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Naja

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  • Premier article le 16/04/2009
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Ses articles classés par : ordre chronologique






Derniers commentaires



  • Naja Naja 29 mai 2009 16:46

    Dernier ERRATUM :

    Il y a un certains nombre d’erreur de recopie dans les chiffres relatifs aux infractions constatées, élucidées et nombres de mis en causes pour les affaires concernant les mineurs. (premier parapraphe seulement, erreur de recopie qui n’influent pas sur le calcul des pourcentages des paragraphes suivants).
    Merci encore aux lecteurs qui ont mis le doigt dessus.

    Les erreurs sont corrigées à l’adresse de publication initiale :
    http://www.enfancedanger.com/index.php?type=special&area=1&p=articles&id=59

    Je reprends ici :

    Chaque année (moyenne de 2004 à 2008 inclus), les services de police et de gendarmerie enregistrent :

    • 10 138 viols, dont 5 643 sur mineurs,

    • 13 911 agressions sexuelles, dont 8 966 sur mineurs.

    Sur la même période, sont élucidés (existence d’un suspect ou d’un accusé) en moyenne :

    • 7 819 viols, dont 4 655 sur mineurs,

    • 10 841 agressions sexuelles, dont 7 756 sur mineurs.

    Sont mises en cause (par faisceau d’indices de culpabilité, selon le terme consacré) :

    • 6 886 personnes pour viols, dont 4 008 pour viols sur mineurs,

    • 8 114 personnes pour agressions sexuelles, dont 5 728 pour agressions sexuelles sur mineurs.

    ----

    Désolée.



  • Naja Naja 29 mai 2009 15:44

    Je vous comprends. C’est drôlement rassurant de voir les choses ainsi !

    Avez-vous seulement conscience que les mécanismes de protection (déni, amnésie post traumatique) ne sont pas oeuvre d’une volonté de victime pas assez courageuse pour affronter les faits dans le délai imparti actuellement ?

    Il s’agit de ne pas devenir folle, de ne pas mourir... pas de lâchement s’éviter un dilemne.
    Il faut pouvoir regarder l’innomable en face. La volonté d’y est pas pour grand chose dans ce qui rend possible cette confrontation à l’horreur.

    Quant à oublier au lieu de se morfondre... j’y penserai. Faire comme si j’étais née à 24 ans dans un chou, déjà adulte, sans parent, sans origine, sans passé, sans enfance, sans adolescence. Fastoche !



  • Naja Naja 29 mai 2009 15:30

    Bonjour,

    Merci à l’auteur pour cet article.

    @ Goldy,

    Je suis à la recherche de vos contre arguments...

    Le laïus sur la victimisation et la justice basée sur l’émotion est classique. Et comme à chaque fois, il ne constitue qu’une déclamation servie d’une façon que je commence à penser réflexe à la mention du mot victime.
    Que dénoncez-vous précisément par là dans l’article de Laurence ? Sur quoi se base votre accusation de victimisation ici ? Avez-vous ne serait-ce que réfléchi au sens que vous donnez aux termes de « victimisation » et de « justice basée sur l’émotion » ? Si oui, je serais vraiment curieuse de lire votre développement à ce sujet.
    Doit-on s’abtenir de débattre de faits terribles, au prétexte que l’horreur suscite l’émotion et risquerait ainsi de troubler le jugement du lecteur incapable de lucidité ? Où est-il question selon vous de « justice des victimes » seulement parce que l’auteur annonce avoir été victime ? Le fait d’avoir été victime suffirait donc à voir une argumentation sur la justice invalidée ?

    A la recherche de vos contre-arguments donc, je n’en vois qu’un : le risque de fausses accusations et d’erreur judiciaire.

    J’insiste en premier lieu sur la distinction qui se tient entre « ne pas empêcher des poursuites » et « condamner l’accusé ». La demande d’imprescribilité ne porte que sur la possibilité d’initier des poursuites, et non sur la façon dont les faits dénoncés doivent être jugés. J’ai bien noté que cela ne vous échappait pas, mais cela va mieux en le rappelant.

    Vous affirmez que plus les faits sont anciens, plus ils sont impossibles à prouver. Ah. Ce faisant, vous ignorez totalement les quatre arguments apportés par avance à cette objection. Au lieu de les réfuter. Je me permets d’en ajouter un : avec le temps, non seulement les souvenirs traumatiques se précisent, mais la paroles d’éventuelles autres victimes se libère, ce qui conduit à un faisceau de témoignages et d’indices plus probants. Etant donné que la collecte de preuves matérielles est dans l’immense majorité des cas hors sujet, quel que soit le moment où la victime dénonce.

    Par ailleurs : que savez-vous des faux souvenirs ? De la façon dont ils se créent ? De ce qui les ditingue de vrais souvenirs ?
    Vous assénez....

