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Nemo

Blogueur indépendant, 30 ans

Tableau de bord

  • Premier article le 24/08/2007
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Derniers commentaires



  • Nemo 4 février 2008 17:19

    De toutes façons, Bayrou s’en fout des listes Modem en France. La seule chose qui compte c’est son élection à Pau.

    S’il avait un peu prêté attention à son parti, il se serait bougé pour qu’il n’y ait pas ce genre de déchirements, à Lyon ou ailleurs.

    Comme d’hab, Môssieur ne pense qu’à lui, et le Modem va couler...



  • Nemo 4 février 2008 11:13

    Bis repetita, ter repetita, etc, etc.

    Vous tenez, Inmo-machin, des propos que ne renieraient pas certains leaders des soviets de 1917 en Russie.

    "Il faudra un jury populaire pour fusiller les traîtres"

    Vous rendez-vous compte de ce que vous écrivez ? Un jour, la vérité finira par vous apparaître dans toute sa splendeur : à force de vous croire blancs comme la neige, purs comme le cristal, vous, la clique de fanatiques du Modem, vous vous retrouverez tout seuls.

    La politique, ce n’est pas de l’incantation, c’est de l’action. Et quand on choisit l’action, on choisit, pragmatiquement, de s’allier avec les personnes dont l’idéologie est la plus proche de la nôtre. Le Modem de la présidentielle étant un amalgame improbable entre anciens UDF du centre et du centre-droit, altermondialistes, sociaux-démocrates déçus, verts gauchistes en mal de gouvernance, il est normal que votre bric-à-brac politique s’émiette de toutes parts.

    Et il s’émiette d’autant plus qu’une fois de plus Bayrou a été incapable de donner une ligne politique claire à son "mouvement". Au contraire, il a favorisé comme jamais les divisions internes, en décidant de ne rien décider.

    "Alliez-vous avec qui vous voulez, du moment que l’on a des élus", disait-il en substance. Et voilà le résultat. On ne compte plus les villes où vous avez des "Modem" dans des listes opposées.

    Une fois de plus, le "leadership" de Bayrou conduit au carnage.

    Au lendemain des municipales, et pour peu (avec un peu de chance) que Bayrou soit battu à Pau, le Modem apparaîtra enfin pour ce qu’il est, un groupuscule d’activistes anti-européens dénués de tout sens politique, qui préfèrent l’anarchie habillée de l’illusion de la probité, à l’action politique concrète et répondant aux besoins des citoyens.

    Je vous souhaite un bon tsunami.



  • Nemo 1er février 2008 15:29

    A la base de l’évaluation il y a le dénombrement. La performance, c’est comme la fièvre. Si on n’a pas de thermomètre, on ne peut pas savoir qu’on en a.

    La production d’indicateurs est souvent mal comprise, car mal connue. Tout dépend de la pertinence des mesures choisies, et de la manière dont ces indicateurs sont exploités.

    Le benchmarking par exemple, consiste à mesure la performance relative de telle ou telle action par rapport à d’autres menant la même.

    Là où cela devient intéressant, c’est une fois qu’une meilleure performance a été détectée à un endroit (les "best practices"), on peut les étudier, voir pour quelles raisons celles-ci sont meilleures, et voir dans quelle mesure elles peuvent être adaptées à la situation locale.

    Mais comme n’importe quel outil, quand c’est utilisé intelligemment, cela produit de très bons résultats, et quand c’est appliqué bêtement, c’est désastreux.

    Je ne vois pas de scandale à ce que les agents publics essayent d’améliorer leurs méhtodes et leurs actions en se comparant aux autres pour trouver des solutions plus intelligentes et moins coûteuses.

    Cela devrait d’ailleurs être un élément indissociable de la fierté du fonctionnaire que de pouvoir déclarer : "Regardez, la mission que l’on m’a confiée l’année dernière, eh bien en mettant ceci et cela en place, j’ai réussi tout aussi bien à la mener, en dépensant x% de moins de budget".

    Mais bon, cela rentre en contradiction avec l’esprit français arrogant et sûr de lui, qui croit toujours savoir tout mieux que tout le monde. Alors de là à ce que l’on ose l’évaluer, c’est forcément dans un but de diabolisation des agents de l’Etat....



  • Nemo 1er février 2008 14:52

    NB : le RMI, c’est à partir de 25 ans...

     



  • Nemo 1er février 2008 13:52

    Voilà un bel exercice de lynchage collectif salutaire. Ah que ca fait du bien de taper sur ces gens qui gagnent des millions en faisant des trucs qu’on ne comprend pas...

