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  • mojo mojo 24 juillet 2010 11:31

    Je suis étonné de tant d’alarmisme, car c’est ignorer tout des procédés de propagande du pouvoir UMP. Nous sommes dans la technique désormais éprouvée, consistant à laisser fuiter des projets de lois pour tester l’opinion (un sondage confidentiel est sûrement en cours d’analyse pour confirmer des hypothèses de travail).

    S’agissant de ces annonces mal ficelées et peu crédibles:pas d’inquiétudes.

    Ce n’est là qu’un rideau de fumée destiné à prendre date pour les prochaines campagnes électorales, car il est évident que le clan Sarkozy n’a aucune intention de priver ses amis de la haute finance des gisements de « créations de richesses » qui leur sont si chers. Donc, une chose est sûre : Sarkozy ne va pas se priver de faire de la surenchère pour tenter d’éviter la fuite de son propre électorat.

    Il n’en reste pas moins que le problème posé par des destructions d’emplois causées par des entreprises délocalisant leurs centres d’appels, ne doit pas être pris à la légère.

    Je suis bien placé pour en parler, étant donné que professionnellement je participe à de tels projet (dans des programmes appelés « offshore ») pour le compte d’un grand groupe Français de services financiers. A ce titre, c’est une grande joie que d’observer le décollage économique du Maroc, qui est entrain de recueillir les fruits d’une politique dynamique, qui est très prometteuse pour le hisser au rang de pays émergent (aux côtés de l’Inde et de la Turquie et du Brésil).

    Mais, il faut savoir que le cynisme des employeurs Français est ravageur, tant pour les salariés Français précarisés qui le vivent comme un menace, que pour leurs nouveaux collègues marocains, qui sont encore plus exposés au harcèlement moral (tout est espionné dans ce métier) et subissent des conditions encore plus contraignante ; notamment du fait de d’un rythme de travail plus important et de la négation de leur culture (ex : adopter un nom Français et s’entrainer à ne pas avoir d’accent).

    Cependant, à l’exemple de ce qui s’est passé pour le textile, nos amis marocains doivent savoir que tout est dicté par les profits, et qu’au moindre changement de conjoncture, les entreprises Françaises n’auront aucun scrupule à migrer leurs centres d’appels vers d’autres pays à faibles coûts de main d’œuvre. Il y a même des mauvaises études de marchés qui peuvent conduire à des relocalisations en France pour cause de seuil de rentabilité non atteint (ex : charge d’exploitation mal évaluée, progression insuffisante du chiffre d’affaires, pertes significatives de clients).



  • mojo mojo 1er juillet 2010 11:27

    A l’évidence, Éric Woerth a quelque chose à se reprocher.

    Avec ses non réponses aux questions des élus du peuple et des contre pouvoirs, sa stratégie de défense est très parlante,

    Mais son petit chef n’a plus que lui pour tenter de sauver un quinquennat tellement calamiteux, que si la réforme des retraites est dépecée par des concessions à l’opposition, les électeurs de droite le lui feront payer très cher.

    Alors que Woerth reste contre vents et marées, car la gauche ne va pas se priver de rappeler systématiquement son pédigrée de gangster politique. Plus le gars sera décrédibilisé, mieux ce sera pour les adversaires de sa réforme des retraites.

    A votre avis, combien de temps va tenir le clan Sarkozy avant de le jeter ?



  • mojo mojo 22 mai 2010 20:37

    Je ne vois pas l’intérêt de faire de la désinformation.

    La retraite par capitalisation (ou par points) n’a jamais fait partie des propositions des du PS ; bien au contraire il est explicitement affirmé que la retraite par répartition doit être maintenue.

    Les centrales syndicales et tous les partis de gauche ne s’y sont pas trompé, et appellent le PS à les rejoindre dans la résistance aux réformes de Woerth.

    Et s’il fallait s’inquiéter de cette implication des socialistes aux côtés des forces de gauche, tu penses bien que ses alliés nous n’auraient fait savoir depuis longtemps ; car à ma connaissance aucun n’a émis le moindre des préalables ; qu’ils soient du PG, du PCF, ou même du NPA.



  • mojo mojo 22 mai 2010 11:02

    Passons sur la démonstration biaisée des revanchards du référendum sur le TCE, qui consiste à exiger du PS ce qu’on n’exige pas des partis qui sont à sa gauche ; et qui au passage se trompent de combat en préférant le confort des querelles de clochers. Avec de tels adversaires, le pouvoir UMP peut tranquillement continuer de méprise le peuple avec sa politique abjecte de soumission au directives du Medef.

    Mais ce qui est le plus fallacieux dans cet article, c’est cette propension au refus du compromis. Le PS, qui est un parti de gouvernement ratissant un large spectre de sensibilités de gauche, a une telle taille, qu’il ne peut pas prétendre à la pureté idéologique. Comme nous ne parlons pas là d’un petit parti à échelle humaine qui ferait confiance à un chef suprême, il est donc inévitable de négocier le bon compromis (TINA or not TINA ?).

    C’est assumé par ses militants : le projet PS sur les retraites n’est pas exempt de périphrases destinées à calmer les velléités de dissidences. Mais, il n’en est pas moins marqué à gauche, notamment par les pré-requis sociaux qu’il mentionne ; et surtout par le fort engagement à mettre à contribution les revenus du capital préférentiellement aux mesures anti sociales de la droite (uniquement axées sur des sacrifices demandés aux seuls travailleurs).

    A ceux qui persistent à ne pas vouloir lire les proposition du PS sur les retraites, s’ils veulent avoir une idée de ce qu’elles représentent, je les renvoie à la violence verbale des portes flingues de Sarkozy.

    La droite ne s’y est pas trompée, le PS a déclenché la bataille idéologique. Là, on est plus du tout dans de supposées compromissions dont parle l’auteur : on est bel et bien dans un choc frontal droite/gauche provoqué à l’initiative des socialistes.

    A l’auteur, qui manifestement s’est contenté des marqueurs politiques bien sélectifs avec son combat d’arrière garde post TCE, je lui dirais donc qu’il est fort mal placé pour critiquer l’opportunisme Benoit Hamon.



  • mojo mojo 29 avril 2010 22:44

    Remettons un peu de rigueur dans le débat : « l’age de départ à la retraite » (qui peut éventuellement aller au delà de 60 ans), ne doit pas être confondu avec le droit à la retraite (pour en toucher la totalité, et qui lui : est fixé à 60 ans)

    Contrairement à ce qu’affirme imprudemment l’auteur quand il utilise l’argument d’autorité à base de « qu’on le veuille ou non », repousser l’age du droit à la retraite ou allonger les annuités de cotisations, n’ont jamais constitué des solutions se suffisant à elles mêmes pour remplir les caisses de retraites, et comme par hasard il se garde bien de parler d’autres « leviers » que sont l’augmentation (raisonnable) des cotisations, où une plus grande mise à contribution des revenus financiers.

    « Celui qui le veut » : c’est le peuple ; certainement pas des experts autoproclamés ou des éditorialistes du mandarinat médiatique, qui n’ont pas à se substituer à la représentation syndicale ou politique (seules habilitées à en décider).

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