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  • NAHASH NAHASH 29 juin 2009 02:57

    @mcm :

    ai-je parlé d’Union Européenne ? non, j’ai, me semble-t-il, usé du terme « Occident », qui généralement s’entend pas Europe+Amérique du Nord (parfois du Sud)+ Océanie : donc mon chiffre ou approximation reste correcte. Par contre, j’aimerai que vous me faissiez parvernir une source plus ou moins « sérieuse » qui vous fait estimer à 50 millions le nombre de musulmans dans l’Union Européenne, parce que en vérifiant au niveau des statistiques démographiques des 27 membres de l’UE, je n’aboutit pas à ce chiffre.

    Cordialement, 



  • NAHASH NAHASH 29 juin 2009 02:35

    @ThatJazz :

    Mon propos n’était pas une invitation à « discuter socio » ou à comparer la validité de telle ou telle thèse sociologique, ethnologique, anthropologique, etc…C’était un constat, où simplement je disais qu’on ne peut plus séparer « situations locales » d’une situation globale, où on ne peut plus faire l’impasse  alors que tout se retrouve interconnecté, s’influant réciproquement et produisant certaines des situations que vous avez décrites dans votre article. Et je crains à mon tour que le « problème » dont vous parlez n’a rien de « trivial » mais qu’il s’inscrit parfaitement dans cette phase de mutation qui impacte l’ensemble des sociétés humaines, la société occidentale particulièrement.    

    Vous écrivez : « L’urgence aujourd’hui c’est ces problèmes graves, violents et inacceptables dans notre culture présente. » le fait est qu’à proprement dit il n’existe plus de « culture présente », ce que j’ai développé dans mon commentaire précédent.

    Cette « atmosphère délétère” ne peut se limiter à la confrontation de cultures différentes, soit cultures contemporaines différentes, soit une culture patriarco-machiste passé s’opposant à une culture « moderne »…Bref, si le problème était d’ordre culturel, il ne serait pas véritablement un problème, le Politique au travers de la Loi et du Droit, serait à même de le gérer.

    Le problème est bien cette anti-culture que j’ai décrite précédemment, car cette « atmosphère délétère” ne peut se limiter à cette « culture méditerranéenne, machiste », aux mariages arrangés, aux femmes voilées, soit à certaines manifestations culturo-religieuses liés à l’islam à des degrés divers et variés : cette « atmosphère délétère » est produite par le système, et cela au-delà de toute différence catégorielle, ethnique ou sociale : elle est part intégrante de cette anti-culture de contrôle et conditionnement, et focaliser sur les particularités/particularismes, ne fera que retarder une prise de conscience nécessaire et vitale.

     

    Soit…vous écrivez :  « La claustration et la séparation des sexes, la diabolisation du corps, du plaisir, de la liberté. », il est intéressant que vous posiez le problème au niveau de la Sexualité, et que vous associez plaisir et liberté comme si les deux étaient effectivement liés ou synonymes. Soit, vous évoquez votre grand-mère, personnifiant la « femme d’hier » dans ses luttes, ses combats, son oppression, etc…en parallèle, la dite « révolution ou libération sexuelle » des années 60/70,  ou « révolution « morale » qui a eu pour conséquence la libération de la Sexualité de la Morale. On peut considérer cela comme positif, mais on pourrait aussi se demander de quelle manière cette dite « révolution ou libération » n’avait sans doute pas le parfum de spontané qu’on nous présente généralement et qu’elle n’est pas apparue par hasard, mais qu’elle répondait bien non pas à une évolution de la société mais à son adaptation à une nouvelle donne économique : la croissance économique post-guerre, aboutissant : d’un l’intégration de la Femme dans la sphère du Travail, de deux la démoralisation de la Sexualité : deux évènements qui ont surtout eu des conséquences positives au niveau économique plus qu’au niveau politique ou social. Economiquement, l’intégration de la Femme au marché du Travail a coïncidé avec une immigration massive, deux facteurs qui ont favorisé la constitution de « classes fragiles et précaires » travailleuses et travailleurs immigrés. Politiquement, peu à peu on a basculé de revendications collectives de progrés sociale vers des revendications particulières. Socialement, la disparition de l’oppression féminine n’a jamais eu lieu, la Loi elle-même a mis des décennies avant de considérer toute son ampleur (législation sur le mariage, divorce, devoir conjugal, état-civil, viol, harcèlement, parité,etc…) bref, cette dite « libération/révolution » associé à un Féminisme affirmé n’a pas eu un effet immédiat autre qu’économique.