    Un peu facile. Essayons de démêler le vrai du faux, le fantasme du réel.

    D’abord concernant l’argumentation : "Une question s’impose : comment expliquer que les bonus à la City de Londres ne soient en baisse que de 16% par rapport à ceux de l’année dernière ?"

    La réponse est simple : il n’y a pas que des CDO fondées sur des subprimes en finance. Il y a beaucoup d’autres choses. Et en dehors de ces questions de resserrement de crédit et de dévalorisation d’actifs en raison de la défaillance des sous-jacents, l’année 2007 a été une bonne année pour la finance dans son ensemble. Une baisse de 16% par rapport à l’année dernière n’est donc que le reflet objectif (les primes sont calculées en % des gains générés) de l’historique annuel.

    Maintenant sur le fond : il est évident que les sommes manipulées et les gains générés peuvent donner le tournis. Ils peuvent même susciter une révolte bien compréhensible de la part de simples salariés qui se donnent à fond dans leur travail pour souvent moins de deux SMIC.

    Je pense qu’il faut se rendre à l’évidence, qu’on le veuille ou non, une partie toujours plus grande de la valeur ajoutée est à mettre au crédit (sans mauvais jeu de mots) des instruments financiers. A quoi servent-ils ? A allouer au "meilleur" endroit (le plus rentable) des fonds disponibles, qui sans cela seraient en train de dormir.

    C’est ce qu’on appelle des "relais de croissance". On va prendre un exemple simple : les machines-outils en Europe au début des années 2000. Dans le secteur des machines-outils, au début des années 2000, un pays comme la France est dans une situation de "plein équipement" ce qui veut dire que l’essentiel des ventes est le produit du renouvellement de vitesse de croisière. Dans le même temps, en Europe centrale, toutes les machines-outils (ou presque) en activité étaient obsolètes. La croissance des ventes de machines-outils en Europe centrale était bien plus forte qu’en France.

    C’est là où le secteur de la finance intervient. Il intervient soit pour financer les entreprises qui vendent des machines-outils en Europe centrale, soit pour financer les entreprises qui les achètent. Dans les deux cas, les prêts sont remboursés sans trop de difficulté. D’un côté parce que la croissance des ventes et l’accumulation des marges commerciales réalisées permet le remboursement des prêts, et de l’autre côté parce que la croissance générée par la productivité supplémentaire obtenue grâce à des machines-outils modernes permet de rembourser l’emprunt contracté.

    Des deux côtés, les prêts accordés sont à la fois plus nombreux, avec des montants globaux plus importants, et avec une vitesse de rotation élevée. Ces trois facteurs font que l’argent investi en Europe centrale rapporte plus que celui investi en France.

    Voilà pour le relais de croissance. Les instruments financiers sont là pour permettre une allocation plus efficace des ressources. Et ils y arrivent de mieux en mieux. C’est pour cela qu’ils génèrent autant de profits.

    Que le système bancaire se casse la gueule, que la crise du crédit s’intensifie, et c’est toute l’économie (improprement appelée économie réelle) qui serait touchée.

    Finalement, la question derrière tout cela, ce n’est pas à proprement parler celle du système bancaire en lui-même. C’est le décalage qui existe entre les rémunérations d’un certain nombre d’individus, le risque que peuvent faire peser leurs actions si elles sont mal contrôlées, et là, je dois dire que je n’ai pas de réponse.

    Quand vous avez un commercial, qui fait gagner 2.000.000 euros de marge à son entreprise en vendant des shampoings, vous trouvez normal qu’il ait un bonus de 10.000 euros à la fin de l’année, non ?

    Mais s’il fait gagner 200.000.000 euros en arbitrant sur les marchés financiers, pourquoi n’aurait-il pas 1.000.000 euros de bonus ?

    Tout le problème est dans la répartition des bénéfices, non dans le fait de savoir s’ils sont générés par les marchés financiers ou par une production de biens physiques.

    Si on vous proposait à vous, un chèque de 200.000 euros à la fin de l’année, pour passer 70 heures/semaine devant des écrans d’ordinateurs à faire des calculs compliqués. Vous diriez "Non" ? Et si pour le même travail, votre collègue, qui fait gagner autant que vous à votre entreprise, on lui donne le double, vous trouveriez normal de rester à 200.000 au lieu de toucher 400.000 ?

    En vous posant sincèrement ces questions, vous aurez peut-être une partie de la réponse à votre indignation.

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