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mahsomeh raouf

mahsomeh raouf

ancienne prisonnière politique, dont le frère a été exécuté lors du massacre des prisonniers politiques iraniens en 1988.

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  • Premier article le 14/10/2017
  • Modérateur depuis le 09/12/2017
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Derniers commentaires



  • mahsomeh raouf mahsomeh raouf 11 août 17:03

    @Dom66

    je veux un Iran libre et démocratique. on n’ai pas besoin d’intervention de USA. c’est le peuple iranien qui vas dégager les Mollahs


  • mahsomeh raouf mahsomeh raouf 10 août 16:43

    @Ouallonsnous ?

    Renseignez vous. Je suis une personne vraie. Je suis prête à témoigner devant toutes les instances juridiques et internationales.

    lettre à Haut-Commissaire des Nations unies
    Monsieur Zeid Ra’ad Al-Hussein
    Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme
    Je vous écris en tant que réfugiée politique iranienne résidant en France. Je suis une ancienne détenue politique et membre d’unefamille de victimes du massacre des prisonniers politiques de l’été 1988 en Iran.
    J’ai été arrêtée en septembre 1981 et condamnée à 20 ans de prison dans un simulacre de procès de 10 minutes. 
    Mon frère cadet Ahmad Raouf Bachari-doust n’avait que 16 ans, en 1982, quand il a été arrêté chez nous, dans un raid des gardiens de la révolution, pour avoir participé à des meetings des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI).
    Vers la fin de 1982, après plusieurs séries d’interrogatoires et de tortures, il a été condamné à 5 ans de prison et incarcéré à la prison de Racht puis d’Evine à Téhéran et Gohardacht dans la ville de Karadj.En mars 1988, pour la première fois, jai reçu une lettre d’Ahmad. Il avait été libéré après presque six ans de prison et cherchait à quitter le pays pour me rejoindre à l’étranger.

    Quelques mois plus tard, il a quitté la ville de Racht, mais il est tombé dans un piège des services de renseignement du régime. Il a de nouveau été arrêté et emmené sous la torture. Ahmad a été pendu sur ordre de Khomeiny comme plus de 30.000 prisonniers politiques exécutés dans le massacre de l’été 1988.
    En 1991, les agents des services de renseignement ont dit à mon père qu’ils l’avaient exécuté dans la prison d’Oroumieh, dans le nord-ouest de l’Iran, mais ils n’ont pas révélé où ils l’avaient enterré.
    Monsieur Haut-Commissaire,
    En 1988 après six ans d’attente, alors que j’avais l’espoir de revoir mon cher frère, j’ai reçu la nouvelle de son exécution. Vous pouvez imaginer mon immense peine, qui n’a jamais cessé au bout de 29 ans. C’est une plaie ouverte qui saigne encore. Après 29 ans, nous n’avons pas pu faire notre deuil, car les bourreaux n’ont ni remis la dépouille de mon frère à ma famille, ni informé où il était enterré. Après 29 ans, la justice n’est pas été rendue et les criminels sont encore aux pouvoir en Iran.
    Cela fait 29 ans que mon père cherche la tombe de son fils, comme les parents de 30.000 autres victimes de ce crime contre l’humanité commis par les mollahs en Iran sur ordre de Khomeiny durant l’été 1988. 
    Eté 2016, la diffusion sur les réseaux sociaux d’une bande audio bouleversante de la rencontre, le 15 août 1988, entre Montazeri, le dauphin déchu de Khomeiny, et des membres de la « commission de la mort », a levé le voile sur l’ampleur du massacre de 1988 en Iran.
    L’ayatollah Montazeri interpelle les responsables chargés du génocide : « Le plus grand crime commis sous la République islamique, pour laquelle l’histoire nous condamnera, a été commis par vous. Vos (noms) seront gravés dans les annales de l’histoire comme des criminels. »
    Le moment n’est-il pas venu de mettre fin à la machine de la mort et des exécutions en Iran ? En tant que victime du régime des mollahs au nom du sang versé innocent, je vous demande d’agir dans la fonction qui est la vôtre. Nous voulons que justice soit faite. Vous pouvez, à la session actuelle de l’Assemblée générale de l’ONU briser le silence sur ce massacre de l’été 1988 en Iran et le condamner avec force dans votre intervention à la tribune, tout en demandant l’ouverture d’une enquête.
    Il est également nécessaire de condamner ce massacre dans la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU. Les Nations Unies doivent prendre les dispositions politiques et juridiques nécessaires en ce qui concerne les poursuites internationales des dirigeants du régime pour ce crime contre l’humanité.
    Je suis prête à témoigner devant toutes les instances juridiques et internationales.
    Avec mes remerciements, je vous prie d’agréer mes salutations respectueuses.
    Mahsomeh Raouf


