Conséquences du fonctionnement totalitaire du plus grand parti de la droite Française, il se voit contraint de subir l’injonction de Sarkozy à payer des somme gigantesques à ses adversaire politiques (sur la caisse des cotisations de généreux donateurs et de militants de base), pour des fautes lourdes commises par son prédécesseur.
On comprend que tout cela commence à indisposer sérieusement les sympathisants de la majorité présidentielle.
J’observe que tes critiques s’adressent plutôt à la gauche du PS.
Mais, je ne suis pas d’accord avec ta théorie qui est de renverser la table à laquelle se sont installés toutes les forces de gauche. D’autant plus que ta description des centrales syndicales comme si elles n’étaient que des supplétifs de la sociale démocratie (idem pour le très respectable Gérard Filoche), est singulièrement réductrice.
Le problème des retraites est avant tout politique, c’est vrai ; et ça l’est d’autant plus que la droite le conçoit ainsi. Sans oublier le PS, qui ne vas pas se priver d’engranger des points dans la bataille culturelle gauche/droite qui fait rage dans les médias.
Le PS (avec tous ses alliés de gauche) sera en première ligne à l’Assemblée Nationale face à une droite déchainée (laquelle joue sa dernière cartouche pour espérer préserver son avenir). C’est là que les socialistes auront l’occasion de montrer comment il sont capables d’offrir des débouchées politiques aux protestations unitaires.
Et si le PS devait sortir grandi de la bataille des retraites, je sens bien que ce serait pour toi une mauvaise mayonnaise, car l’inversion du rapport de force à gauche que tu appelle de tes vœux, serait quasiment hors de portée pour la gauche radicale que tu défends.
Mais dans ce cas, il faut que tu ailles plus loin dans ton raisonnement, et que tu nous indique les moyens qu’à la gauche radicale d’éviter la spirale mortifère que tu redoutes.
Faut il pour cela que Besancenot, Mélenchon, Laurent, se désolidarisent du PS et des syndicats (qu’ils ont pourtant appelé à les rejoindre) ?
Bof,
cet article se contente de faire écho à la frustration de la
presse qui s’imagine que tout compromis est impossible entre les
forces de gauche, et que seul vaut un parti parti unique qui se plie
à un leader qui n’est pas censé être contesté. Cette alchimie
risquée a effectivement permis à Sarkozy d’arriver au pouvoir, mais
c’est aussi ce qui est entrain de précipiter les fortes désillusions
qui traversent son propre camp.
Alors
on peut s’offusquer de voire le PS revendiquer une unité encore
instable, mais on ne peut reprocher à ses dirigeant de tirer les
enseignements de ses trop nombreux échecs lors des confrontations
nationales, en tentant de s’appliquer à eux mêmes ce qu’ils
revendiquent pour toute la gauche.
N’oublions
pas que ce qui est en jeu, c’est de bâtir une majorité de gauche,
pour certes arriver au pouvoir, mais ensuite pour durer avec une
partenariat suffisamment solide pour inverser le sens d’une histoire
trop longtemps défavorable.
On est donc censé comprendre qu’en matière d’environnement,la réussite du pouvoir UMP est totale ; et que tout velléité d’en débattre est bien évidemment : de la pure mauvaise foi.
Donc, admirons braves gens, l’œuvre immense du chef suprême de la droite Française :
- Le grenelle de l’environnement : c’est formidable, - La sommet de Copenhague, c’est formidable, - La taxe carbone, c’est formidable, - L’environnement, messieurs les agriculteurs, c’est formidable,
Par contre, que les verts aient l’outrecuidance de ne pas inviter une collaboratrice de Sarkozy pour parler football, c’est un évènement considérable qui permet de disqualifier totalement la démarche écologique de ses adversaires politiques (personne ne voit le rapport sauf l’auteur, mais passons).
Bref cet article n’est qu’une piètre tentative d’un zélateur du pouvoir UMP faisant le malin, en exploitant un fait sans importance pour tenter de se convaincre que si ses adversaires sont divisés, la droite à encore un espoir de rester au pouvoir en 2012 . Manifestement, il se contente de très très peu.
Si des supporters de Sarkozy en sont réduit à se jeter comme des morts de faim sur ce genre de conjectures, c’est bien la preuve que la peur est entrain de gagner une droite recroquevillée sur elle même.
En cachant mal ses visées partisanes, l’auteur prend ses lecteurs pour des naïfs en nous expliquant qu’il est en position de donner des leçons d’exemplarité républicaine.
A partir du moment où le gouvernement ne tient pas ses engagements de financer prioritairement et massivement les transports, en accédant aux demandes de l’opposition de gauche : il est donc logique qu’on refuse de s’associer à un tel projet.
L’auteur affecte donc de penser que le pouvoir UMP (qu’il soutient) est animé des meilleurs intentions républicaines. Mais il se contredit en affirmant que le projet du grand Paris est destiné à se substituer à une région (dirigée par ses adversaires politiques) ne répondant pas aux ambitions d’un président de la république en mal de résultats.