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Naja

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  • Premier article le 16/04/2009
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Derniers commentaires



  • Naja Naja 31 juillet 2009 12:03

    ERRATUM au sujet de mon résumé du premier lien fourni :
    La justice n’avait pas attribué la pleine garde de l’enfant au père quand la mère s’est enfuie avec son fils. Il avait un droit de visite qui comprenait un mois de vacances pendant l’été. L’enfant est confié à son père et sa mère n’a plus le droit de le voir depuis que cette dernière a été condamnée pour non présentation.



  • Naja Naja 31 juillet 2009 11:48

    Bonjour,

    Il y a pourtant bien des cas où la justice française accorde plein crédit à cette théorie douteuse, au détriment d’enfants visiblement agressés par un de leur parent, le plus souvent le père (j’anticipe l’éventuelle critique de certains lecteurs : non, je ne diabolise pas outrageusement les hommes et donc les pères, il se trouve que plus de 95% des agresseurs sexuels sont des hommes).

    Voir par exemple l’édifiante affaire relatée dans cet article :
    http://www.lepost.fr/article/2009/06/18/1582898_le-chemin-de-croix-d-une-maman.html
    Mère condamnée pour non présentation de l’enfant alors que, suite à une plainte pour viols de l’enfant par son père, la justice avait attribué la garde de l’enfant audit père, ce en dépit de certiticats médicaux attestant de traces de violence, et en dépit de falsifications de preuves par le père...

    Ou encore cette autre affaire , similaire à la précédente :
    http://www.protection-enfance.org/Actualites.php?news=32

    Un autre article plus général :
    http://www.enfancedanger.com/index.php?type=special&area=1&p=articles&id=12

    La justice n’a peut-être pas donné au syndrôme d’aliénation parentale ses titres de noblesse en tant que théorie, il n’en reste pas moins que les cas d’enfants confiés à leur agresseur suite à des plaintes pour agressions ne sont pas rarissimes. Et à chaque fois est invoquée une manipulation de la mère...

    Les perver(e)s sont assez doué(e)s pour tourner à leur avantage les lenteurs et hésitations de la justice. Au contraire des pères ou mère honnêtes victimes de manipulations par leur ex-conjoint(e)...

    Cdt,
    Naja



  • Naja Naja 12 juin 2009 02:34

    Bonsoir,

    Je voulais répondre à votre commentaire mais n’ai pas eu le temps de repasser avant.

    Déjà, merci d’avoir pris le temps de lire ma longue prose !

    Ensuite, vous dites :
    "dénoncer une attitude qui ressort d’un reliquat de pensée religieuse, quant aux victimes, n’est pas une manière de dénier aux victimes leur souffrance."
    Je suis tout à fait d’accord avec vous !

    Voici comment je vois les choses, pour le moment :

    Il y a d’une part une icône sacrée (ou un archétype, ou une figure mythique, comme vous voulez) de la victime-héros-intouchable-inattaquable.
    D’autre part des individus réels, physiques, ayant été victimes de préjudices.
    Les ennuis commencent quand s’opère une confusion entre les deux, à une échelle collective. Car la figure sacrée est détentrice d’un pouvoir énorme et il y a tout lieu de redouter ce qu’il advient quand des personnes physiques s’en emparent .

    Ma lecture des nombreux propos sur la sacralisation m’amène à constater que ce genre d’analyses repose sur le présupposé suivant : les victimes (et l’on ne se demandera en général pas de qui l’on parle) s’identifient et/ou sont effectivement identifiées à ladite figure. De ce fait, elles se sont suceptibles de se penser en position de réclamer tous les droits, voire jouissent d’ores et déjà du pouvoir redouté.
    Face à la crainte légitime des graves dérives auxquelles un tel fait pourrait conduire, il convient alors de le dénoncer. Et il devient logique, voire même souhaitable, de s’efforcer de faire redescendre les personnes victimes du piédestal sur lequel elles se mettraient ou seraient mises. C’est l’hypothèse que j’ai formé pour m’expliquer les fréquentes insultes et attaques que comportent le plus souvent ces discours.