  • mahsomeh raouf mahsomeh raouf 10 août 14:33

    @kader @Dom66

    Je suis une ancienne détenue politique et sœur d’une victime du massacre des prisonniers politiques de l’été 1988 en Iran. J’ai été arrêtée en septembre 81 et condamnée à 20 ans de prison en 10 minutes dans un simulacre de procès. Mais au bout de 8 mois j’ai réussi à m’échapper.

    Quand les pasdaran ont compris mon évasion,toutes les filles de la cellule ont été torturées et transférées dans diverses prisons.  Beaucoup d’entre elles   ont été exécutées dans le massacre de 88. 

    Le régime s’est aussi vengé sur ma famille.Il a arrêté ma mère qui avait un cancer. Elle est décédée peu après sa libération.

    Mon frère cadet Ahmad Raouf-Bachari-Doust qui avait été arrêté avant ma fuite a été accusé de complicité dans mon évasion, et de nouveau a été interrogé et torturé.

    Mon petit frère Ahmad n’avait que 16 ans, quand il a été arrêté chez nous dans un raid des gardiens de la révolution . Ce n’était pas la première fois. Déjà entre 80 et 81, il avait été pris et torturé plusieurs fois pour avoir participé à des meetings des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), l’opposition démocratique aux mollahs. 

    A la fin de 82, après plusieurs séries d’interrogatoires et de torture, Ahmad a été condamné à 5 ans de prison à Racht.

    Le 12 mars 83, les pasdarans ont incendié cette prison et ont ouvert le feu sur les prisonniers politiques qui tentaient d’échapper aux flammes.

    7 prisonniers des Moudjahidine du peuple ont péri dans l’incendie. Mon frère qui avait perdu connaissance a été sauvé par un prisonnier.

    Mais quelques mois plus tard, en juin 83, le procureur de Racht, incapable de briser la résistance dans la prison, a décidé d’exiler quarante prisonniers dont mon frère. Il a été transféré à Evine à Téhéran, puis à Gohardacht à Karaj. Je me souviens qu’en 84, j’ai reçu une lettre de ma famille qui disait :  « j’ai enfin réussi à obtenir une petite visite. Ahmad portait des traces de tortures et de coups. Il m’a raconté très vite ce qui s’était passé  et comment ils l’avaient torturé pendant le mois de ramadan alors qu’il jeûnait. Ahmad m’a demandé de rapporter leur grève héroïque à l’organisation des Moudjahidine. »

    Ils avaient fait une grève de la faim pour protester contre les conditions inhumaines en prison  et la sauvagerie du régime.

    En mars 88, pour la première fois, j’ai reçu une lettre d’Ahmad. Il avait écrit :

    « si je voulais te raconter tout ce que j’ai vécu durant ces années, je pourrais écrire des volumes. Laissons donc le récit de ce voyage forcé et de ces douleurs endurées à un autre moment. » 

    Ahmad avait été libéré et cherchait à quitter le pays pour rejoindre la résistance. Mais à mi-chemin, il a de nouveau été arrêté et torturé.

    J’attendais son arrivée. Des jours d’attente qui n’en finissaient pas.

