Il y a une explication très simple à tout ceci : pour un système économique qui a besoin de la croissance pour fonctionner, le critère de base ne peut être autre que l’augmentation des consommations. Dans un tel cadre toutes les mesures soi-disant écologiques ne peuvent être que des mesures cosmétiques qui ne serviront à rien tant qu’on ne se décidera pas à quitter le dogme de la croissance. Les effets de celle-ci annulent en effet systématiquement les éventuels bénéfices qu’on pourrait obtenir par des choix technologiques. Et encore faudrait-il s’assurer qu’une nouvelle technologie ne soit pas elle-même énergivore dans son processus de fabrication, ni la cause d’une aggravation d’une pollution ou d’une aggravation de la consommation de ressources matérielles de plus en plus rares.
Oui, sauf que... pourquoi réagir face à telle langue plutôt qu’une autre ? Vous avez entendu Pagny trouver insupportable que son môme se mette à parler anglais ?
Hé oui, la voiture a comme première conséquence d’allonger les distances
et de disqualifier ceux qui n’en disposent pas. Un autre de ses effets
pervers est de prendre la place des transports en commun. C’est pour cela que quand l’auteur écrit que le covoiturage est une pratique à la fois économique et écologique, je trouve qu’il s’avance en terrain découvert. Cette affirmation est sans doute valable dans le cadre d’une politique de mobilité basée sur la voiture ; c’est une toute autre affaire si l’on s’interroge sur la viabilité d’une telle politique...
« Le respect du mode de vie n’a rien à voir là-dedans. » Bien sûr que si. Par définition, le nomadisme implique qu’il soit possible à ceux qui le pratiquent de circuler et de se poser temporairement ici et là. A propos d’hypocrisie, il y en a dans le fait de se dire respectueux de leur mode de vie tout en les renvoyant « chez eux », et alors que le nombre de lieux de repos ne cesse de diminuer.