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Tolérance ou indifférence ? les deux me semblent avoir un sens très proche, donc un moment ou l’autre, ils sont voués à se rencontrer. Tolérance est bien issu de « tolérer », ce qui n’a pas le même sens que respecter, tolérer c’est plus ou moins demeurer indifférent jusqu’à un certain seuil…de tolérance. Voilà la boucle est bouclée. Donc notre société fondée sur ce principe est destinée à façonner des individus aux comportements autistiques et neutraliser toute forme d’empathie : c’est d’ailleurs un des éléments de la mutation à laquelle nous assistons. Le problème de l’empathie est qu’elle active l’instinct de l’Universel chez l’animal humain, instinct qui contrevient à la nécessité politique et économique de contrôle : donc neutralisation de cet instinct, qui sous-tend le singulier chez chacun, singulier qui le définit comme entité unique certes mais appartenant à une communauté généralement appelée Humanité.
Bref, notre société post-moderne, post-historique, post-industrielle, etc..à vous de choisir..voir post-humaine sous peu…cette société « post » préfère le Particulier, les particularités, pour des raisons pratiques au niveau autant politique qu’économique : à savoir niveau politique : saper l’esprit collectif, l’universel ou le commun, en le noyant sous une multitude de revendications particulières : cheminots, gays, femmes, religieux, fonctionnaires, etc…la lutte des causes remplaçant la lutte des classes : procédé d’une efficacité redoutable et quotidiennement prouvé. Autre procédé considérer que toute communauté humaine est proto-fasciste, d’où la connotation péjorative des termes « nation », « communauté », « identité » etc…tout ce qui est susceptible de créer du « lien social » et donc de l’Universel est à neutraliser.
Au niveau économique, fixer les individus sur les particularités a le mérite de le transformer peu à peu en « consommateur client par exemple » et dans l’absolu à faire de l’ensemble des individus des « clones » dont les comportements qu’ils supposent d’ordre culturel ne sont en fait que des pratiques consommatoires finement élaborées afin de faire coïncider capacité de production et consommation. Processus qui démarre par la captation/organisation des énergies libidinales individuelles par le biais d’une pseudo-culture via médias interposés, numériques ou analogiques, dont le but essentiel est la « vente » de comportements, de modes de vie et d’existence « artificiellement » créés. Artificiellement dans le sens où ils ne résultent plus de la Culture donc de la rencontre entre Expérience, Histoire et Environnement mais de celle du marketing, de la RD et de décisions de CA.
Donc, après cette introduction/digression, passons à la question « femme » et voyons de quelle manière innocente ou naïve, vous avez manqué les enjeux véritables de la question que vous souleviez en invoquant le modèle patriarco-machiste supposé latin ou méditerranéen, qui n’est plus opèrant aujourd’hui, le Particulier « féministe » ayant manqué son objectif, s’enfermant dans la particularité « femme » en oubliant Singularité et Identité, qui déterminent autant une femme que son « sexe ».
Dun, effectivement que nos sociétés continuent à produire de l’oppression sur tel ou tel groupe, en raison de différences d’ordre sexuel, ethnique, physique, religieuse,etc…reproduisant là le schéma éternel de toute société humaine : oppression, violence, contrôle, etc…
En résumé nous sommes tous « potentiellement » des opprimés.
Sur la question de la violence/oppression à l’encontre des femmes, (violence sexuelle, physique, iéngalités,etc…) il est certain que les femmes demeurent « opprimées » mais non pas pour les raisons que vous exposez : à savoir le « machisme » des hommes et de la société en général.
La source de cette « oppression » doit être clairement identifiée avant que ne puisse s’amorcer un quelconque débat sur la question : or les femmes sont bel et bien opprimées pour une raison essentielle, à savoir : « la charge de la reproduction ».
Les femmes sont opprimées parce qu’elles sont en charge de la reproduction, et c’est cette raison première qui conditionne toutes les conséquences « oppressives » de cet état de fait.