    Quand j’ai lu les nouvelles sur le massacre, j’ai décidé d’appeler mon père. Et mon père est allé de prison en prison à la recherche d’Ahmad. Mais il n’a rien trouvé, ni nom, ni trace, ni tombe. 

    Ahmad avait été pendu comme les 30.000 prisonniers politiques exécutés sur ordre de Khomeiny dans ce massacre.

    En 91, les agents du renseignement ont dit à mon père qu’ils l’avaient exécuté dans la prison d’Oroumieh,   dans le nord-ouest de l’Iran, mais ils n’ont pas dit où il était enterré. 

    En tant que victime de ce régime, au nom du sang versé des innocents, je veux que justice soit faite. Il faut briser le silence sur ce massacre



  • mahsomeh raouf mahsomeh raouf 16 juillet 15:09

    @Dom66

    Nous volons  un Iran  libre et démocratique. ci-joint   

    Programme en 10 points de Maryam Radjavi pour l’Iran de demain

    1. De notre point de vue, le bulletin de vote est le seul critère de légitimité. C’est pourquoi nous recherchons une république fondée sur le suffrage universel.

    2. Nous voulons un système pluraliste, la liberté de parti et d’assemblée. Dans l’Iran de demain, nous respecterons toutes les libertés individuelles. L’expression des opinions, de la parole et de la presse sera totalement libre, et toute forme de censure et d’inquisition interdite.

    3. Dans l’Iran libre de demain, nous soutiendrons et nous nous engagerons pour l’abolition de la peine de mort.
     
    4. La Résistance iranienne est engagée dans la séparation de la Religion et de l’Etat. Toute forme de discrimination contre les adeptes de toutes les religions et de tous les cultes sera interdite.

    5. Nous croyons dans l’égalité totale entre les femmes et les hommes dans le domaine politique, économique et social. Nous sommes aussi engagés dans la participation égale des femmes à la direction politique. Toute forme de discrimination contre les femmes sera abolie. Elles auront le droit de choisir librement leurs vêtements.

    6. Nous voulons un système légal moderne fondé sur les principes de la présomption d’innocence, du droit à la défense et du droit d’être jugé dans un tribunal public. Nous voulons également une indépendance totale des juges. Les châtiments cruels et dégradants n’auront pas de place en Iran.

    7. Nous sommes engagés vis-à-vis de la Déclaration universelle des droits de l’homme, desconventions et des pactes internationaux, notamment la convention internationale sur les droits politiques et civils, la Convention contre la torture et la Convention sur l’élimination de toute forme de discrimination contre les femmes.

    8. Nous reconnaissons la propriété privée, les investissements privés et l’économie de marché. 

    9. Notre politique étrangère sera fondée sur une coexistence pacifique, la paix et la coopération internationale et régionale, ainsi que sur le respect de la Charte des Nations Unies. Nous établirons des relations avec tous les pays.

    10.Nous voulons que l’Iran libre de demain soit dénué de toute arme nucléaire et arme de destruction massive.



  • mahsomeh raouf mahsomeh raouf 26 octobre 2017 11:30

    bourrak -


     oui. A la fin du mois de juillet 1988, l’ancien Guide suprême du régime iranien, Ruhollah Khomeini, a émis un décret (fatwa) d’exécution des détenus politiques. Malgré la censure générale et l’isolement de toutes les prisons, des informations en ont filtré hors d’Iran.  Des centaines d’exécutions avaient lieu chaque jour.

    En août2016 la diffusion sur les réseaux sociaux d’une bande audio bouleversante de la rencontre, le 15 août 1988, entre Montazeri, le dauphin déchu de Khomeiny, et des membres de la « commission de la mort », lève le voile sur l’ampleur du massacre des prisonniers politiques en Iran.

    L’ayatollah Montazeri interpelle les responsables chargés de ce génocide : « Le plus grand crime commis sous le règne de la République islamique, pour laquelle l’histoire nous condamnera, a été commis par vous. Vos (noms) seront gravés dans les annales de l’histoire comme des criminels. »

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