Et l’esclavage peut revêtir bien des formes, il suffit de jeter un coup d’oeil dans les usines chinoises : les salariés sont nourris et logés, à plusieurs, dans une petite pièce par l’employeur et payés une bouché de pain et n’ont quasiment aucun droit.
L’islam ne condamne pas l’esclavage mais l’Eglise chrétienne n’a pas empêché cette pratique par les chrétiens non plus.
(J’espère qu’on me pardonnera pour cette auto promotion )
En général, je suis blasé quand je lis les propos comme ceux de cet article mais venant de la part de la rédactrice en chef d’un site d’histoire, je suis un peu estomaqué : l’amalgame science et croyance est peut être pardonnable, l’épistémologie étant peu connue (cependant, on pouvait s’attendre à une meilleure culture générale de la part d’une rédactrice en chef) mais le révisionnisme sur la posture des chrétiens lors du début du darwinisme (comme lors des autres révolutions scientifiques dans d’autre domaine comme l’astronomie, la géologie ou la médecine) est choquant.
"L’Eglise ne lança jamais une attaque en règle des théories évolutionnistes."
L’église anglicane, elle compte pour du beurre ?
Et l’église catholique n’était pas indifférente à la thèse de Darwin, elle ne l’a accepté que très récemment, à demi-mot, dans un discours de JPII
"Dès 1860, en effet, Darwin est condamné par une réunion d’évêques qui se tient à Cologne. Le pape intervient ensuite à plusieurs reprises pour dénoncer la thèse selon laquelle l’homme descendrait du singe." (wiki)
"Depuis les origines du christianisme, les théologiens se sont efforcés de lire la Bible non pas littéralement mais comme un ouvrage fait de symboles"
Il faudra que je relise mon livre de Bertrand Russel sur la science et la religion pour vous citer quelques illustrations de la lecture littéraliste systématique dans le 15ième siècle.
Faut croire que tu n’as pas tord (cf le "corrida" de Paradisial ci dessous)
Il est vrai aussi que l’"échange" tourne souvent en joute verbale voire en concours de rhétorique mais c’est l’effet "internet". Je pense que les gens se laissent moins aller s’ils se retrouvaient face à face.