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minijack

minijack

Auteur lui-même et éditeur virtuel pour de nombreux autres auteurs inédits, minijack est branché depuis 1997, autant dire l’aube de l’Internet en France.

Tableau de bord

  • Premier article le 23/05/2006
  • Modérateur depuis le 08/09/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • minijack minijack 25 mars 2007 06:04

    @ jules

    Vous avez tout faux. Mitterrand fut au contraire mon pire ennemi. Mais si je regrette qu’il fut jamais Président de la république Française, je ne peux rien au fait qu’il le fut de part la volonté de mes concitoyens dont vous fûtes peut-être vous-même. Etant président, il a engagé la France en prenant parti et en promettant de ne jamais extrader ce type.

    Je ne défends pas ce meurtrier. Je ne défends que la Parole de la France. Car l’Etat est UN même si les tendances politiques s’y succèdent. Si on pouvait changer d’avis à chaque changement de président, on pourrait le faire tous les cinq ans ! De quoi aurions-nous l’air ? Quelle valeur aurait la Parole d’un Etat, ou même d’un homme, qui la renierait tous les cinq ans ? J’espère que ce n’est pas votre cas ! En tous cas, ce n’est pas comme ça que je conçois de donner la mienne !

    Et ne comparez pas je vous prie l’époque de Vichy avec l’époque actuelle ! Si vous ne l’aviez pas remarqué, la situation n’est pas tout à fait la même... A ma connaissance, l’Italie ne nous a pas de nouveau envahis et Sarkozy n’est pas De Gaulle... de très loin !

    Quant à savoir si je vote Ségolène, 1) ça ne vous regarde pas et quand ce serait le cas, vous n’avez pas à m’en faire grief ! 2) si je le fais, ce sera avant tout parce qu’elle est une femme, avec une vision beaucoup moins dichotomique et bêtement partisane que la vôtre, cher Jules, et certainement pas parce qu’elle est soutenue par le PS mais au contraire parce qu’elle serait plutôt réformatrice de ce vieux pachyderme mitterrandien.



  • minijack minijack 22 mars 2007 03:22

    C’est même choquant de lire une telle contre-vérité.

    Informez vous au lieu de rapporter des inepties collectées par des imbéciles. Ce monde qu’on voudrait mystérieux est en fait ouvert à tous, aussi bien pour y entrer que pour en sortir. Je peux d’autant mieux en parler que, pour raisons personnelles, j’ai décliné en trois occasions l’invitation qui m’était faite d’y entrer. Mais j’y ai de bons amis de toutes religions ou sans.

    La maçonnerie est le contraire d’une secte !



  • minijack minijack 22 mars 2007 03:00

    Tu parles, Charles.

    Chirac a joué là son meilleur tour en ne disant rien lors de son allocution d’adieu il y a quatre jours, et en faisant une toute petite annonce aujourd’hui, du bout des lèvres, juste pour dire qu’en somme il n’avait pas d’autre choix que de soutenir Sarko puisque ce dernier avait réussi son coup d’état sur l’UMP. (c’est ma traduction personnelle mais je ne suis pas seul à l’interpréter comme ça)

    Résultat LE POINT-IPSOS : Bayrou replonge depuis trois jours, et Sarko a bien du mal à maintenir sa toute petite avance sur une Ségolène qui n’est plus qu’à quatre points et qui ne le lâche plus.

    Ces résultats devant être lus (selon le sondeur lui-même) avec une marge d’erreur de 3 à 4 points pour chacun des principaux candidats, ça veut dire que peut-être déjà Ségolène pourrait être devant si on tient pour juste le raisonnement de l’auteur de l’article, selon lequel les jeunes avec des portables et Internet ne sont pas représentés dans l’échantillon sondé. Il ne manquerait plus que JMLP remonte à son niveau électoral habituel (entre 15 et 20%) et que Sarko baisse un peu... La surprise sera certainement de taille mais peut-être pas celle à laquelle on s’attend. smiley



  • minijack minijack 22 mars 2007 02:38

    Bien sûr la gauche peut gagner. Et elle DOIT gagner pour les raisons parfaitement analysées et décrites dans cet article, que je juge personnellement remarquable.

    J’y ajouterai deux choses : 1) le fait qu’elle soit une femme n’implique pas que les femmes vont voter pour elle. Ce pourrait même être un motif de jalousie. Par contre il est vrai que Ségolène séduit. Non pas par sa beauté physique (qui est évidente mais toute relative selon les goûts et l’âge de chacun) mais par la beauté d’âme qu’elle a su montrer sans fausse pudeur. Elle séduit par son aspect maternel, sa philosophie à la fois stricte et généreuse, stricte sur les principes (éducation, sens du devoir, légalité, équité) et généreuse et compassionnelle pour les particuliers aux innombrables problèmes quotidiens résultant d’un système administratif hypercentralisé et trop complexe. Elle va nous simplifier tout ça pour revenir à l’essentiel : L’HUMAIN que les économistes de droite comme de gauche, penchés sur leurs courbes statistiques, ont trop longtemps oublié.

