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Mango

Mango

Enseignante spécialisée (handicap mental), et avant ça : lycéenne (philo, lettres), caissière, auto-stoppeuse, vendeuse de sandwichs dans le métro, serveuse, secrétaire de direction, assistante dentaire, tour opérator, chef d’entreprise, assistante de tourisme, monitrice d’auto-école... et accessoirement : mère de famille nombreuse, épouse, ex-épouse, maîtresse, comptable, blanchisseuse, intendante, cuisinière, éducatrice, dresseuse d’animaux, femme de ménage, juriste, diététicienne, esthéticienne, premiers secours, amie de toujours, bonne copine, amie de toujours qui accueille les bonnes copines... Tout ce qu’une femme se doit de faire sans faillir, et aussi : diplomate (par nécessité), polyglotte (par don), aventurière et provocatrice (par goût). Humaniste (par "naïveté" ???). En tous les cas, VIVANTE (par curiosité).

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Derniers commentaires



  • Mango Mango 28 août 2007 21:43

    Que vois-je ??? On moinsse l’humour noir et les propositions « pragmatiques » d’inspiration marieantoinettesque !!! Saint Desproges, priez pour nous !



  • Mango Mango 28 août 2007 21:41

    Alors, alors... Voyons... Soyons « pragmatiques ».

    Que reproche-t on aux SDF, en gros ?

    1. Ils boivent et / ou ils se droguent. C’est très vilain chez les pauvres. Le pauvre se doit d’être exemplaire pour être « méritant », c’est à dire pour qu’un riche se valorise en l’aidant. « J’ai MES pauvres ». Relire « Germinal ». Pour avoir le droit de se murger ou de se défoncer en toute sérénité, mieux vaut avoir un toit pour le faire à l’abris des regards. Une autre option est d’accéder à un rang social suffisamment élevé pour le faire en public sans que ça porte à conséquence, comme vous faire inviter par Poutine au G8 (c’est la fatigue) ou dans une émission de télé (c’est un artiste à la sensibilité à fleur de peau).

    2. Ils ne se lavent pas, ils sont sales, alors qu’on peut se laver partout. Si, si ! Je l’ai vu dans un commentaire. C’est vrai, il y a de l’eau partout ! Allons tous nous récurer de pied en cap sous nos jets d’eaux municipaux et voyons ce qu’il en découle. Sans compter que tout nu dans la fontaine, on aura vite fait de te barboter les quelques hardes qu’il te reste. Les refuges ? Quand il y a de la place, même problèmes de vol et en plus on y attrape des poux. Et on ne peut y aller ni en couple, ni avec son chien. Les douches municipales ? J’ai testé après un long voyage en train qui devait être suivi d’un entretien d’embauche pour lequel je devais être impeccable : je n’étais pas entrée depuis 5 minutes que l’employée obèse et moustachue tambourinait à la porte me demandant « ce que je foutais » , avant de carrément me couper l’eau, m’interdisant par le fait de rincer l’après shampoing et le masque « anti-fatigue » que j’avais eu l’outrecuidance de me poser- ben oui, on peut choisir de se payer un masque et un après shampoing au lieu d’un hôtel, tout est affaire de choix dans la vie !- J’ai eu beau promettre de payer double tarif et un pourboire royal, rien y fit, j’étais trop jeune et jolie à l’époque, elle a pas supporté. Je me suis retrouvée quasi à poil devant la clientèle d’ « habituées », pochardes couperosées, vieilles édentées, ravies d’humilier la « petite coquette ». Elles jubilaient ! Je ne connaissais pas grand chose de la vie à cette époque, mais j’ai senti instinctivement qu’elles avaient besoin de ces moqueries et de ces injures, que ce n’était pas après moi qu’elles en avaient, que j’étais une soupape de cocotte minute, que ce que j’allais subir un quart d’heure elles se le trimballait pendant une vie, et la misère rend méchant, Coluche le disait, c’est vrai. Alors j’ai continué ma toilette à poil au lavabo de l’entrée (eau froide uniquement) sous les lazzi et les sarcasmes, j’ai séché mes cheveux, (50 cts de francs la minute), me suis soigneusement maquillée, ai revêtu mon beau tailleur spécial « entretien d’embauche », toujours copieusement insultée, voire tâtée comme un melon à l’étalage, (à noter que personne n’avait investi ma cabine de douche restée libre, le spectacle de mon humiliation publique ayant captivé les foules), ai récupéré mon sac dont je découvris plus tard qu’il avait été infesté de puces ( !), et j’ai eu mon boulot. Du coup, j’ai pu me payer une chambre avec salle de bain et de l’insecticide.

    Comme quoi, hein ! Si je l’ai fait, tout le monde peut le faire, pas vrai ? J’attends les volontaires... Vous, dans le fond, là... Hmmm ? Tous les jours ? Ben... Faut voir... Je sens comme une réticence...