    Mais revenons au propos principal : Morale et Sexualité : la question est donc en quoi la « démoralisation de la sexualité » permet-elle, telle que vous le faites, de faire coïncider plaisir et liberté ? Mise à part, cette anti-culture de contrôle-conditionnement que j’ai décrite, je ne peux voir d’autres raisons. Rassurez-vous, il ne s’agit pas pour moi d’avoir une perspective morale ou moralisante sur la Sexualité, je me considère volontairement comme amoral, la Morale n’étant qu’une forme différente de contrôle-conditionnement, mais de faire ce constat : cette « démoralisation de la Sexualité » et l’association plaisir(sexuel/corporel généralement ) et liberté n’a d’intérêt qu’économique et ne démontre aucunement un quelconque « progrés » social ou politique : bref, un « détournement économique » de ce qui aurait pu représenter un changement radical dans nos sociétés.

    Si cette morale a quitté le Sexe, elle a permis le développement de tout un marché économique jusque là étouffer par la Morale et sa traduction juridique et légale : il ne s’agit pas uniquement de la pornographie, mais de toute la récupération économique de la Sexualité et du concept de plaisir dans une perspective et une logique de rentabilité économique. On aboutit donc à la situation inverse de ce qu’aurait dû produire toute libération, à une forme d’aliénation pleinement consentie puisque le plaisir sexuel/corporel/hédoniste est complètement associé mentalement à la notion de Liberté (liberté qui elle-même se retrouve traduite avant tout par la capacité de consommer sans limites ou presque) : concept de plaisir bien entendu formaté, élaboré non pas par la Culture mais bel et bien par le marketing-conditionnement et la captation des énergies libidinales individuelles.  

    Une des conséquences qui nous intéressera particulièrement concerne la Femme et la manière dont cette « démoralisation du sexe » a entrainé non pas une amélioration de la perception du sujet « femme » mais bel et bien une dégradation : quelque soit le terme que vous préférerez : femme-objet, femme-salope, femme-nympho, etc…ces stéréotypes ne sont pas véhiculés par une quelconque culture machiste, méditerranéenne qui ne connaît que les stéréotypes ou archétypes mère, vierge ou putain ; mais bel et bien par cette anti-culture de contrôle-conditionnement, qui colonise les consciences collectives non pas d’une pornographie visuelle mais de schémas-rapports homme/femme strictement déshumanisés selon un scénario porno-économique. Et cette « atmosphère délétère » procède avant tout de cela plutôt que de pratiques culturelles « archaïques » : car elle opère sur une échelle collective, mentale auquel personne ne peut échapper : les sifflets, les gestes obscènes qui vous agressent dans la rue ne naissent pas de lectures pauliniennes ou coraniques mais de ces écrans qui conditionnent représentations mentales et comportements : ce qui est le but bien entendu.

    Pour élargir un peu plus, un simple constat, si la Morale a disparu en-dessous de la ceinture, elle est réapparu juste un peu au-dessus : la Morale ne siégeant plus dans la région pelvienne mais dans le ventre : le Sexe na plus à être morale mais la Nourriture oui : cela influe aussi sur la condition féminine, qui après les diktats patriarcaux, les schémas pornographiques, se retrouvent soumises à la dictature diététique : situation qui impacte autant sa condition que les facteurs précédemment cités. Il n’y a plus de culpabilité dans le sexe, la culpabilité nait de l’acte de manger.

    Bref, tout cela pour dire que seule une perspective globale permettrait de saisir non pas la ré-émergence d’une culture ou de comportements machistes, trop facilement imputables à des communautés qui semblent être voués au « bouc-émissariat », sans doute afin d’empêcher une prise de conscience globale, mais bel et bien de saisir la mise en place d’un système et d’une société où les oppressions ne feront que s’affirmer, mais que nous pourrons difficilement combattre, car trop occupé par nos revendications particulières : ce qui est d’ailleurs le but. Une « burka » portée est facile à reconnaître et à combattre selon tel ou tel principe, mais les « burkas mentales » nées de cette anti-culture seront bien plus difficile à combattre : on ne les enlève pas une fois chez soi : un « chez soi » lui-même conforme à l’ « ikeasisation » des esprits.  