    Or, l’observation révèle que le présupposé est faux. Les déductions que l’on en fait relèvent donc du mythe.
    Les personnes qui demandent réparation auprès de la justice ne sont, individuellement, pas du tout sacralisées mais trop souvent ignorées, niées voire carrément accusées de calomnie.
    Ensuite (et je ne prétends pas poser une vérité absolue en disant ce qui suit), la plupart des victimes que je connais se débrouillent très bien toutes seules pour se rabaisser.
    Enfin, contrairement aux apparences, les politiques ne leur accordent pas tous les droits ou une considération exagérée, inique.
    Pour le moment en France, la seule personne physique qui se soit effectivement emparé du fascinant pouvoir de l’image de la victime sacrée, c’est notre président. Et il le fait pour tenter de justifier sa politique sécuritaire et son idéologie puante. Il n’est pas question des intérêts des personnes victimes là dedans.

    Si bien que parler de sacralisation des victimes est à mon sens, soit une erreur, soit un dangereux raccourci. Les personnes victimes ne sont pas individuellement considérées comme sacrées (sacralisées donc) parce que quelque politique détourne le pouvoir d’une image sacrée...

    Exemple :
    Qu’une association milite pour que l’inceste (imposé) soit nommé et pris en compte dans toute sa dimension n’a en soi rien de dangereux. Que leur demande soit finalement instruite et qu’un projet de loi soit émis en ce sens, non plus.
    Au législateur de se creuser la tête, aux députés et aux sénateurs de débattre, modifier, puis voter ou rejeter la proposition de loi. C’est l’exercice de la démocratie. Le droit n’est pas révélé aux juristes tel une parole divine immuable et indiscutable. Il s’applique aux hommes et vise donc à légiférer les faits de sociétés pour ce qu’ils sont, deviennent, etc. Non ?
    Et pour autant que je sache, nommer un crime et se donner les moyens d’un traitement judiciaire adéquat ne met pas en péril le respect de l’égalité des droits de chacun.

    Il me semble que ceux qui supposent que les individus lésés tendent à être investi dudit pouvoir sacré... se trouvent, quelque part, dans la confusion qu’ils dénoncent. C’est ce que je tentais, plus ou moins laborieusement de dire dans l’article que j’ai proposé en lien.



  • Naja Naja 5 juin 2009 12:05

    @ L’auteur,

    J’ai écrit un article sur ce même thème de la justice et des victimes. Il est bien trop long et, je le concède, un peu ennuyeux à lire. J’ai tenté d’éclairer quelques points aveugles des discours sur la sacralisation des victimes. Si certains arrivent au bout...

    http://www.enfancedanger.com/index.php?type=special&area=1&p=articles&id=44



  • Naja Naja 1er juin 2009 14:38

    @ Duralex,

    « Pour le reste il me semble que vous manquez de cohérence. [...] Si l’on vous suit, même sans viol l’inceste serait donc un crime. »
    J’ai parlé de la composante du crime relative à l’imposition de la transgression du tabou de l’inceste. La transgression imposé passe par nécessairement un fait de violence sexuelle (agression, viol, atteintes). Mais pourquoi cet état de fait devrait conduite à ignorer la moitié du crime ? Un même acte peut recouvrir plusieurs dimensions, et plusieurs chefs d’accusation.
    Ce que je déplorais ici, c’était la volonté affichée d’ignorer cette dimension « transgression imposée du tabou de l’inceste » dans une confusion entre nécessaire séparation de la loi avec la morale judéo chrétienne et un oubli des valeurs morales constitutives des sociétés humaines.

    " Pourquoi alors tolérer que des adultes le commettre entre eux ? "
    Je tolère que des adultes consentants, libres et éclairés le commettent entre eux. (Et je pense que c’est rare, mais c’est une autre histoire.)
    Ce simplement parce que la transgression est alors un choix assumé par les deux protagonistes, et non une transgression imposée par l’un sur l’autre.
    Suis-je plus claire ?

    " Je n’ai en effet pas la moindre idée du préjudice que vous avez subi, mais si j’en juge d’aprés votre acharnement ça a dû être grave. "
    En effet. A en juger par mon acharnement, mon manque de cohérence, mon incapacité à débattre, mon extrémisme sécuritaire, mon désir d’avoir tous les droits.
    Et encore, vous ne savez pas tout ! Avec les autres intervenants victimes de ce débat, nous fomentons en secret en putsch de victimes. Nous pensons que l’apocalypse est proche et que le salut de l’homme doit passer par des sacrifices humains massifs réalisés par les individus d’immaculée pureté et innocence que nous sommes. Quand nous serons au pouvoir, nous ferons couper les couilles de toutes les hommes accusés d’agressions sexuelles afin de purifier le monde du Mal qui le ronge.

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