Premier constat : cette « charge » les femmes en sont généralement pleinement satisfaites (rares sont celles qui optent pour l’hystérectomie volontaire), d’autant plus que cette « charge » aujourd’hui apparaît moins contraignante avec la généralisation de la contraception et de l’avortement.
D’où « satisfaction » majoritaire des femmes envers cette « charge » qui pourtant est le facteur principal de leur « asservissement ».
La procréation continue d’apparaitre ou d’être ressentie comme un « destin », ainsi le sujet « femme » se conçoit ayant une « nature différente » du sujet « homme », pour qui le fait d’avoir un enfant est un des aspects de sa « biographie ».
Disons que le « sujet » femme se place dans l’immanence et non pas dans la transcendance. D’où « inégalité de nature » ressentie indépendamment de tout « machisme » structurel ou idéologique.
Les femmes vivent comme avec un « filet de sûreté », elles ont la « chance » particulière de pouvoir surmonter toute « crise existentielle » en mettant au monde un enfant, et ainsi de s’inscrire dans un « destin », répondant à leur « crise existentielle » en offrant de fait un sens à leurs existences.
Elargissant la perspective sur des aspects plus ancrés dans le Réel : à prés de 90%, les femmes continuent d’épouser des hommes plus âgés, plus diplômés.
Fait intéressant et révélateur, où l’on voit les femmes continuer à mettre sur le « marché matrimonial » leur « sexualité » en échange de l’assurance du « confort matériel » ou de la « famille ». Donc deux modèles : modèle société « traditionnelle » et modèle société « post-moderne ».
La sexualité des femmes demeure donc bel et bien, leur « monnaie d’échange » quand bien même la société a connu la « libération dite sexuelle ». Cette persistance devrait peut-être s’analyser dans la perspective plus large de l’obsession « économique » des sociétés et des individus.
Cette persistance d’un comportement faisant de la sexualité féminine, une « monnaie » devient dés lors problématique, et témoigne à elle seule que le « machisme » ne peut être seule justification de la violence ou oppression des femmes en tant que telles.
La « révolution des mœurs » ou « révolution morale » contemporaine ou récente n’a pas fait en matière de sexualité, des femmes des sujets aussi « affirmatifs » ou « affirmés » que les hommes sur cette question.
L’inhibition « sexuelle » des femmes engendre toutes les autres inhibitions.
La « dramatisation » systèmatique de la prostitution est assez révèlatrice dans le sens où elle opère comme un rappel constant disant aux femmes que leur sexualité est leur « âme ». On constatera que la prostitution masculine ne connaît que rarement ce processus de « dramatisation », il ya rarement une charge « tragique » évoquée.
@Arunah :
Vous écrivez : « Ce qui désolant, c’est que les belles âmes prônant la liberté ne comprennent pas que l’islamisme est une réelle menace pour nos sociétés et nos libertés. »
Je vous rejoins sur ce point, mais il me semblerait judicieux d’établir une hiérarchie des « menaces » à nos libertés et pour nos sociétés : au vu des sur-réactions à propos de l’objet « burka », je pense qu’on peut définitivement considérer que l’islamisme n’est sans doute pas la première menace.
La première menace est le contrôle par conditionnement interposé, où on arrive à cette situation aberrante où 3 à 4% (voir 5% pour les islamophobes hystériques) de la population occidentale (selon ce qu’on entend communément par « Occident ») se voient dotés d’une influence et capacité de nuisance « surnaturelle » par la grâce de la construction médiatique de l’islamophobie. Nous sommes là dans la « croyance », la « pensée magique » et non plus dans le Réel : accorder à une minorité le pouvoir de menacer les fondements même de la société occidentale relève selon moi d’une pathologie mentale aggravée : on assiste au même processus moyen-âgeux qui donnait aux Juifs des pouvoirs fantasmés en vertu de supposés rituels diaboliques, ou un processus plus récent débutant au XIXème siècle et théorisant l’antisémitisme en donnant aux Juifs un pouvoir absolu et occulte qui leur permettaient d’influer sur l’ensemble de la société, de créer des guerres, etc…bref vous devez connaître.
