Le film n’avait aucunement la prétention d’être une étude, c’était un travail artistique, le projet de fin d’étude d’une étudiante en cinéma. Allo la Terre ?
Quand vous vous faites siffler trois ou quatre fois en allant travailler le matin, cela devient du harcèlement.
Quand vous rentrez la tête dans les épaules à chaque fois que vous passez devant un chantier, une terrasse, un club de sport ou un bar, c’est que vous avez été harcelée. Le sifflement n’est pas un hommage.
D’ailleurs, il est souvent suivi d’une tirade du style :
- oh vous êtes jolie madame, allez, fait pas ta bécheuse, vazy, allez quoi, espèce de salooope !
Chez moi, ce sont les chiens que l’on siffle, pas les êtres humains.
A 23% de revenu en moins pour un travail égal, c’est sûr que la domination masculine n’est qu’un présupposé uniquement destiné à entretenir le fond de commerce de quelques excitées.
Si vous & vos amis masculins n’ont jamais entendus ce type d’injures fuser dans la rue, c’est que vous vivez dans un endroit protégé, ou bien que vous vous êtes trop masturbé.
Au lieu de nous bassiner avec un article ringard, faites donc plutôt un sondage à destination des lectrices d’Agora Vox : je suis sûre - parce que je le sais, de ma propre expérience, celles de mes amies, etc - que 100% des femmes françaises ont subi plusieurs fois, voire régulièrement, le type d’agressions verbales montrées dans le film de Peeters.
Ce n’est pas parce que vous ne l’avez pas vu que ça n’existe pas.
Ce n’est pas parce que quelques hommes sont agresseurs que tous les hommes sont agresseurs.
Montrer ce type de situation n’a pas vocation à culpabiliser les hommes mais à libérer la parole des femmes et résoudre collectivement ce problème : par la loi, par l’éducation, etc.