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mithys

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  • mithys 29 février 2008 20:56

    La langue française est décidément l’une des plus difficiles, a fortiori pour les étrangers. Mais même pour les francophones : personne n’est à l’abri d’une faute d’orthographe, d’une erreur ou d’un confusion, y compris l’auteur de l’article : par exemple écrire "circonvolution" (=cérébrales ou intestinales) au lieu de "circonlocution "(= périphrase). Ceux qui ont fait du latin et du grec sont évidemment avantagés.

    Ce que je regrette, c’est que la méthode des "dictées préparées" de Maurice GREVISSE, en usage dans les années 50, soit (apparemment) abandonnée. On était obligé de "photographier" chaque mot. Une faute : 10 sur 20. Deux fautes : zéro ! C’était efficace. Et les nouveaux mots étaient expliqués. Mais ce qui est intelligent ne dure jamais très longtemps ... ! Il se trouve toujours un nouveau "pédagogue", préoccupé de laisser son nom à la postérité (mais dans quel sens ?) ...

    Michel THYS à Waterloo.



  • mithys 21 janvier 2008 22:02

    Bonjour Moebius,

    Je peux comprendre votre pessimisme, mais je veux rester optimiste dans "le genre humain" ... Vous écrivez : "Promettre la vie après la mort, c’est croire que notre espèce est perfectible". Ailleurs ? Je ne vois pas le rapport : une telle promesse n’est qu’une insigne malhonnêteté intellectuelle et morale ... ! Je ne pense pas que les laïques aient "remplacé cette promesse d’éternité par la notion de progrès". Selon moi, l’être humain est théoriquement perfectible. J’ai "foi (=confiance) en l’homme, je pense qu’il peut devenir plus humain, moins individualiste, mais seulement à condition de se trouver dans un environnement favorable à une telle évolution. On en est loin, il est vrai ... La notion de progrès, à mes yeux, n’a évidemment rien à voir avec un hypothétique "plan" préétabli par un dieu anthropomorphique ou un grand architecte de l’univers : l’être humain n’est fait que de virtualités, et il peut évoluer dans un sens comme dans l’autre ...

    Cordialement,

    Michel THYS Waterloo.



  • mithys 21 janvier 2008 21:36

    Bonjour, Kookaburra,

    Le message que je viens d’envoyer, avant d’avoir lu le vôtre, me semble vous répondre. Vous écrivez , in fine : "Le sentiment religieux, indépendamment d’une religion précise, semble être présent dans l’être humain (...) ". En effet, il semble l’être, ce qui d’ailleurs fait dire à Sarkozy, à Riyad, "Dieu transcendant qui est est dans le coeur et dans la pensée de chaque homme"... Mais je persiste à penser qu’il ne s’y trouve que si on l’y a mis ! J’observe en effet que les sociologues, les psychoneurophysiologistes et les éducateurs (incroyants s’entend !) confirment l’expérience des parents incroyants : en l’absence d’ éducation religieuse et d’un milieu croyant, la foi n’apparaît pas spontanément ... J’attends donc que d’éventuels éléments nouveaux viennent remettre en cause ces observations.

    Bien à vous, Michel THYS, Waterloo.

     



  • mithys 21 janvier 2008 21:08

    Rebonjour, ka,

    C’est une délicate question de vocabulaire ... La philosophie est un questionnement intellectuel qui implique une réflexion. Contrairement à la foi, et donc à l’adhésion à une religion puisqu’elles impliquent une conviction, une adhésion affective (la "révélation", ...), précoce et donc non volontaire, même si elles sont parfois rationalisées a posteriori pour légitimer une influence religieuse antérieure à l’acquisition de l’esprit critique.

    Une "conviction ", c’est en effet, suivant le Larousse, "le SENTIMENT de quelqu’un qui croit fermement en ce qu’il pense". Lorsqu’il est question d’agnosticisme ou d’athéisme par exemple, je préfère donc parler de "conceptions" philosophiques plutôt que de "convictions philosophiques". Il me semble donc, stricto sensu, que la religion ne puisse pas faire partie des options philosophiques, mais en pratique, fort heureusement, ceux et celles qui ont eu accès à des alternatives non aliénantes peuvent "choisir" de croire ou de ne pas croire.

    Les termes de "croire" et "penser" sont d’ailleurs ambigus : je ne "crois" pas que "Dieu" n’existe pas. Je "pense", j’estime, je conclus, qu’il n’existe pas, ou plus exactement qu’il n’existe que dans l’imagination du seul animal humain. Mais entendons-nous bien : je ne prétends pas avoir raison, ni convaincre que mon point de vue est plus pertinent qu’un autre ! Il ne s’agit que d’ "hypothèses de travail" : "Chacun sa vérité", a écrit Luigi PIRANDELLO -Prix Nobel 1934 ...



  • mithys 21 janvier 2008 18:32

    Qu’est-ce que la "laïcité philosophique", demande ka ?

    Complémentairement à ma trop brève réponse précédente, et pour distinguer davantage "laïcité politique" et "laïcité philosophique", je vous propose d’extraire quelques phrases de deux textes de Philippe GROLLET, l’ancien président du CAL (Centre d’Action Laïque belge), lors d’une conférence en 2005, lisibles par ailleurs, via GOOGLE : "Spiritualités et humanismes laïques Philippe GROLLET 2005", soit dans "Les convictions philosophiques et religieuses, et les pouvoirs publics", le 6 juillet 2005.

    Il écrit : " La laïcité politique, c’est le devoir d’impartialité des pouvoirs publics à l’égard des convictions philosophiques ou religieuses et des institutions (églises et associations qui s’en réclament). La laïcité philosophique, c’est l’engagement de la personne sur des valeurs dégagées de toute référence surnaturelle ou magique (...). Elle est synonyme de libre pensée et d’humanisme athée ou agnostique".

    La laïcité philosophique est en effet athée, ou plus exactement "agnostique au plan méthodologique et athée au plan opérationnel". La "laïcité des croyants" ne peut donc être que politique : il y aurait en effet une contradiction interne si elle était en même temps philosophique puisqu’il y aurait alors une référence à une divinité. Comme l’écrit philippe GROLLET, la laïcité politique, c’est " le programme commun de tous les démocrates, confessionnels et non confessionnels, chrétiens, musulmans, israélites, athées, agnostiques, croyants et incroyants, préoccupés de vivre ensemble dans le respect des identités des uns et des autres, unis sur un même socle commun, celui des droits de l’homme et des libertés fondamentales".

    Cordialement,

    Michel THYS, à Waterloo.

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