Si j’ajoute qu’au fil des commentaires, j’arrive à lire de plus en plus de commentaire décrivant l’islam comme une religion diabolique, le fondateur de cette religion comme inspiré du Diable, etc..tout cela écrit par des individus supposés rationnels, libérés de toute religiosité exarcerbée, etc..bref des occidentaux moyens généralement déchristianisés : je ne peux que confirmer ma lecture du processus actuel : une mécanique fondé sur le fantasme d’une sur-puissance musulmane capable d’ébranler l’Occident, un occident qui domine le Monde, depuis plusieurs siècles me semble-t-il…
Si ensuite, je m’intéresse à ce qui se passe en dehors de l’Occident et observe plus particulièrement ce qui se passe dans l’espace musulman, un seul constat : le bloc musulman homogène, menaçant, puissant, etc…est une superbe illusion : je ne vois que des sociétés en décrépitude, incapables d’évoluer ou de changer, gouvernées par des régimes dictatoriaux, autoritaires, théocratiques, etc…aucune unité entre musulmans, des guerres civiles larvées ou ouvertes, une fascination-répulsion pour l’Occident etc..bref si cela est une menace, je me demande dés lors comment considérer d’autres espaces civilisationels qui me semblent en bien meilleure santé et offensifs.
Donc il me semble, à un moment, si le propos est la défense de nos sociétés et de nos libertés, de recadrer le débat, et d’établir une hiérarchie des menaces et des priorités :
L’islamisme n’est menaçant que dés lors qu’on le renforce, les pays soutenant ouvertement une vision rigoriste, fondamentaliste voir sectaire de l’islam sont connus, ils sont d’ailleurs assez bien souvent nos « alliés » et là nous arrivons au constat suivant : l’ultra-libéralisme et l’islamisme radical s’entendent très bien, un wahhabite et un « ultra-libéral » n’ont aucun problème pour s’entendre du moment que s’applique cette règle nouvellement universelle par la grâce de la globalisation : la dépolitisation de l’Economie. Voilà la menace première ! pourquoi ? parce que ce processus de dépolitisation de l’Economie a pour conséquence la neutralisation de la Politique, or le seul levier de contrôle que les citoyens ont sur la société passe par la Politique soit la « gestion de la Cité » : donner les clés de la Cité aux Marchands et vous en faites ce à quoi l’Occident ressemble de plus en plus un vaste parc d’attraction sécurisé et climatisé tout dévoué au culte de l’Individu, à la Loi du Marché et au credo de la Consommation illimitée.
Voilà la menace, car cette neutralisation de la Politique ira croissante, les champs pouvant tomber sous la coupe d’un contrôle économique donc privé sont infinis, l’Economie ne connaît pas de limite : la Politique est donc vouée non pas uniquement à être neutralisée mais éliminée, la Démocratie et donc le « pouvoir citoyen » avec..et je ne parle pas de la Culture qui elle est déjà en voie d’extinction, captée et organisée par l’Economie elle devient cette anti-culture de contrôle et conditionnement, qui ne fait plus de l’individu un citoyen membre d’une communauté mais un consommateur client à perpétuité.
Et j’éviterai de m’étendre sur la dite « démocratie libérale » qui restaure d’une manière « démocratique », le Parti Unique, l’exemple de l’hybride UMPS en est la démonstration flagrante, et cette absence de clivage droite/gauche n’est pas limité à la France, il tend à devenir la règle en Occident : le « bipartisme » mute en « monopartisme » et l’opposition politique défunte persiste sous la forme « alternance rituelle » afin de faire tenir l’illusion un peu plus de temps.
Donc, si la « burka » est si menaçante, qu’on me dise, quel attribut conférer à cette mécanique inéluctable qui elle ne se traitera pas à coup de commission parlementaire ni de loi « opportuniste ».
