Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Des travailleurs, vous voulez dire ? parce que ceux qui font « tourner l’économie » - c’est-à-dire ceux qui PRODUISENT les richesses - ce sont les TRAVAILLEURS.
PAS les actionnaires ni les employeurs (ils ne produisent rien, ne créent rien, n’inventent rien, n’apportent rien - surtout pas l’investissement).
Si vous lisiez ou écoutiez les sources d’informations que je met à votre disposition (articles + vidéo) qui contiennent les réponses à vos questions, vous n’auriez pas à me les poser
L’article ci-dessous vous expliquera beaucoup mieux que je ne pourrais le faire l’énorme différence entre « revenu de base » et « salaire à vie » (ce dernier N’EST PAS une forme de « salaire à vie » plus poussé, mais UN TOUT AUTRE PROJET), et également les failles et les vices du « salaire à vie ».
D’un point de vue égoïste, mais aussi dans une vue à court terme, il pourrait sembler logique, n’ayant aucune source de « revenu », que je sois favorable au « revenu de base » : de rien, j’aurais soudain accès à un petit pécule.
Alors bien entendu, lorsque j’ai découvert, il y a quelques années, l’idée du revenu de base, j’étais à priori favorable, je trouvais l’idée très bonne même. Sans analyse. Puis j’ai étudié un peu l’économie, les principes de création monétaire (par la dette, via le principe de réserve fractionnaire), et j’ai affiné ma réflexion.
J’ai plus tard pris connaissance d’une autre approche, qui semblait aller exactement dans le même sens, celle du « salaire à vie » de Barnard Friot et du Réseau salariat. Celle-ci, pourtant, était très différente, présentant une lecture du modèle à la fois économique mais également social et sociétal, et dont les propositions ne reposaient pas sur une idée nouvelle, ,mais au contraire, sur un système déjà expérimenté avec succès : les caisses d’allocation sociales (sécurité sociale + retraites), acquise à l’issue de la seconde guerre mondiale (en 1945) dans le cadre du programme social du CNR.
Ce modèle présente l’énorme avantage d’être expérimenté avec succès, de ne pas dépendre de l’impôt (les cotisations sociales ne sont PAS un impôt, mais un salaire différé et mutualisé) ni du capital (il n’y a pas besoin d’épargne pour financer la sécurité sociale).
Mieux encore, le projet de « salaire à vie » est l’extension à TOUS d’un STATUT SOCIAL - celui déjà accordés aux fonctionnaires publics - de PRODUCTEUR (créateurs de richesse), qui non seulement qulifie le travailleur (la personne) et non plus le poste de travail (contrôlé par les seuls employeurs), ce qui a un impact décisif sur la structure sociale et économique. Cela élimine de facto la propriété privée LUCRATIVE (levier décisif du capitalisme permettant de prendre le contrôle de l’économie) et instaure par là même la propriété D’USAGE : est propriétaire celui qui UTILISE un bien (mobilier, immobilier, machine de travail, ...).
Le revenu de base est une aumône accordée aux pauvres. Le salaire à vie est un statut social qui reconnait chacun comme producteur de richesse.
Au delà, j’ai aussi découvert les principe de l’économie basée sur le partage équitable des ressources, qui est à mon avis l’objectif à atteindre pour fonder une véritable civilisation mondiale digne de ce nom.
Je vous invite à lire et écouter les liens que j’ai donné dans mes autres commentaires sur cet article
Comme mesure de transition vers une économie basée sur les ressources (et non sur la monnaie), oui, je suis tout-à-fait favorable au principe du salaire à vie tel qu’exposé par Bernard Friot et le réseau salariat.