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mahsomeh raouf

mahsomeh raouf

ancienne prisonnière politique, dont le frère a été exécuté lors du massacre des prisonniers politiques iraniens en 1988. Engagée dans la « Campagne du mouvement pour la justice en faveur des victimes du massacre de 1988 », elle se bat aujourd'hui pour faire traduire en justice les auteurs de ce « crime contre l'humanité resté impuni ». 

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  • Premier article le 14/10/2017
  • Modérateur depuis le 09/12/2017
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Derniers commentaires



  • mahsomeh raouf mahsomeh raouf 11 août 17:03

    @Dom66

    je veux un Iran libre et démocratique. on n’ai pas besoin d’intervention de USA. c’est le peuple iranien qui vas dégager les Mollahs


  • mahsomeh raouf mahsomeh raouf 10 août 14:33

    @kader @Dom66

    Je suis une ancienne détenue politique et sœur d’une victime du massacre des prisonniers politiques de l’été 1988 en Iran. J’ai été arrêtée en septembre 81 et condamnée à 20 ans de prison en 10 minutes dans un simulacre de procès. Mais au bout de 8 mois j’ai réussi à m’échapper.

    Quand les pasdaran ont compris mon évasion,toutes les filles de la cellule ont été torturées et transférées dans diverses prisons.  Beaucoup d’entre elles   ont été exécutées dans le massacre de 88. 

    Le régime s’est aussi vengé sur ma famille.Il a arrêté ma mère qui avait un cancer. Elle est décédée peu après sa libération.

    Mon frère cadet Ahmad Raouf-Bachari-Doust qui avait été arrêté avant ma fuite a été accusé de complicité dans mon évasion, et de nouveau a été interrogé et torturé.

    Mon petit frère Ahmad n’avait que 16 ans, quand il a été arrêté chez nous dans un raid des gardiens de la révolution . Ce n’était pas la première fois. Déjà entre 80 et 81, il avait été pris et torturé plusieurs fois pour avoir participé à des meetings des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), l’opposition démocratique aux mollahs. 

    A la fin de 82, après plusieurs séries d’interrogatoires et de torture, Ahmad a été condamné à 5 ans de prison à Racht.

    Le 12 mars 83, les pasdarans ont incendié cette prison et ont ouvert le feu sur les prisonniers politiques qui tentaient d’échapper aux flammes.

    7 prisonniers des Moudjahidine du peuple ont péri dans l’incendie. Mon frère qui avait perdu connaissance a été sauvé par un prisonnier.

    Mais quelques mois plus tard, en juin 83, le procureur de Racht, incapable de briser la résistance dans la prison, a décidé d’exiler quarante prisonniers dont mon frère. Il a été transféré à Evine à Téhéran, puis à Gohardacht à Karaj. Je me souviens qu’en 84, j’ai reçu une lettre de ma famille qui disait :  « j’ai enfin réussi à obtenir une petite visite. Ahmad portait des traces de tortures et de coups. Il m’a raconté très vite ce qui s’était passé  et comment ils l’avaient torturé pendant le mois de ramadan alors qu’il jeûnait. Ahmad m’a demandé de rapporter leur grève héroïque à l’organisation des Moudjahidine. »

    Ils avaient fait une grève de la faim pour protester contre les conditions inhumaines en prison  et la sauvagerie du régime.

    En mars 88, pour la première fois, j’ai reçu une lettre d’Ahmad. Il avait écrit :

    « si je voulais te raconter tout ce que j’ai vécu durant ces années, je pourrais écrire des volumes. Laissons donc le récit de ce voyage forcé et de ces douleurs endurées à un autre moment. » 

    Ahmad avait été libéré et cherchait à quitter le pays pour rejoindre la résistance. Mais à mi-chemin, il a de nouveau été arrêté et torturé.

    J’attendais son arrivée. Des jours d’attente qui n’en finissaient pas.

    Quand j’ai lu les nouvelles sur le massacre, j’ai décidé d’appeler mon père. Et mon père est allé de prison en prison à la recherche d’Ahmad. Mais il n’a rien trouvé, ni nom, ni trace, ni tombe. 