Cordialement,
@frederic lyon,
Monsieur Lyon : je reposte ici mon commentaire en réponse à mes arguments « tordus » ou maladroits, puisque vous reproduisez ici le même argumentaire donc copier/coller : (je vous renvoie tout de même à mon commentaire ci-dessus afin que vous soyez à même de comprendre que mon propos n’est pas pour/contre mais de saisir de quelle manière une telle mesure serait possible et non en contradiction ou infraction avec nos lois et principes constitutionnels, j’es saurez me répondre de manière non « partisane » afin que je saisisse de quelle manière vous parvenez à une telle loi tout en respectant lois et principes)
J’apprécie votre commentaire à vertu pédagogique qui selon vous devrait éclairer ma lanterne. Bref, effectivement que si demain je revendiquais le droit de me promener intégralement nu en raison de mon appartenance au culte des petits hommes verts de Mars, la République pourrait me l’interdire sans que soit évoqué ma confession religieuse, vous avez raison. Mais encore une fois, vous mêlez avec facilité voir nonchalance différents registres : le fait de se promener nu est généralement considéré (puisqu’existe des exceptions) comme attentatoire à la pudeur, et de fait troublant l’ordre public : il est certain que le caractère sexuel de l’exposition des parties génitales est ce qui définit cette loi ou habitude. Donc l’analogie avec le voile ou la burka ne tient pas, comme je vous l’ai déjà dit. Car ce qui permet d’affirmer que le voile ou la burka seraient discriminants ou attentatoires aux libertés et à la dignité est bel et bien leur charge « religieuse ». Nul législateur ne pourrait justifier qu’un foulard « normal » soit discriminant si il ne se réfère à son caractère religieux. Si une mode demain arrivait et faisait de la burka un accoutrement fashion, nul législateur ne pourrait la considérer comme attentatoire sans se référer à sa charge « religieuse » à nouveau. Il me semble que cela est évident : c’est leur caractère religieux qui fonde le caractère discriminant ou attentatoire, sans cette charge « religieuse » ils ne sont que tissu.
Mais j’ai noté une de vos réactions sur cette même question, et il me semble que nous pouvons nous entendre sur un point : « Tous les vêtements qui couvrent le visage sont condamnables. Car c’est là que réside la négation de l’identité sexuelle et de l’égalité des femmes, ainsi que la discrimination. »
Il faudrait d’abord s’entendre sur ce que vous appelez voile, burka on voit ce que c’est. Vous parlez de « voile » couvrant intégralement le visage ou du « foulard islamique » ?
Ensuite la « négation de l’identité sexuelle » n’est pas interdite pas plus que l’affirmation de l’identité sexuelle soit une obligation : chacun est libre sur la question : seule inégalité et discrimination peuvent être prises en compte.
Suite : « en fait, je pense que seuls les accoutrement vestimentaires qui couvrent les cheveux (foulards par exemple) pourraient être autorisés, en arguant du fait qu’ils n’entrainent pas de véritables contraintes susceptibles d’handicaper les femmes dans leurs vies quotidiennes en les retranchant du reste des humains.
Porter un foulard peut avoir de multiples justifications, c’est d’ailleurs assez répandu et celà n’appartient pas à une culture en particulier. »
Au final nous sommes d’accord, me semble-t-il, l’interdiction de la burka serait possible selon une certaine perspective, le « voile » par contre à nouveau je ne saisis pas ce que vous entendez par « voile », voulant son interdiction mais autorisant le « foulard » ? Voile et foulard sont pareils me semble-t-il, de quel type de voile parlez-vous ? voile intégral ? ils entreraient évidemment dans le cadre d’une loi « anti-burka » puisque relevant du même caractère donc en matière de « foulard » que vous semblez vouloir autoriser : comment gérerez-vous ? les musulmanes seront interdites de « foulard » car un « foulard » sur une musulmane serait en infraction avec la nouvelle loi votée, alors qu’il serait permis chez des femmes non-musulmanes ?
Je vous remercie de me préciser de quelle manière vous définissez « voile » et « foulard » et de quelle manière vous envisagez de considérer dans le cas où une loi « anti-burka, anti-voile » serait adoptée, le caractère non-discriminant d’un foulard portée par une musulmane par conviction religieuse.
