• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

minijack

minijack

Auteur lui-même et éditeur virtuel pour de nombreux autres auteurs inédits, minijack est branché depuis 1997, autant dire l’aube de l’Internet en France.

Tableau de bord

  • Premier article le 23/05/2006
  • Modérateur depuis le 08/09/2006
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 23 607 1100
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 0 0 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • minijack minijack 17 mars 2007 04:01

    Bravo Forest. Je ne suis pas étonné que tu ramasses 95% d’avis favorables pour ce magnifique condensé de la situation et son analyse, malheureusement super objective. Je dis « malheureusement » parce que la déduction qu’on doit en tirer est que nous sommes en état de guerre déclarée pour préserver, comme le dirait Florent Pagny, « NOTRE LIBERTE DE PENSER » !

    Le titre de ton article et la métaphore qu’il entraine sont donc pleinement justifiés : Le côté obscur de « la Force » est en pleine activité dans la galaxie des « oeuvres de l’esprit », et contaminera le nôtre à tous si nous n’y prenons garde. C’est déjà ce qui est arrivé aux artistes qui ont soutenu DADVSI sur le site fantoche de RDDV lors du débat à l’Assemblée. Certains en reviennent et nuancent aujourd’hui leur véhémence à l’encontre d’Internet (mais pas encore du P2P). Ils sont encore pour la plupart plus que contaminés par la Force obscure qui les gouverne. Les vrais artistes auraient pourtant dû, par nature, se positionner du côté lumineux, mais l’amalgame fait des multiples intérêts en jeu fut tellement bien présenté par leurs maîtres qu’eux-mêmes ont cru défendre Le Bien quand ils ne défendaient trivialement que les leurs et ceux de leurs cornacs...

    Concernant la manoeuvre parallèle à DADVSI, complémentaire et logique stratégiquement parlant dans cette bataille pour la domination mondiale des esprits —je veux dire les dernières tentatives d’interdiction faites aux particuliers non munis d’une carte de Presse de publier leur témoignage direct de violences—, ça va bien entendu dans le même sens d’un « contrôle général de la pensée ». Et donc du « marché des cerveaux ».

    On est là en plein dans une fantastique entreprise Orwellienne à la « 1984 », ingénument exposée par Patrick Le Lay quand il dit (à peu de chose près) que faire de la Télé c’est mettre des choses entre les pubs pour Coca-Cola.

    Vive la Révolution pronétarienne !

    Mais, s’il faut être extrêmement vigilant sur les contenus et particulièrement intolérant sur le sujet des libertés, je ne serai pas pour autant aussi pessimiste dans ma conclusion car nous avons les moyens de parer à ces attaques et de contre-attaquer.

    En effet, le Net n’est qu’un « tuyau », une voie de circulation. Et il faut absolument que cette voie reste un simple moyen de circulation, neutre par rapport aux contenus qu’il transporte.

    Le réseau routier se compose de chemins forestiers, voire de sentiers de contrebandiers, mais aussi de routes vicinales, départementales, nationales, et d’autoroutes à péage. On accepte avec difficulté de payer ces autoroutes alors qu’elles sont amorties depuis longtemps, mais on les prend quand même de temps en temps quand on a envie d’aller plus vite ou en plus grande sécurité d’un point à un autre.

    Sur ces autoroutes, circulent à la fois des véhicules personnels et des convois de camions remplis de toutes sortes de produits qui sont ensuite redistribués à partir de « plateformes d’éclatement » commerciales. Mais il y a toujours aussi la possibilité de louer son propre camion pour transporter ses propres marchandises ou sa petite famille en passant par les départementales gratuites, bien plus bucoliques que les panneaux de pub bordant les autoroutes.

    La vraie question est d’avoir un CHOIX entre les chemins. Et c’est bien ce que veut nous supprimer l’Empire, de manière qu’on soit entièrement dépendant de lui à tout moment de notre vie, et obligés de passer par les péages.

    « Aussi longtemps que le spectre de la licence vraiment globale est écarté, il n’y a pas de financement des contenus alternatif » C’est parfaitement résumer en une phrase le monopole actuel de diffusion de la création : « Vous devez acheter ce qu’on vous dit d’acheter, et les autres créateurs peuvent crever ! (...à moins qu’ils signent chez nous) »

    La « Licence Globale » est une réponse à cette tendance hégémonique des grands groupes mediatiques. Tout comme les départementales à quatre voies sont une réponse aux autoroutes : On peut s’en échapper quand on veut, personne n’y est prisonnier, et tout le monde trouve parfaitement normal que les cantonniers soient payés par l’impôt. Vous faites votre plein à la pompe du supermarché local, bien moins cher que les stations d’autoroute ; le garagiste du coin peut venir vous y dépanner à coût modéré et honnête sans avoir dû au préalable signer un contrat avec la société d’autoroutes ; l’aubergiste du village vous fera découvrir des spécialités insoupçonnées ; et en fin de compte, SAUF les actionnaires de l’autoroute, tout le monde s’y retrouve... C’est ça la vraie convivialité.

    Il faut que tout le monde vive, y compris les créateurs et artistes, les journaux et les journalistes, et donc que les consommateurs paient l’information ou les oeuvres qu’ils « consomment ». Mais pas à n’importe quelles conditions ni sous n’importe quel joug. Il faut qu’ils aient un véritable CHOIX, et que ce choix soit neutre pour les créateurs. L’instauration d’une Licence Globale est donc une NECESSITE, mais ne doit pas se substituer à l’actuel réseau médiatico-business. Elle doit en être le pendant libre et le complément. Le marché dira lequel des deux systèmes a sa place. A mon avis, sans aucun doute les deux.

    A tout pouvoir, il faut un contre-pouvoir d’ampleur équivalente. C’est quand l’un des deux devient hégémonique que surviennent les injustices et les révolutions. Nous sommes devant celles de la communication.