    Ahmad avait été pendu comme les 30.000 prisonniers politiques exécutés sur ordre de Khomeiny dans ce massacre.

    En 91, les agents du renseignement ont dit à mon père qu’ils l’avaient exécuté dans la prison d’Oroumieh,   dans le nord-ouest de l’Iran, mais ils n’ont pas dit où il était enterré. 

    En tant que victime de ce régime, au nom du sang versé des innocents, je veux que justice soit faite. Il faut briser le silence sur ce massacre



  • mahsomeh raouf mahsomeh raouf 16 juillet 15:09

    @Dom66

    Nous volons  un Iran  libre et démocratique. ci-joint   

    Programme en 10 points de Maryam Radjavi pour l’Iran de demain

    1. De notre point de vue, le bulletin de vote est le seul critère de légitimité. C’est pourquoi nous recherchons une république fondée sur le suffrage universel.

    2. Nous voulons un système pluraliste, la liberté de parti et d’assemblée. Dans l’Iran de demain, nous respecterons toutes les libertés individuelles. L’expression des opinions, de la parole et de la presse sera totalement libre, et toute forme de censure et d’inquisition interdite.

    3. Dans l’Iran libre de demain, nous soutiendrons et nous nous engagerons pour l’abolition de la peine de mort.
     
    4. La Résistance iranienne est engagée dans la séparation de la Religion et de l’Etat. Toute forme de discrimination contre les adeptes de toutes les religions et de tous les cultes sera interdite.

    5. Nous croyons dans l’égalité totale entre les femmes et les hommes dans le domaine politique, économique et social. Nous sommes aussi engagés dans la participation égale des femmes à la direction politique. Toute forme de discrimination contre les femmes sera abolie. Elles auront le droit de choisir librement leurs vêtements.

    6. Nous voulons un système légal moderne fondé sur les principes de la présomption d’innocence, du droit à la défense et du droit d’être jugé dans un tribunal public. Nous voulons également une indépendance totale des juges. Les châtiments cruels et dégradants n’auront pas de place en Iran.

    7. Nous sommes engagés vis-à-vis de la Déclaration universelle des droits de l’homme, desconventions et des pactes internationaux, notamment la convention internationale sur les droits politiques et civils, la Convention contre la torture et la Convention sur l’élimination de toute forme de discrimination contre les femmes.

    8. Nous reconnaissons la propriété privée, les investissements privés et l’économie de marché. 

    9. Notre politique étrangère sera fondée sur une coexistence pacifique, la paix et la coopération internationale et régionale, ainsi que sur le respect de la Charte des Nations Unies. Nous établirons des relations avec tous les pays.

    10.Nous voulons que l’Iran libre de demain soit dénué de toute arme nucléaire et arme de destruction massive.



  • mahsomeh raouf mahsomeh raouf 26 octobre 2017 11:30

    bourrak -


     oui. A la fin du mois de juillet 1988, l’ancien Guide suprême du régime iranien, Ruhollah Khomeini, a émis un décret (fatwa) d’exécution des détenus politiques. Malgré la censure générale et l’isolement de toutes les prisons, des informations en ont filtré hors d’Iran.  Des centaines d’exécutions avaient lieu chaque jour.

    En août2016 la diffusion sur les réseaux sociaux d’une bande audio bouleversante de la rencontre, le 15 août 1988, entre Montazeri, le dauphin déchu de Khomeiny, et des membres de la « commission de la mort », lève le voile sur l’ampleur du massacre des prisonniers politiques en Iran.

    L’ayatollah Montazeri interpelle les responsables chargés de ce génocide : « Le plus grand crime commis sous le règne de la République islamique, pour laquelle l’histoire nous condamnera, a été commis par vous. Vos (noms) seront gravés dans les annales de l’histoire comme des criminels. »



  • mahsomeh raouf mahsomeh raouf 15 octobre 2017 15:59

    ce ci est écrite par une lecteur qui n’ai pas compte sur le site pour mettre de commentaire







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