deux !) ? C’est peut-être votre vision de l’ « humanité », mais honnêtement, c’est une vision qui n’aide personne.



  • lambertine 30 mai 2007 15:52

    Et où ai-je parlé de « droit à agresser » ?

    A moins que je doive comprendre que pour bien des internautes présents, les personnes qui manquent de prudence n’ont que ce qu’elles méritent quand elles se retrouvent six pieds sous terre ?



  • lambertine 30 mai 2007 15:10

    On a parlé de victimologie, j’ai répondu sur la victimologie. Parce qu’à mon sens, la prévention passe aussi par l’étude des victimes et de leurs comportements. Etude sociologique ne veut pas dire condamnation, coresponsabilité ou que ou qu’est-ce. Mais à la question : pourquoi est-ce précisément arrivé à cette personne, on peut tenter de trouver des réponses, et par là peut-être un début de solution qui peut passer, au niveau individuel, par des règles de prudence. L’auto-stop nocturne n’était qu’un exemple parmi d’autres. Peut-être pas si innocent, je le reconnais, parce que j’ai rarement vu, à la fois une telle idéalisation des victimes et de leurs familles, et un tel déferlement de justice en chambre, ou plutôt sur clavier.

    Quant à mettre Marie entre guillemets : la plupart des intervenants appellent Mme Trintignant « Marie » comme une intime ou un enfant. Comme je n’aime pas ça, vu que, non seulement je ne la connaissais pas personnellement, mais qu’elle n’était plus une petite fille, j’ai mis son prénom entre guillemets dans une phrase où « Marie » s’imposait. Est-ce assez clair ?

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