Hollande ne vire en tête que parce qu’il affronte un Sarko totalement discrédité, et MLP compte les points. Mais pour l’auteur, on assiste à « L’avènement d’une France qui retrouve sa vocation humaniste. » On en reparle dans cinq ans ? A supposer qu’il soit élu, bien sûr.
Le changement le plus sérieux sera le remplacement de la trombine de Sarko par celle de Hollande dans les médias. Du cosmétique, quoi. Le capitalisme ravageur va pouvoir se poursuivre et l’extrême droite va continuer à engranger. Bravo, la France sérieuse.
N’étant pas une plante, je ne peux répondre à votre question, et c’est précisément là qu’est le problème : on ne peut se mettre à leur place. Mais vous aurez sans doute autant de mal à répondre à cette question-ci : pourquoi les acacias, en Afrique, ont-ils développé la capacité de prévenir leurs congénères par l’émission d’une substance dans l’air lorsqu’ils sont trop broutés par les girafes, permettant aux autres acacias de devenir toxiques ? Ceci n’étant, bien sûr, qu’un exemple récemment mis au jour dans le monde végétal, et annoncant bien d’autres découvertes surprenantes.
Je vous le dis : préparez-vous à vous nourrir au jus de cailloux
« on aura jamais la preuve formelle que les animaux, y compris les humains, souffrent » : houlà, ça verse dans le mystique ici. J’ai effectivement un oncle capable de se couper de la douleur jusqu’à l’oublier, mais le salaud ne veut pas me donner son truc et je ne peux même pas le torturer pour le faire parler. Donc jusqu’à preuve du contraire, je peux dire que le douleur, je connais. Et si je balance un coup de pied à mon chien, il me fera comprendre sa douleur aussi. Est-ce que ça veut dire que les êtres vivants qui n’ont pas la même structure que nous (des pattes pour se déplacer, un système nerveux,...) ne souffrent pas ? Affirmer cela, c’est faire preuve d’un anthropomorphisme de mauvais genre pour un anti-spécique.. Attention Grasyop, vous êtes sur une pente glissante
Le problème n’est pas de savoir si le géranium est capable de souffrir, mais qu’on n’a pas encore pu prouver qu’il ne souffrait pas. On pourrait donc le torturer parce qu’on ne sait pas qu’il souffre ? Voilà qui nous ramène à la vénus hottentote... Les arguments anti-spécistes contre la consommation de viande, s’ils étaient appliqués de manière cohérente, devraient donc nous amener tout droit au suçage de cailloux, au moins jusqu’à ce que la preuve soit faite que les plantes ne souffrent pas (et à mon avis, on prend des risques).
D’autre part, ces arguments pratiquent l’amalgame entre les conditions de vie que nous infligeons aux animaux de batterie (qui sont de l’ordre de la torture) et le fait d’abattre des animaux pour se nourrir (ce qui peut se faire dans le plus grand respect de ceux-ci). Ca joue sur la corde sensible, mais c’est malhonnête.