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Mango

Mango

Enseignante spécialisée (handicap mental), et avant ça : lycéenne (philo, lettres), caissière, auto-stoppeuse, vendeuse de sandwichs dans le métro, serveuse, secrétaire de direction, assistante dentaire, tour opérator, chef d’entreprise, assistante de tourisme, monitrice d’auto-école... et accessoirement : mère de famille nombreuse, épouse, ex-épouse, maîtresse, comptable, blanchisseuse, intendante, cuisinière, éducatrice, dresseuse d’animaux, femme de ménage, juriste, diététicienne, esthéticienne, premiers secours, amie de toujours, bonne copine, amie de toujours qui accueille les bonnes copines... Tout ce qu’une femme se doit de faire sans faillir, et aussi : diplomate (par nécessité), polyglotte (par don), aventurière et provocatrice (par goût). Humaniste (par "naïveté" ???). En tous les cas, VIVANTE (par curiosité).

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Derniers commentaires



  • Mango Mango 24 octobre 2007 18:47

    @ Martin Lucas

    Exact. Le contraste avec d’autres capitales européennes (ou même américaines, du nord et du sud) est frappant !

    Aux Antilles, il existe même des boîtes « familiales » ouvertes l’après-midi et en début de soirée où papa-maman peuvent siroter un cocktail sur la terrasse, en dansant la salsa, tout en allant régulièrement (et discrètement) jeter un coup d’oeil sur les rejetons qui se déchaînent au sous-sol (insonorisé).

    Pas de « droit d’entrée », pas de « filtrage », sauf ivresse ou délire manifeste, prix raisonnables...

    Mais ça rapporte moins, c’est sûr !



  • Mango Mango 24 octobre 2007 18:33

    @ Avatar.

    Pas la peine de relever les divagations du « fin de race » à qui il doit manquer un peu d’eau du baptême à force de se reproduire entre cousins pour ne pas dilapider le patrimoine, et qui voit des hordes de sarrazins et d’africains partout ! Des comme ça, il n’en reste plus des masses et ce serait dommage de s’en priver. On devrait les conserver dans du formol.



  • Mango Mango 24 octobre 2007 18:21

    Merci de rappeler cet événement qui n’est pas passé inaperçu pour tout le monde, puisqu’il a déclenché une prise de conscience chez certains (Tosquelles et Jean Oury, entre autres) , qui à mené à la construction du concept de « psychothérapie institutionnelle », puis à celui de « pédagogie institutionnelle » (Fernand Oury, frère de Jean, qqs années plus tard) .

    Pour ceux que ça intéresse mais qui craignent les « gros mots » comme « Marx », « Freud » ou « Lacan », de grâce, ne zappez pas ! Mais replacez les choses dans leur contexte d’après-guerre et, si vous avez un peu de curiosité intellectuelle, si vous vous sentez assez sûr de vous pour accepter d’être bousculé dans vos représentations de la « folie », visionnez cette excellente vidéo du réalisateur d’ « Etre et Avoir », sur la clinique de La Borde. « La moindre des choses », de Nicolas Philibert.

    Vous serez bluffé de voir de quoi les « fous » sont capables. Lors du « conseil », ou sur la scène du théâtre, il est parfois difficile de distinguer le patient du soignant. Emouvant et dérangeant, au point de se demander où se situe la frontière et qu’est-ce qui pourrait faire que l’on bascule , ou pas, de l’autre côté.

    Allez, courage !



  • Mango Mango 24 octobre 2007 17:30

    J’ai bien regardé la vidéo, et franchement, je n’ai pas eu l’impression que les filles filmées aient eu un look de « pétasses »... Soit les commentateurs qui emploient le terme n’ont pas vu de « pétasses » depuis longtemps, soit « pétasse » serait le terme générique pour « fille qui sort en boîte » ? Quelque chose m’échappe. De même, les jeunes gens interrogés sont assez loin de l’image que je me fais du « gogo friqué ».

    Ce qui est arrivé à l’auteur est tout simplement de la discrimination.

    Que l’on apprécie ou pas les boîtes et clubs privés n’est pas la question : il y a des lois anti discrimination et tout citoyen digne de ce nom devrait se sentir solidaire lorsqu’elles sont ouvertement bafouées, que ce soit pour interdire l’entrée d’un club ou pour refuser un emploi, un appartement, à une personne, que celle-ci soit noire, métisse, âgée, handicapée, en surpoids ou mal fringuée. C’est un devoir pour tous de réagir à ce genre de situation. Je ne comprends pas que certains baissent les bras. Personne n’est à l’abri de la discrimination , nous pouvons tous en être victime à un moment ou un autre de la vie, en certains lieux et certaines circonstances, et c’est l’une des pires expériences humaines, une humiliation terrible, une négation de votre humanité où l’ « autre » ne vous reconnaît pas comme son semblable.

