En vous lisant, vous n’avez qu’un maître mot : la démocratie. Vous faites comme s’il y avait un consensus universel autour de vous sur la signification de ce terme démocratie. Au fond, c’est quoi donc la démocratie ! Apparemment pour vous, la démocratie c’est le pouvoir des médias privés, le pouvoir des collectivités privées, bref, le « bolchévisme » des propriétaires privés. Vous lancez l’accusation combien terrifiante de « bolchévisme » à l’encontre de Hugo Chavez. On comprend qu’en fait, vous êtes partisan du « bolchévisme » des médias privés, partisan du « bolchévisme » des collectivités privées, partisan du « bolchévisme » des propriétaires particuliers des moyens de subsistance de la société. C’est pourtant tout le contraire qu’inspire le nom « spartacus » que vous vous êtes donné.
Vous vous alarmez sur les violences inouïes que le régime « Démocratique multiracial » d’Afrique du Sud fait s’abattre sur les populations noires, les autochtones de ce pays. C’est une bonne chose.
Mais vous évitez de poser le problème en termes de Blancs et Noirs. Cette mentalité de conciliateur vous amène comme un perroquet à débiter des contradictions.
Par exemple, vous assénez que « Peu de choses ont changé depuis la fin de l’apartheid ». Pourquoi affirmer avec aplomb la fin de l’apartheid, peu de choses ayant changé, si ce n’est répéter la propagande officielle comme un perroquet ? Donc, peu de choses ayant changé, l’apartheid continue en Afrique du Sud pour l’essentiel. L’apartheid est la caractéristique essentielle du régime « démocratique multiracial » d’Afrique du Sud.
Vous assénez encore : « L’apartheid n’est plus racial, mais économique et social ». Comme l’apartheid continue en Afrique du Sud pour l’essentiel, cet apartheid ne peut-être que racial avant tout. La promotion des Noirs aux postes de l’Etat n’y change pas grand chose, sinon rien du tout. Le régime d’apartheid a toujours utilisé des zélateurs Noirs aborigènes pour combattre les révoltes des populations noires aborigènes. Nelson Rolihlahla Mandela estla figure la plus marquante de ces zélateurs en tant que chef de la fraction collaborationniste de l’ANC, vitrine noire de l’apartheid placée au pouvoir par l’apartheid.
En effet, Nelson Rolihlahla Mandéla, militant de toujours de l’Internationale socialiste, autre visage de l’impérialisme, s’est toujours opposé à la République Noire Indépendante d’Afrique du Sudprônée par la fraction communiste de l’ANC, préférant la République Démocratique Multiraciale d’Afrique du Sud acceptée par l’apartheid. Dans le cadre de cette opposition idéologique et politique, la fraction collaborationniste de l’ANC a aidé l’apartheid à assassiner physiquement les chefs et militants du Parti Communiste Sud Africain. C’est de cette façon que le Parti Communiste Sud Africain a été démantelé et que la fraction collaborationniste de l’ANC a été récompensée par l’apartheid en accédant à une partie du pouvoir d’Etat dans le cadre de la « République démocratique multiraciale » d’Afrique du Sud, nouvelle appellation du régime de l’apartheid.
Vous avez jugé que « cet article très long et très dense mérite une lecture attentive ».
Très long, sûrement ! C’est presqu’un livre ! Surtout ennuyeux !
Mais dense ? Non, pas du tout ! Car, le message véhiculé est très simple et très léger. Ce n’est que de l’anticommunisme primaire s’alimentant à la source de tous les amalgames et mensonges de la propagande antisoviétique traditionnelle, cette « grande machine à décerveler », pour reprendre l’expression d’un autre article recommandé par Bovinus à propos d’INTERNET.
