Lors des primaires socialistes de 2011, si d’aventure elle s’y risque, Ségolène Royal ne détruira rien d’autre qu’elle même ; et elle est mieux placée que quiconque pour en mesurer les conséquences.
Elle qui avait tant souffert des primaires 2006 ; comme le prouvent ses déclarations nous indiquant que les arguments utilisées par ses compétiteurs internes avaient été utilisés par le clan Sarkozy « pour la salir ».
Osera t’elle subir à nouveau cette épreuve ? Rien n’est moins sûr si j’en juge par l’adversité qui se présente déjà à ce jour ; sans parler de son mouvement qui s’étiole au sein du PS.
Une fois de plus
un idolâtre fait de la surenchère pour nous expliquer qu’il n’y a
pas d’alternative à la candidature de Ségolène Royal.
De plus il tombe
dans le piège qu’il dénonce en nous expliquant que les critiques
qu’elle subit ne sont pas constructives, alors même que sa diatribe
ne contient aucune autre proposition que celle d’appeler à ce que
cesse les atteintes à l’image de marque de sa favorite.
Au lieu de nous expliquer que « les sondages c’est de la merde » (ce qui n’est pas un scoop), l’auteur aurait sans doute pu engager un débat d’idées pour tenter de nous indiquer en quoi les sondages ne sont pas une fin en soi ; que nenni, nous avons droit au réflexe pavlovien du ségolâtre de base, avec une de ses sempiternelles déclinaisons du thème : « Ségolène ou le chaos ».
Non content de déformer les propos de Martine Aubry qui a pourtant pris soin de préciser qu’elle ne souhaitait en aucun cas des régularisation massive, mais d’avantage de justice envers des travailleurs clandestins réduits à une forme moderne d’esclavagisme, l’auteur préfère se perdre dans ses propos transpirant la
frustration et une haine inextinguible de tout ce qui ressemble à
une pensée de gauche.
Nous avons donc ici le témoignage vivant d’une droite, qui
est si peu sure de son bilan en matière de lutte contre
l’immigration (malgré 7 ans de pouvoir), qu’elle en est réduite à
implorer l’opposition républicaine de ne pas trop en rajouter sur cette cruelle désillusion.
« trahisons », violences verbales« , »attaques outrancières contre Royal« , »l’inanité des critiques«
L’auteur à propos de Royal :
»habile« , »sait imprimer le
tempo« (? ???), »sait tirer profit de la vindicte« ,
»fascination obsessionnelle de ses contempteurs"
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Encore un article
d’un dingue de Ségolène Royal ; qui ne recule devant aucune
caricature ; et qui s’imagine que l’atteinte à l’image médiatique de
sa favorite est une « faute politique ».
Vincent Peillon (
lui et ses amis sont l’honneur de la motion E, qui malheureusement
est en état de décomposition avancée), avec lequel je suis
pourtant en désaccord sur les orientations politiques, et stratégiques, n’en reste pas moins un
socialistes de premier plan ; qui contrairement à Ségolène Royal, a le
mérite de préserver ce qui peut l’être en s’efforçant de mettre de la
consistance dans le contenu politique proposé par son courant.
Peillon, à juste titre, connaît trop la camarade Ségolène pour ne pas tout faire pour retarder la bataille mortifère des ego.
La vendeuse de chabichou y a vu un crime de lèse majesté et est venue renverser la table sous les yeux effarés de ceux qu’elle espère ses futurs alliés : Modem, verts, dissident communiste.
Vont ils continuer de miser sur une candidate (à la candidature) aussi peu fiable ?
"Il est amusant de voir le PS gesticuler et exiger un Référendum
sur La Poste ... Tout en oubliant que le premier pas vers sa
privatisation date de 1999 sous Jospin ouvrant ce service public à
la concurrence...
Enfumage et hypocrisie...."
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Argument classique du petit facho de service
qui se fait passer pour un gentil gauchiste en singeant les arguments
de la droite.
Dis toi bien que les nombreux partis de gauche (toutes tendances confondues, y compris les plus révolutionnaires, et
surtout les syndicats et associations), n’auraient pas une seule
seconde hésité à écarter le PS si leur crédibilité en
dépendait.
De plus si tu te crois malin en refaisant l’histoire à ta manière, commence par nous faire le décompte des saloperies libérales que nous inflige ton président à talonnettes, et on verra qui est le mieux placé pour donner des leçons.