    Si on souhaite être « entre-soi », on reste chez soi, on invite les potes, et basta ! Mais une boîte, « club privé » ou pas, est un lieu public puisque les clients payent ! Les gens qui s’y rendent doivent donc accepter d’y côtoyer des personnes différentes, et les patrons s’engager à les accueillir, ou je me trompe ?

    Que dit la loi à ce sujet ?



  • Mango Mango 23 octobre 2007 21:07

    Merci pour ce témoignage, Mathieu.

    Je ne sais pas si tu es un « bon élève », un élève « brillant » ou un « cancre », mais en tous les cas, en te montrant capable de réflexion, de sensibilité, et doué de sens critique, tu fais preuve d’une maturité qui fait défaut à bon nombre de tes aînés !

    Effectivement, on ne construit pas des savoirs sur l’émotion, bien que l’émotion puisse participer de la motivation à l’apprentissage, mais ça, c’est un gros morceau de psychopédagogie, et, n’en déplaise à certains, l’enseignement est un métier -j’aimerais bien voir à l’œuvre tous ceux qui prétendent le contraire !-, et toute décision qui relève du « fait du Prince » n’a pas à être exécutée, le doigt sur la couture du pantalon.

    Je ne comprends pas que nos concitoyens s’émeuvent à ce point que les profs puissent faire preuve d’indépendance intellectuelle : ils devraient plutôt se féliciter de ce que le corps enseignant ait suffisamment de conscience professionnelle pour refuser de se plier à des « caprices », fussent ils ceux du Président . Car il s’agit bien de cela !

    Imaginez Besancenot élu qui exigerait que soit étudié son ouvrage à la gloire du Che, soigneusement expurgé du côté sanguinaire du personnage ! Imaginez Ségolène nous obligeant à hisser les trois couleurs tous les matins en chantant « La Marseillaise » au fameux « sang impur » censé « abreuver nos sillons » ! - Ou Bové qui forcerait tout le monde à se dandiner sur « Motivé » en cassant du « Mac Do » et en fauchant de l’ OGM ! Il y en aurait d’autres, mais je n’ai pas le temps... Amusez -vous à en chercher ! Imaginez un gouvernement collabo qui vous contraindrait à chanter « Maréchal, nous voilà »... Oups ! Pardon... Pas besoin d’imaginer : procurez-vous juste un bon livre sur les années d’occupation.

    Eh bien là, c’est du même tonneau ! Le caprice... Le Président a été ému, il a écrasé une larme, il veut que... Quand on sait qu’il est également ému par les chansons de Didier Barbelivien, on peut raisonnablement éprouver quelques craintes : vu son état d’esprit du moment, on sera bientôt obligés de mettre « Et tu danses avec lui » - interprété par C Jérôme dans les années 70- au programme de toutes nos chorales. Bon, j’exagère et je persifle, mais à peine...

    De plus, j’ajouterai pour la énième fois, comme à chaque fois que cette lettre revient sur le tapis, que l’un des arguments de N.S. pour imposer la lecture aux lycéens était que les jeunes devaient savoir qu’il existait de « grandes et belles choses, comme de donner sa vie pour son pays », (pour nous préparer au « pire » avec l’Iran ???), argument qui a mystérieusement disparu de la plupart des comptes-rendus de presse... Aussi, pardonnez-moi si je le cite de mémoire, avec quelques inexactitudes, mais en cherchant bien sur internet, vous devriez en retrouver trace.

    Pour conclure, je préfère citer Jacques Prévert qui, alors qu’il faisait état de son antimilitarisme et de son refus obstiné de prendre une arme pour tuer un homme, quel qu’il fut, se vit rabroué par un méprisant « Pfff ! Si tout le monde avait fait comme vous ! ». Et Prévert, incluant nos « ennemis » d’un moment, de répondre : « Eh, oui ! Si TOUT LE MONDE avait fait comme moi ... ». Ben, on aurait trouvé personne pour fusiller un gosse de 17 ans.

    Mais bon, Prévert était un poète, un « utopiste »... Aucun sens des réalités, des vertus d’une « bonne guerre » qui soude la nation, occupe les p’tits gars, permet aux marchands d’armes de s’en mettre plein les poches, de mettre la main sur les richesses du voisin, et détourne l’attention de la politique intérieure...

    Encore bravo pour ton article, et bonne chance pour la suite !

    Bonne soirée à tous.

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