    Cordialement,



  • NAHASH NAHASH 29 juin 2009 01:04

    @SysATI :

     

    Je vous remercie pour votre chaleureux commentaire. Il est évident que l’éveil de Niemöller arriva trop tard, mais il eût le mérité de se produire : je ne suis pas certain que cela soit à nouveau possible.

    Le Pasteur Niemöller avait su retrouver l’instinct de l’Universel et se rappeler qu’au-delà des concepts tels que « nation », « religion », « communauté », etc…il y avait une humanité commune et un destin commun.

    Aujourd’hui, nous ne connaissons plus que le Particulier, celui qui nie Singulier et Identité, en même temps qu’il étouffe tout instinct de l’Universel ; des particularités qui servent au Contrôle et à la Division, à la réduction de l’humain en un « animal asocial », un universalisme négatif dont la seule finalité est la « domestication » de l’Humanité, sa réduction en un « cheptel humain »,  le Monde devenant un parc sous le « contrôle » de gardiens qui décident à leur guise du futur de l’Homme.

     

    Bref, l’idéologie combattue par Niemöller ne s’est jamais éteinte, elle a juste muté, s’est améliorée et aujourd’hui inspirant les véritables gouvernants du Monde, elle gère le « matériel humain » selon des intérêts dans lesquels aucun de nous ne peut humainement se reconnaître mais que tous nous servons par notre aveuglement ou notre complicité tacite : après la domestication de l’Animal et du Végétal, de l’Environnement, arrive celle de l’Homme…avec le « démocratique accord » de masses autistes qui préfèrent se réfugier dans le Particulier et tuer peu à peu l’instinct de l’Universel.

     

    Cordialement,  

      



  • NAHASH NAHASH 28 juin 2009 05:20

    veuillez ne pas tenir compte du passage suivant « par exemple dans certaines rubriques des magazines dont Sophy parle. » croisement de commentaires et maladresse dans le copier/coller depuis Word...sinon la thématique s’approchait : le conditionnement via « magazines dits féminins » tout aussi potentiellement « oppressif »...

    cordialement, 



  • NAHASH NAHASH 28 juin 2009 04:48

    Suite :

     

    Partant de là, il est évident que du moment où la « sexualité des femmes » est leur âme, et donc « sacrée » nulle question de l’échanger contre de l’argent. Le seul échange « positif » doit se faire contre la sécurité, la protection, le confort, la tendresse,etc…A considére comme relevant du Conditionnement, conditionnement opérant de manière plus virulente Aujourd’hui qu’Hier, tant les moyens sont devenus efficaces voir redoutables.

     

    C’est dés leur jeunesse que le conditionnement s’opère, le discours étant : leur sexualité n’est pas comparable à celle des hommes, rendant de fait le sujet sensible et « dramatique ».  Partant de là, elles nourrissent volontairement ou involontairement, une différence supposée, source de toute oppression et violence.

     

    La répression de la violence conjugale, de la violence sexuelle, du viol, etc…n’a de sens que si les femmes « s’émancipent » de leur différence « revendiquée », une différence supposée dont elles font la raison de tous leurs combats, nourrissant ainsi leur propre « oppression ». la tare du Féminisme : le piège du Particulier.

     

    L’égalité face à la procréation doit être acquise en premier lieu : exemple : « socialiser » la reproduction en créant par exemple des « espaces collectifs d’éducation » pour les enfants avec des horaires flexibles, afin qu’hommes et femmes puissent y jouer un rôle comparable.

    Le sexe ne devrait plus être inscrit à la naissance, de manière à ce qu’aucune « caution sociale » ne prépare la « différenciation sociale » engendrant la violence, les inégalités,etc…

    Les « discriminations dites positives » ( ex :loi sur la parité) devraient cesser, afin de ne pas accentuer le ressenti d’une différence qui serait réelle entre hommes et femmes.

     

    Nombre de changements sont possibles, mais c’est à une échelle globale que celui-ci doit intervenir : la société doit en finir avec l’obsession de la sécurité et de la protection, qui favorise « l’oppression » des femmes en particulier, et de tous en général.