Cordialement,
Ce qui est intéressant dans ce « débat » sur la burka, ou plutôt pseudo-débat entre aspirants islamophobes ou islamophobes convaincus et démocrates naïfs ou « idiots utiles » du fanatisme religieux, c’est la pléthore d’arguments fournis et le fait que le législateur ne pourra se fonder dessus si son propos est de légiférer sur l’objet « burka ».
Il n’y a pas beaucoup d’options en fait, malgré les arguments de chacun, soit la burka est interdite de manière arbitraire, soit elle est interdite dans un cadre particulier relatif soit à l’interdiction officielle d’une idéologie politico-religieuse (comme l’apologie du nazisme est interdite) soit en considèrant qu’elle relève de l’aliénation mentale contrainte (pratique sectaire en infraction avec nos lois). Bref dans les deux cas, l’objet « burka » promet de sacrés migraines aux législateurs.
Mais revenons sur les arguments :
-argument sécuritaire : la loi dite « anti-cagoule » se fonde avant tout sur l’intention manifeste de cacher son identité (dans le but évident de commettre un acte délictuel ou criminel) : la burka relève-t-elle de cette « intention de cacher son identité » ? difficile à soutenir, si l’on considère que la burka se revendique comme une pratique religieuse dont l’intention est de marquer sa soumission à telle ou telle « obligation » religieuse.
De plus, si en raison de cet argument sécuritaire, on interdisait la burka, du fait qu’elle ne permet pas l’identification de sa « porteuse » (voir porteur) en masquant le visage, comment un touriste japonais portant masque de protection, lunettes de soleil et chapeau sera-t-il considéré ? le fait est qu’il y a plus de touristes japonais ainsi vétus que de burka en France.
Argument stupide ou absurde ? pas tant que çà : une loi interdisant la burka se devra d’être à la fois suffisamment explicite mais aussi suffisamment vague pour qu’elle n’apparaisse pas discriminante et donc anticonstitutionnelle. Donc le touriste japonais serait effectivement affecté par une telle loi « générale ». Soit…
-argument humanitaire (inégalité, discrimination, attentatoire à la dignité,etc…) : dans l’absolu, la burka ne peut être considérée que comme un vêtement particulier, du tissu accommodé d’une certaine manière, au mieux un vêtement traditionnel d’origine pachtoune : donc pour prouver son caractère discriminant, attentatoire à la dignité, etc…le législateur devra user d’une référence qui le cas échéant sera religieuse : puisque la burka ne saurait avoir ces caractères contraires à nos principes et lois, sans que soit évoqué en quoi elle les a et donc sa charge « religieuse » : donc infraction à la Laïcité, le législateur n’étant ni théologien, ni exégète du Coran. Le fait que la burka ne soit pas explicitement citée comme pratique religieuse reconnue et validée, ce qui permettrait de définir son caractère discriminant, attentatoire, etc… rend encore la tâche plus difficile.
Bref, j’en reviens à mes arguments d’introduction, la burka sera difficilement interdite avec les arguments sécuritaire ou humanitaire, le législateur ne fondant pas sur la « perception » que la communauté a de la burka, mais sur des principes juridiques.
Donc, seules les perspectives politique et/ou sectaire semblent être adéquates en la matière :
Considérer que la burka est un objet de revendication d’une idéologie (qui sera à définir préalablement , sacré challenge) condamnable au même tire que le nazisme par exemple, soit considérer que la burka procède d’un processus d’aliénation mentale contrainte ( et non volontaire) courants sectaires non acceptables selon nos principes (le challenge sera dés lors de faire attention qu’une telle loi ne mette pas en infraction la majorité de nos concitoyens qui eux aussi subissent au quotidien un processus d’aliénation mentale contrainte).