    3. Et en plus, ils sont méchants. Ben voui, voir au numéro 2.

    Pardon pour ce long commentaire plus ou moins hors sujet, mais ce qui me stupéfie le plus chez mes contemporains, c’est leur absence d’empathie, leur incapacité à se mettre « à la place de... ». Beaucoup parlent, écrivent, agissent comme s’ils étaient figés à un instant T , dans une situation S, sans aucune possibilité (ou risque ?) d ‘évolution. Les jeunes sont « jeunes », les vieux « vieux », les malades « malades », les bien portants « sains », les riches « riches », les pauvres « pauvres », etc... Et personne ne souhaite « payer » pour les autres, tout convaincu qu’il est de ne jamais passer d’une catégorie à une autre, persuadé par l’individualisme ambiant de s’ « auto-suffire ». C’est affligeant, mais tellement humain...

    Allez, continuez à casser du chômeur, du SDF, du rebelle et du malade ! Vous ou vos enfants en seront un jour... C’est pour ça qu’on vous aime !



  • Mango Mango 28 août 2007 19:37

    @ L’auteur.

    Article drôle et grinçant, style savoureux : vous devriez en faire un sketch !

    De nationalité française mais née dans un département d’outre-mer ayant obtenu son indépendance peu après ma naissance, je me suis trouvée dans la situation ubuesque de devoir faire la preuve de ma nationalité après le vol de ma carte d’identité, alors que mariée à un ressortissant de l’UE, mes enfants étaient déclarés « français » sur leurs actes de naissance, puisque « nés sur le sol français de mère française » !

    Un vrai parcours du combattant au terme duquel j’ai fini par avoir gain de cause (c’est allé jusqu’au tribunal !) après avoir fourni une tonne de paperasses - par défi, je suis remontée dans l’arbre généalogique jusqu’en 1535 et ai enrichi le dossier des décorations, faits d’armes et autres cartes postales attestant de « villégiatures forcées » outre- Rhin de 3 générations successives ! Le juge en rit encore-, et pour m’entendre dire que j’avais eu bien raison de persévérer car si la pauvre fonctionnaire qui m’avait reçue n’avait pas été un âne, elle aurait bien vu que j’avais « un patronyme et des prénoms à consonnance chrétienne » (sic), et qu’il n’y avait donc pas lieu de douter de ma nationalité, même si j’étais, euh... comment dire ? ... Un peu « mate »... !!! Made in France- 1989-

    En revanche, j’ai passé 10 ans de ma vie à voyager sur tous les continents en m’auto-finançant sur place, et je n’ai JAMAIS eu le moindre ennui pour travailler légalement dès lors que je disposais d’une promesse d’embauche et d’une attestation d’hébergement, que ce soit en hôtel, chez un particulier, ou même en camping (ça m’est arrivé !). Même chose pour le père de mes enfants arrivé en France en 85 : un courrier de son employeur a suffi pour qu’il obtienne un permis de 10 ans. Nous n’avons même pas eu besoin de dire que nous allions nous marier ! C’était en 85.

    Aussi, je suis stupéfaite de lire à quelles tracasseries démentielles on soumet aujourd’hui les conjoints ou futurs conjoints, et même membres de l’UE !

    Ah ! Misère !

    Un bon conseil pour tous : tenez vos arbres généalogiques à jour !



  • Mango Mango 28 août 2007 18:33

    Absolument très chèèère ! C’est une erreur stratégique impardonnâââââble ! Oncques ne vit qu’une pauvre hère fut incommodée par des relents nauséabonds. Bien au contraire, la plèbe s’y complait, c’est bien connu ! Il eut été plus judicieux de les vaporiser de Guerlain...



  • Mango Mango 28 août 2007 17:59

    Après lecture de cet article, si je me réjouis de constater que la capacité d’indignation de certains de mes contemporains reste intacte, je n’en suis pas moins forcée de constater avec amertume que de telles pratiques ne m’étonnent pas, ne m’étonnent plus.

    La mort, la maladie, la vieillesse, le handicap, les prostituées, les chiffres réels du chômage, les jeunes désœuvrés, et jusqu’aux bourrelets du président, rien ne saurait saper le moral et nous empêcher de (sur)consommer pour relancer la croissance !

    Alors pourquoi pas la chasse aux SDF qui nous empêcheraient de fréquenter nos « honnêtes » ( ?) commerçants ???

    Et voilà qu’il s’en trouve encore pour distinguer le « bon » SDF du « mauvais » !

    Mais le « mauvais » n’est en fait qu’un « bon pauvre » qui a mal tourné. J’aimerais bien savoir comment tous les donneurs de leçons parviendraient à supporter la rue sans alcool et sans drogue, licite ou non. Les français sont déjà champions en consommation de psychotropes, et pourtant, la majorité dispose d’un toit !

    Et pour beaucoup, les SDF sont tout simplement des « psychiatriques », l’équivalent moderne de « l’idiot du village », celui à qui on donnait un repas ou qu’on laissait dormir dans la grange en échange de quelques services et qui n’a plus sa place dans nos univers stériles et formatés. En tentant par tous les moyens de chasser les SDF, ce maire ne fait qu’obéir à la logique d’une société de l’image et de la course à la croissance.

    Et ça vous étonne ? Tant mieux !!!

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