     

    Notre société s’enferme sur elle-même, autour de valeurs considérés comme sûres : « sécurité » et « famille » se rapprochant, symptomatique d’une société qui a perdu sa capacité à créer, à construire l’avenir, une société qui refuse qu’un autre monde soit possible…Une société sans rêves, sans imagination…

     

    Conclusion qui rejoindra mon introduction et éclairera les « ambiguités » possibles :   

     

    L’élément central et déterminant de notre société contemporaine EST la substitution du Conditionnement à l’Expérience par le biais entre autre de ce qu’on appelle habituellement la « culture de masse » ou les « mass médias » mais aussi et surtout grâce à la Révolution de l’Information et le développement des technologies numériques, des capacités de réaction en temps réel et de traçabilité, etc… bref tout ce dont nous sommes invités à appeler  PROGRES (technologique, économique, mais surtout éviter de parler de progrés « humain » ou social, çà c’est « has been »).

       

    Bref…Je m’explique sur cette substitution du Conditionnement à l’Expérience : notre société axée sur la Consommation, et cela sous toutes ses formes, non pas uniquement pas la consommation de biens matériels mais aussi la consommation d’Information(s), d’idées-produits, de prêt-à-penser, etc… a produit non seulement l’individu-consommateur en quête perpétuelle de la satisfaction immédiate de ses désirs ( provoqués-inspirés par d’autres, la plupart du temps) mais aussi une forme d’anti-Culture dont la principale fonction est de la « production de comportements donnés » et la « proposition de modèles de vie et de conduites-attitudes, en orientant l’évolution des désirs du « public » par le marketing-conditionnement.

     

    Parler d’anti-Culture et de Conditionnement est nécessaire, c’est bel et bien , par ce biais, que l’Expérience qui, par le passé, contribuait à la construction de l’identité, de la personnalité des individus mais aussi participer de leur rapport au Monde, à l’Autre, et donc de leur perception et représentation du Monde, se voit aujourd’hui remplacé dans un système dominé par l’idéologie (ultra-)libérale (économique), par le Conditionnement qui lui influe de plus en plus dans la construction de l’individu et encore plus dans son rapport au Monde : un individu-consommateur soumis dès son plus jeune âge à ce conditionnement, via la publicité, les « industries de programmes » et ce qu’elles produisent, mais surtout par l’invasion de l’inconscient collectif et individuel  par des « modèles de vie » et le «  prêt-à-penser » élaborés afin de satisfaire au Tout-Marché de nos sociétés..un Tout-Marché qui ne connaît plus aucune limite à son influence, pouvoir mais aussi « contrôle ».

     

    On assiste peu à peu à une standardisation des comportements consommatoires, bien souvent avec l’impératif de socialisation, qui fait de cette anti-Culture la menace essentielle de la Culture : celle qui relie les hommes entre eux, et non cette anti-culture qui les « standardise », les « catégorise », les « conditionne » quand elle ne les contrôle pas tout simplement.

     

    Notre société voit disparaitre la Culture, celle de la « culture de soi », ou « culture de l’Etre » pour une « anti-culture » du « Tout-Moi » égoïste et puéril, une « anti-culture de l’Avoir »…on ne parle plus « d’être bien », mais de « bien-être », un bien-être défini par exemple dans certaines rubriques des magazines dont Sophy parle. 

     

    L’individu, homme ou femme, ne fonde plus son raisonnement, son jugement, son rapport au Monde, sur l’Expérience mais bel et bien selon son degré de conditionnement : là où la Culture induisait la Réflexion, note « anti-culture » de remplacement se caractérise par le Réflexe, la pensée-réflexe, l’acte-réflexe…réflexes consommatoires initiés par d’autres que l’individu dont le but n’est pas l’individu qui réfléchit par lui-même, mais l’individu qui se réfléchit en milliers, millions, de « clones-consommateurs » potentiels…l’existence se caractérise dés lors par un « usage consommatoire » de tout et n’importe quoi : du chocolat extra-light, de l’Ipod, de l’écran LCD, etc…jusqu’à la façon même de penser le monde, l’Information, les idées, les idéologies,etc…elles-mêmes rentrent dans cette logique consommatoire totale…  

     

    Ce phénomène ayant vocation à devenir universel, par la grâce de la globalisation économique et d’un pseudo-multiculturalisme dont le but essentiel est de mettre le point final à la Culture : Homme ou Femme nous sommes sur le même bateau : donc revenons à l’Universel…au Singulier.

     

    Désolé pour ce commentaire long, sans doute confus et potentiellement ennuyeux…

     

    Cordialement,   

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