Pour conclure, toute loi anti-burka risque de ne pas passer : d’un parce que l’équilibre à trouver dans sa formulation sera difficile à obtenir, de deux parce qu’un recours sera toujours possible, de trois parce qu’il me semble difficile de concevoir que pour quelques burkas nos hommes politiques sacrifient des contrats avec nos amis du Golfe en mettant en infraction leurs épouses sous niqab et qui font la joie des commerçants de la Place Vendôme.
Cordialement,
@frederic lyon,
Monsieur Lyon :
J’apprécie votre commentaire à vertu pédagogique qui selon vous devrait éclairer ma lanterne. Bref, effectivement que si demain je revendiquais le droit de me promener intégralement nu en raison de mon appartenance au culte des petits hommes verts de Mars, la République pourrait me l’interdire sans que soit évoqué ma confession religieuse, vous avez raison. Mais encore une fois, vous mêlez avec facilité voir nonchalance différents registres : le fait de se promener nu est généralement considéré (puisqu’existe des exceptions) comme attentatoire à la pudeur, et de fait troublant l’ordre public : il est certain que le caractère sexuel de l’exposition des parties génitales est ce qui définit cette loi ou habitude. Donc l’analogie avec le voile ou la burka ne tient pas, comme je vous l’ai déjà dit. Car ce qui permet d’affirmer que le voile ou la burka seraient discriminants ou attentatoires aux libertés et à la dignité est bel et bien leur charge « religieuse ». Nul législateur ne pourrait justifier qu’un foulard « normal » soit discriminant si il ne se réfère à son caractère religieux. Si une mode demain arrivait et faisait de la burka un accoutrement fashion, nul législateur ne pourrait la considérer comme attentatoire sans se référer à sa charge « religieuse » à nouveau. Il me semble que cela est évident : c’est leur caractère religieux qui fonde le caractère discriminant ou attentatoire, sans cette charge « religieuse » ils ne sont que tissu.
Mais j’ai noté une de vos réactions sur cette même question, et il me semble que nous pouvons nous entendre sur un point : « Tous les vêtements qui couvrent le visage sont condamnables. Car c’est là que réside la négation de l’identité sexuelle et de l’égalité des femmes, ainsi que la discrimination. »
Il faudrait d’abord s’entendre sur ce que vous appelez voile, burka on voit ce que c’est. Vous parlez de « voile » couvrant intégralement le visage ou du « foulard islamique » ?
Ensuite la « négation de l’identité sexuelle » n’est pas interdite pas plus que l’affirmation de l’identité sexuelle soit une obligation : chacun est libre sur la question : seule inégalité et discrimination peuvent être prises en compte.
Suite : « en fait, je pense que seuls les accoutrement vestimentaires qui couvrent les cheveux (foulards par exemple) pourraient être autorisés, en arguant du fait qu’ils n’entrainent pas de véritables contraintes susceptibles d’handicaper les femmes dans leurs vies quotidiennes en les retranchant du reste des humains.
Porter un foulard peut avoir de multiples justifications, c’est d’ailleurs assez répandu et celà n’appartient pas à une culture en particulier. »
Au final nous sommes d’accord, me semble-t-il, l’interdiction de la burka serait possible selon une certaine perspective, le « voile » par contre à nouveau je ne saisis pas ce que vous entendez par « voile », voulant son interdiction mais autorisant le « foulard » ? Voile et foulard sont pareils me semble-t-il, de quel type de voile parlez-vous ? voile intégral ? ils entreraient évidemment dans le cadre d’une loi « anti-burka » puisque relevant du même caractère donc en matière de « foulard » que vous semblez vouloir autoriser : comment gérerez-vous ? les musulmanes seront interdites de « foulard » car un « foulard » sur une musulmane serait en infraction avec la nouvelle loi votée, alors qu’il serait permis chez des femmes non-musulmanes ?
Je vous remercie de me préciser de quelle manière vous définissez « voile » et « foulard » et de quelle manière vous envisagez de considérer dans le cas où une loi « anti-burka, anti-voile » serait adoptée, le caractère non-discriminant d’un foulard portée par une musulmane par conviction religieuse.
Cordialement,
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