Cet article de Bovinus mérite t-il une lecture attentive ? Evidemment NON ! Le titre complètement débile à lui tout seul est dissuasif, sauf sans doute pour les adeptes du trotskisme et plus généralement de l’anarchisme (ou libertarisme), ces grandes machines à débiter des mensonges antisoviétiques. L’article de Bovinus n’est qu’un « gigantesque bazar international » de mensonges anticommunistes, antisoviétiques. « Gigantesque bazar international » est une autre expression employée dans l’article recommandé par Bovinus pour décrire INTERNET.
On s’aperçoit que Bovinus fait sienne, et applique à son ennemi le communisme, la tactique de guerre qu’évoque l’article sur Internet qu’il recommande, à savoir « Le stratagème des chaines ».
En effet, l’article recommandé par Bovinus explique que « Le stratagème des chaînes ... est le trente-cinquième et avant-dernier stratagème du Livre des Trente-Six stratagèmes, traité antique et secret de stratégie chinois ». Et que dit-il, ce trente-cinquième et dernier stratagème du LIVRE DES TRENTE-SIX STRATAGÈMES ? Eh bien, selon l’article recommandé par Bovinus, ce stratagème, le voici :
« »La Guerre repose sur le mensonge« ».
Dans leur guerre anticommuniste, Bovinus, les trotskistes, les anarchistes et le capital qu’ils défendent n’y vont pas par quatre chemins et ne s’embarrassent pas de prendre les gants. Leur procédé simple et efficace est le MENSONGE.
Ce n’est pas tous les jours que les médias parlent de la situation
politique, économique et sociale du Tchad, surtout la pauvreté et la misère des
populations de ce pays comme d’ailleurs de tous les pays de la Françafrique. Votre
article est donc intéressant de ce point de vue.
Il est cependant regrettable que votre article ne relate que la confrontation à huis-clos entre l’Etat
tchadien et ses agents. Vous faites comme si le Tchad est un pays indépendant.
Ce qui est très loin de la réalité. Le Tchad est un pays culturellement, économiquement, financièrement, politiquement et militairement dépendant de la France. C’est un
pays de la Françafrique,
un pays africain soumis à la
France, en fait une colonie de la France malgré les attributs externes de l’indépendance comme le sont la Centrafrique, le
Gabon, le Congo Brazzaville, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Togo, le
Burkina-Faso, et j’en passe. Votre article ne fait pas ressortir cette situation du Tchad en tant que pays colonial dépendant de l’impérialisme français.
Donc,
Idriss Déby Itno est l’un des représentants aborigènes de la Françafrique. Placé
au Pouvoir au Tchad et soutenu à bout de bras par ses maîtres coloniaux
français, ce personnage, comme tous ses compères françafricains, ne peut tenir
que le langage et les positions que lui dictent ses maîtres français. C’est le
même langage et les mêmes positions que tiennent ses maîtres aux masses
laborieuses de la métropole, en France. Idriss Déby est un serviteur de la France. Il ne fait que
répercuter les ordres qui viennent de la France. Il n’a aucune autonomie de décision.
C’est un esclave volontaire de la France. Voilà pourquoi le mouvement de
revendication des travailleurs agents de l’Etat du Tchad, pour être crédible et
avoir quelque chance de grignoter quelques miettes, doit, par dessus Idris Déby
et sa clique, viser aussi les intérêts français et européens au Tchad et
s’adresser à la France
et aux occidentaux, en mettant aussi en avant les intérêts de l’ensemble des
masses laborieuses tchadiennes et africaines, dans l’esprit du panafricanisme
révolutionnaire.
Votre bonne foi n’est pas mise en cause et votre ironie est tout à fait compréhensible et admissible. Il faut bien sûr, comme vous le faites si courageusement, continuer de rapporter à la face du monde les évènements dramatiques et la situation épouvantable, pain quotidien des populations noires d’Afrique du Sud. Votre contribution à la lutte de libération nationale du peuple noir Sud Africain est bien appréciable. Cependant, il faut surtout s’attacher à arracher le masque de la « démocratie multiraciale » de la « Republic of South Africa » et dévoiler son vrai visage, celui de l’apartheid pérennisant la domination blanche en Afrique du Sud en particulier et sur le continent noir en général.