    2) Et aussi pour une seconde raison, plus symbolique, mais le symbolisme compte énormément dans la représentation qu’on se fait d’un personnage public. L’élection présidentielle au suffrage universel est quelque part comparable à l’élection d’un roi mérovingien (oui ceux-là étaient « élus »). Le fait qu’elle s’appelle « Royal » n’a rien à voir mais il y a pourtant des gens qui croient aux « signes », c’est ainsi, irrationnel mais vrai. Or, ainsi que j’ai eu l’occasion de lire sur un autre forum, la réprésentativité d’un candidat est aussi un élément d’appréciation essentiel, parfaitement subjectif et donc irrationnel mais réel :

    De Gaulle c’était la Champagne-Ardennes avec Colombey-les-deux-Eglises et avec les lignes Maginot, le front en 14/18 et la résistance en 40, Chirac c’était la Corrèze et les deux pieds dans la glèbe (parfois aussi dans le même sabot :c)), Mitterrand la Nièvre et la « force tranquille » ou les « coups de Jarnac ».

    Ségolène, c’est à la fois la Lorraine et le Poitou. Quelque part une image mixte entre Jeanne d’Arc la guerrière (elle est fille de militaire) et Diane de Poitiers, femme de grande culture, administratrice (pionnière en tant que femme) d’un des plus grands comtés de son époque et initiatrice de la Renaissance... Sacrés symboles ! Autrement plus forts que tout blason banlieusard fut-ce une banlieue huppée.

    Mais Sarkozy, en dehors de sa Hongrie natale c’est quoi ses attaches ? Que peut-il bien incarner ?... Le barreau de Neuilly-sur-Seine ?... Quelle référence en effet ! Je ne doute pas que cet homme puisse être un excellent maire pour sa ville très « hipe », mais peut-il crédiblement représenter la France profonde ?...



  • minijack minijack 21 mars 2007 03:00

    Voilà un magnifique article, très mesuré, et une explication extrêmement pédagogique du beau mot « Libéralisme ».

    Idéalement, j’applaudis des deux mains. (evidemment, d’une seule c’est plus difficile)

    Par contre, la lecture des commentaires démontre s’il en était encore besoin, la perversion de la langue française par l’utilisation médiatique inappropriée de ce mot. On devrait condamner la perversion volontaire du sens des mots par des professionnels, car c’est une source de confusion et de disputes permanentes.

    Cet article est donc EXCELLENT. Bravo à l’auteur pour le travail magnifique qu’il a réalisé.

    Cependant, il n’a fait qu’une partie du travail. Car il n’a décrit que ce qui DEVRAIT être, pas ce qui EST, de fait, notre contexte quotidien.

    Ce qui est, de fait, ce n’est pas le Libéralisme, c’est son pire ennemi, le CAPITALISME. Ou devrais-je dire l’un de ses deux pires ennemis ? Car le Communisme est l’autre extrême.

    Le Libéralisme tel que décrit dans cet article est en effet l’IDEAL dans une société IDEALE. Mais la société ne n’étant pas idéale, le Libéralisme ne le reste pas lui non plus.

    Pourquoi ? Parce que des gens s’arrogent le droit de fausser les équilibres en profitant de leur puissance financière pour peser sur l’un des plateaux. Le « chantage à l’emploi » fait partie de l’arsenal de ces gens là.

    Il faut des « entrepreneurs » dans toute société. Et ces entrepreneurs risquant leur propres capitaux, il est normal qu’ils en restent les maîtres. Mais il y a une différence entre « rester maître de son avoir » (droit de propriété), et s’en servir pour devenir le maître des autres...

    Autrement dit, pour prendre un exemple plus concret, un artiste créateur devrait être légitimement le seul propriétaire de son oeuvre. D’autre part, le patron d’une maison d’édition devrait être tout aussi légitimement le seul propriétaire de ses installations, payées avec ses propres deniers.

    Mais l’artiste créateur a besoin des installations de l’éditeur pour commercialiser son oeuvre, et l’éditeur de son côté a besoin de nombreux artistes pour amortir se coût de ses investissements. Jusque là, on pourrait penser qu’ils vont s’arranger équitablement.

    Mais non. C’est là qu’entre la perversion dans le système. Car le créateur n’est qu’un homme isolé et sans moyens à la recherche d’une diffusion, tandis que l’éditeur est avant tout une grosse machine financière à la recherche de profits maximum. En usant du même mot, le grossium va donc obliger le petit artiste à signer un contrat qui le liera bien au-delà de sa propre vie. C’est de l’abus de position dominante.

    Sous le même vocable « libéral » ils ne parlent pas le même langage. L’un défend la création française, l’autre la profitabilité financière anglosaxonne.

    Même chose pour l’agriculture, la consommation d’énergie, la protection de la planète, la littérature, ou l’information.

    Le mot « objectivement » veut-il encore dire quelque chose ???

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