    Il est difficile, à la lecture de votre commentaire (et de ceux du même accabit, qui ne manqueront pas de suivre) de ne pas conclure que vous objectez a priori. Une objection que l’on pourrait qualifier « de principe » sauf que vous vous avérez incapable à explicitement ledit principe et à argumenter rationnellement, solidement.
    Alors que vous dénoncez l’absence de raison dans cet article et l’excès d’émotionnel... votre jugement ne semble s’appuyer sur rien d’autre que vos peurs confuses, à commencer par celle des sentiments qui vous auront peut-être traversé à la lecture de cet article.

    Ne pas se baser sur l’émotionnel pour penser, ce n’est pas se baser sur la peur de ses émotions.

    Je suis toujours fascinée de voir combien l’éventualité de ne pas empêcher une personne violée toute son enfance de porter plainte quand elle est en mesure de le faire dérange et effraie.



  • Naja Naja 9 mai 2009 17:51

    Je reviens sur les chiffres de mon autre article pour en corriger la seconde erreur :
    8 966 agressions sexuelles sur mineurs sont déclarées, en moyenne, chaque année.

    Je relève, sans surprise, qu’en vous focalisant sur l’emploi du terme « élucidé », vous avez ignoré le reste de ces chiffres.
    - 22 % des viols dits élucidés sont condamnés aux assises. (soit 18% des viols déclarés, et 25% de mis en cause condamnés).
    - entre 25 et 44% des infractions sexuelles élucidées, toutes qualifications confondues, aboutissent à une condamnation (marge erreur découlant à une incertitude dûe à la non congruence entre les qualifications de la police et celles de la justice).
    - 83% des viols 36% des agressions sexuelles qui sont condamnés sont sanctionnés d’une peine de prison
    - la durée moyenne des peines prononcées est d’environ 9 ans pour les viols sur mineurs, moins de 2 ans pour les agressions sexuelles sur mineurs.

    Pour l’hystérie collective et la présomption de culpabilité, vous pourrez donc repasser.
    Vous pouvez toujours vous dire « songeur » si vous n’avez rien à opposer...

    Je n’ai fait que reprendre les chiffres mis à disposition par le site du ministère de la justice.
    Votre interprétation quant à mes positions idéologiques (que vous ne nommez pas d’ailleurs) et politiques relèvent du pur procès d’intention. Je n’ai rien à répondre à des attaques personnelles qui ne se fondent sur rien du tout.

    Pour le reste, votre diatribe est tout aussi creuse. Je vous laisse donc à votre valeureuse mission de résistant face à l’occupant et son infâme idéologie « psychologisante »... ainsi qu’à votre ridicule.



  • Naja Naja 9 mai 2009 16:21

    @ Rodier_a,

    Pour les chiffres, j’ai fait une erreur de recopie dans le texte. Un lecteur l’a relevée, j’ai corrigé dans les commentaires :

    5 643 viols sur mineurs sont enregistrés en moyenne par les services de police et de gendarmerie. Ils ne sont pas tous élucidés. Si beaucoup le sont, c’est tout simplement parce que l’accusé est nommé par le plaignant.

    J’aurais dû fournir un des liens de publication de ce même article où l’erreur n’apparait pas.
    http://www.betapolitique.fr/Statistiques-de-la-police-et-de-la-27859.html#forum27562

    Au temps pour moi. J’avais oublié cette erreur.

    Le terme « élucidé » n’est pas de moi, il apparaît tel quel dans les fichiers de police. Le fait que la simple définition de ce mot vous laisse songeur en dit long sur votre objectivité à vous opposer à des positions... que vous annoncez d’ailleurs ne même pas lire entièrement.

    Pour le reste maintenant :

    " Sans parler du fait qu’en principe (parce que là encore, ce ne sont de de pieux principes) de la non rétroactivité de la loi pénale, « 
    Il n’est pas question de rendre rétroactive de nouvelle lois. Si vous lisiez avant de réagir à tort et à travers...

     »je ne parlerai que de comportements déjà incriminés à l’époque des faits mais jugés à l’aune des critères actuels : oui, ne vous en déplaise la perception d’une infraction évolue avec le temps ce qui est considéré comme un crime grave aujourd’hui était, par le passé, considéré comme un circonstance atténuante ou de non imputabilité « 
    Plus haut, vous disiez :
     » Par ailleurs appliquer une règle transgressée de nombreuses années auparavant alors que la perception sociale de cette règle était tout différente, est aberrant."

    Ce faisant, vous plaidez pour une inscription de ces crimes au rang de crimes contre l’humanité ! Par l’affirmation d’une complicité collective (passée, selon vous) et institutionnelle (causes de circonstances atténuantes ou de non imputabilité) à la perpétration de tels agissements.
    Les crimes nazis, en leurs temps, étaient légaux. C’est même cette caractéristique qui, pour certains auteurs, en fait les seuls crimes contre l’humanité qui soient.

    Merci pour cet argument !

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