  • minijack minijack 16 mars 2007 00:19

    Ne confondez pas deux notions : « l’Election Présidentielle » où l’on élit un INDIVIDU (homme ou femme) à la tête de l’Etat, et dans un second temps les « Législatives » où l’on tâche de lui donner une « Majorité Présidentielle » dans laquelle il ou elle prendra son gouvernement.

    Il est clair qu’à l’heure actuelle les français dans leur ensemble ne veulent plus d’un système gauche/droite. Il s’agit donc d’élire à la Présidence un personnage capable de rassembler des gens de gauche comme de droite pour REBÂTIR une nouvelle France où les vieux clivages n’ont plus aucun sens, mais où il faut au contraire une UNION NATIONALE autour d’un projet de société pragmatique.

    Ségolène est bien la seule à proposer cela avec des véritable réformes EN PROFONDEUR, et avec une capacité majoritaire suffisante pour les mener à bien, même si parmi celle-ci quelques vieux chevaux de retour renâclent encore d’être tenus à la bride par une femme... Ils n’ont plus d’autre choix que de rentrer à leur écurie pour échapper à l’abattoir.

    Bayrou aurait lui aussi probablement la vélleité de ces changements. Même s’il les exprime autrement, les intentions se recouvrent et je ne mets pas en doute sa sincérité, mais il serait bien incapable de les accomplir parce qu’il n’a personne sur qui s’appuyer, ne serait-ce qu’en partie, pour constituer sa majorité présidentielle.

    Là est la principale différence entre les deux candidats. Et c’est pourquoi il serait gravisssime qu’un Bayrou élimina Segolène. Trop dépendant de ses soutiens, il n’aurait que le titre de président, jamais la maîtrise de la fonction. Ségolène, au contraire, aurait suffisamment d’indépendance en tant que rassembleuse d’un grand parti et d’une part importante d’autres électeurs non socialistes, venant d’en face et dont je ferais volontiers partie.

    (Sarko étant évidemment dans une toute autre démarche aussi passéiste que capitalesque.)



  • minijack minijack 15 mars 2007 07:23

    Même les dyslexiques ont de la lumière chez eux. S’ils sont vraiment dyslexiques, ils assument, et on s’en rend compte très vite parce que la dyslexie est facilement repérable dans un texte de quelques lignes.

    Mais pourquoi se faire passer pour ce qu’on n’est pas ? Par flemme ? Par ignorance ? Par j’m’enfoutisme ? Désolé mais ça n’est pas respectueux des autres, ça n’est donc pas respectable et ça n’a pas à être respecté.

    C’est comme les gens qui crachent dans la rue ou qui collent leur chewing-gums n’importe où. C’est dégueulasse et il faut le leur faire remarquer. La langue française est la première richesse de l’écrivant — je n’ai pas dit de « l’écrivain » qui peut avoir d’autres obsessions — pour faire passer sa pensée. La correspondance sur le Net doit nécessairement respecter les codes du langage commun. Toute autre manière d’écrire cette langue relève peut-être d’un sens artistique dada (comme notre ami DW), ou même douteux, mais certainement pas de la convivialité ni même de la simple politesse. Il faut faire un effort réel pour ne plus voir ces fautes d’orthographe qui sautent aux yeux ou comprendre le langage phonétique des SMS. C’est pénible au possible ! Merci donc, à ceux qui font un effort de rédaction et de correction avant de poster.



  • minijack minijack 15 mars 2007 06:56

    @ céline et bulu

    Je ne vous donne pas tort, notamment pour les universitaires, mais il y a une marge entre ne plus rien payer aux créateurs en copiant leurs oeuvres gratos, et prétendre à des droits identiques pour des créateurs salariés, déjà rémunérés par une structure étatique pour publier.

    L’injustice pour les uns n’excuse pas l’injustice pour les autres. Il doit y être remédié de manière adaptée dans chaque cas.

    Le risque a un prix. Un salarié ou un fonctionnaire n’a pas à bénéficier des mêmes droits qu’un auteur indépendant travaillant sans filet. Ou alors, il faudrait que toute création soit rémunérée par un minimum forfaitaire. Le RMI du créateur ?... Ce peut être une vision possible de la Licence Globale. Personnellement, je serais plus favorable à une répartition proportionnelle que forfaitaire. Sinon, on aboutit vite à de « l’art étatiste » à la soviétique.

    En fait, il faut absolument « repenser » le Droit d’Auteur ainsi que sa répartition, mais certainement pas l’abolir ou l’éviter frauduleusement.



  • minijack minijack 15 mars 2007 06:28

    J’en suis désolé pour vous, mais il semble que vous n’ayez pas bien écouté ou lu les programmes respectifs des candidats pour parler ainsi.

    Oui, Ségolène essaie de rénover le vieux PS des éléphants, de le rendre plus libéral sans en perdre l’aspect social qui fait défaut en face, et cela en agissant sur les structures étatiques elles-mêmes. En cela elle est clairement et elle reste de gauche, mais s’adapte à l’évolution du monde réel. C’est courageux, et peut-être même révolutionnaire pour quelqu’un de la vieille gauche traditionnelle qui se contenterait d’appliquer les recettes collectivistes, débiles et usées jusqu’à la moelle, consistant uniquement à « faire payer les riches »...

    Le programme de Ségolène — à ne pas confondre avec celui du PS dont elle ne reprend que les parties qui s’accordent avec le sien — est l’un des programmes les plus intelligents qu’on aie jamais vu sous la Ve République. Il ne pouvait venir que d’une femme sans doute, relativement jeune et qui a, à l’évidence, une « vision » très différente de tous les vieux politiciens machos de gauche comme de droite.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv