"Ne pensez-vous pas que les Imams lançant des fatwas ou les islamistes commettant des attentats avaient besoin du Coran ? Alors qu’ils auraient pu trouver des milliers de justifications si le Coran n’avait pas existé. La Liberté peut-être une excellente justification des pires atrocités aussi."
Bonne question. Est ce que M topgun/mission-impossible avait besoin de la scientologie pour être si con ?
Et est ce que la scientologie est une religion respectable dont l’idéologie n’est NULLEMENT responsable des actes de ses adeptes ?
Je cite MT Urvoy, professeur d’islamologie et d’arabe classique à l’institut catholique de Toulouse.
"L’islam apparaît donc comme une religion de combat. Combat intérieur, certes, que doit mener le croyant en vue du "jour du Jugement". Mais aussi combat extérieur, dans la mesure où le texte coranique martèle sans cesse les oppositions : l’islam est la seule vraie "guidance" (3, 73) ; il est le "parti de Dieu" qui aura la victoire (5, 56) contre les infidèles, lequels sont, eux, le parti du démon et seront perdants (58, 19-22). Le seul passage du Coran que l’on puisse prendre à coup sûr pour une prédiction est l’annonce que l’islam dominera sur la religion tout entière (9, 33 ; 48, 28).
Lorsque les traités juridiques classiques identifient le jihad auquel ils consacrent toujours un chapitre, au qital, ils procèdent à un durcissement sémantique, mais personne ne le leur a reproché, et pour cause. En effet, le texte coranique leur donnait une justification. Les traditions prophétiques, par la suite, sont allées majoritairement dans ce sens. Le martyr (chahid), en islam, est celui qui meurt en combattant pour Dieu, et non, comme dans le christianisme, l’homme supplicié pour sa foi. Par ailleurs, qualifier le combat de "jihad mineur" n’a jamais signifié son élimination. L’histoire islamique a connu nombre de soufis s’adonnant au service militaire dans les monastères forteresses appelés ribat. Le seul point pour lequel le droit musulman classique n’a, en la matière, aucune justification proprement coranique, est l’extension de l’idée de jihad à la lutte contre les rebelles et les brigands, en plus de celle contre les infidèles et les apostats."
L’ironie est facile ici , je crois que personne ici ne prétend être un spécialiste du coran. Il y a des "spécialistes" qui critiquent ce texte mais vous les accuserez sans doute de racisme (bien que ces critiques viennent aussi du monde musulman et arabe mais bon, vous les accuserez sans doute de schizophrénie).
Je n’arrive pas à comprendre cette défense systématique des religions. Est ce que, parce que Jésus prêcherait l’amour, toutes les religions sans exception aussi le prêcheraient et par conséquent, toutes les religions sans exception seraient honorables et non criticables ?
"Qui êtes vous pour faire une lecture moderne d’un texte dont le sens vous échappe très certainement ?"
Bon ok, je ne suis pas théologien.
Ceci dit, même les musulmans ne nient pas l’existance dans le coran des passages comportant des commandement "guerriers". Pour modérer, on peut les considérer comme "temporels" cad invalides de nos jours mais ces passages sont bien là.
Et bien que non historien de profession, il m’arrive de lire des livres d’histoire (dont le sens m’est sans doute obscure puisque je ne suis pas historien ) qui relatent des faits des premiers prophètes et les invasions musulmanes.
En fait, suivant votre raisonnement :
Je ne suis pas politicien, je ne devrais pas voter sans doute puisque le sens de la politique m’échappe.
Je ne suis pas économiste, je devrais arrêter d’avoir une opinion sur l’économie.