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Nemo

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  • Nemo 25 mars 2008 11:21

    Votre commentaire est assez mauvais. Le Président de la République est un homme politique élu pour exercer les plus hautes prérogatives du pouvoir exécutif en France. C’est lui qui choisit s’il doit avoir un devoir de retenue ou pas, et il faudra, quoique vous en pensiez, que vous attendiez 2012 pour lui signifier avec votre bulletin de vote si vous avez apprécié ou pas la façon dont il a mené la politique de la France.

    Un sous-préfet est un fonctionnaire nommé pour être la voix du Gouvernement dans son arrondissement, et de ce fait, se doit de respecter un certain nombre de règles qu’il ne peut prétendre ignorer.



  • Nemo 25 mars 2008 11:10

    Pour quelle raison je garde mon anonymat d’après-vous ? Justement pour respecter à la fois mon devoir de réserve et conserver ma liberté d’expression.

    Nous avons la chance, en France, d’être dans un Etat qui respecte ce principe fondamental de la liberté d’expression, mais de plus en plus de personnes ont semble-t-il oublié une vérité fondamentale : une liberté a toujours des limites. Et la première d’entre elle est lorsque l’exercice de cette liberté nuit à autrui.

    Ainsi, pour prendre un exemple prosaïque, mais trop souvent oublié, la liberté d’écouter de la musique quand bon nous semble est limitée par le respect dû repos de ses voisins. Et l’on peut multiplier les exemples.

    De même, la liberté d’expression des fonctionnaires est limitée par le devoir de réserve dû à leurs fonctions. Et plus celles-ci sont importantes, plus le devoir de reserve doit s’appliquer avec rigueur.

    Et il faut rappeler ici ce qu’est un sous-préfet. Un sous-préfet, c’est le représentant du Gouvernement dans son arrondissement. DU GOUVERNEMENT. De même, le Préfet est le représentant du Gouvernement dans son département et le Préfet de Région dans sa Région.

    Cela veut dire que lorsqu’il parle dans l’exercice de ses fonctions, sa parole a LA MEME AUTORITE QUE CELLE DU GOUVERNEMENT. Et en dehors de l’exercice de ses fonctions, il se doit de ne rien dire qui puisse mettre le Gouvernement en porte-à-faux.

    En l’occurrence, la publication de ces propos contredit ces règles de prudence. Que la sanction tombe, quelque soit la justesse de son analyse, est parfaitement justifié et mérité. Quant à l’exercice des droits politiques, les membres du corps préfectoral sont soumis à de nombreuses restrictions tant qu’ils sont en fonction, compte-tenu de l’étendue de leurs prérogatives (sur les élections, sur le contrôle de légalité des collectivités locales, etc.).



  • Nemo 21 mars 2008 16:39

    @ Ludo,

    Pour ceux qui ont la mémoire courte : quand Madame la Martine est arrivée à Lille, elle a foutu dehors, sans aucune espèce de considération, l’ancien premier adjoint de Mauroy, un vrai socialiste militant, qui a fait un boulot énorme pour sa ville. Elle l’a foutu dehors à coups de pied au c..., comme un malpropre, en territoire conquis, faisant campagne dans les salons lillois, sans jamais mettre les pieds à Lille Sud.

    Et durant toutes ces années, elle a passé largement plus de temps à Paris qu’à Lille. Dans les faits, le maire de Lille, c’était toujours Mauroy, qui tirait les ficelles depuis la Communauté urbaine. Heureusement qu’il était là ! Heureusement pour elle, surtout, que Huygues l’a chassée de son siège de député, sinon elle n’aurait pas pris conscience qu’il fallait qu’elle s’occupe un peu de sa Mairie si elle ne voulait pas la perdre

    @ Jean-Paul Doguet,

    La machine à perdre, c’est la machine socialiste dans son ensemble. Dès qu’ils gagnent une petite élection intermédiaire, ca ne loupe pas, il se voient tous dans le costume du Président de la République. Et vas-y que je me lance à l’assaut du parti, pour finir comme toujours par une motion de synthèse à la con, avec à sa tête la prochaine cible à flinguer, en espérant que le plantage aux présidentielles laissera la place au suivant. Et ça recommence...

    Quant à son intelligence supérieure à celle de Ségolène Royal, c’est vrai, mais c’est vrai aussi que ce n’est pas difficile. La Dinde a, pendant la campagne des présidentielles, battu tous les records de conneries à la minute, incapable - par vengeance personnelle - au soir de sa victoire lors des primaires, de jouer le jeu du rassemblement et de faire de la place dans son équipe de campagne aux DSK et Fabius. Elle a attendu de plonger dans les sondages pour les appeler à la rescousse - lamentable.

    De toutes façons, tant que le PS restera plombé par son aile gauche anti-européenne, qui nous fait encore en 2008 le coup du "camarades" et de "l’Internationale", il ne sera jamais en mesure de gagner une présidentielle.



  • Nemo 21 mars 2008 13:31

    @ l’auteur,

    Je ne vais pas tomber, comme certains commentateurs, dans le piège de l’acharnement sur le secteur privé, mais il y a cependant un mouvement un peu généralisé ces dernières années qui me semble aller trop loin.

    Je veux parler de la forte impression qui se dégage - pour faire court - d’une tendance à la privatisation des profits et à la socialisation des pertes. On parle aujourd’hui beaucoup des autoroutes, mais il y en a bien d’autres (renseignements téléphoniques, etc).

    Et cela me gêne d’autant plus que le capitalisme, tel qu’on l’observe dans les grands groupes actuels, marche à mon sens sur la tête. Comment peut-on espérer maintenir à long terme des objectifs de rendement à 15% annuels, alors que la croissance est de 2% ?

    Les gains de productivité, la rationalisation de l’organisation des entreprises a des limites. Alors ces mêmes entreprises réaugmentent leurs marges en "montant en gamme" leurs produits "traditionnels" et en sortant des gammes inférieures en qualité (milieu et bas de gamme) à des prix respectivement égaux et inférieurs. Le même produit que l’on achetait avant coûte 20 à 40% plus cher en raison de son repositionnement, mais pour le même prix, on a perdu en qualité pour le consommateur.

    Il y a forcément un moment où ce rendement n’est plus tenable, et je pense que l’on a là la raison principale des délocalisations.L’appât du gain immédiat et maximum a fait perdre de vue aux industriels les principes du fordisme, qu’on associe souvent à la division technique du travail, mais dont on oublie que la devise était "Je veux que chacun de mes ouvriers puisse s’acheter une Ford T".

    Mais les grosses entreprises, aujourd’hui, s’en foutent de leurs "ouvriers". Les stocks-options sont massivement réservées aux mêmes, les caissères de supermarché sont traitées comme du bétail, et certains dirigeants de banques "responsables" s’exonèrent de 6 mois de salaire quand leur stratégie et surtout leurs yeux fermés sur des positions collossales font perdre 7 milliards.

    Alors moi, les PPP je veux bien, mais pas que cela se transforme en "OK je construis, mais tous les bénefs, c’est dans ma poche", parce que sinon, c’est un marché de dupes. Avec l’argent de nos impôts...



  • Nemo 21 mars 2008 13:03

    @ l’auteur,

    Je suis un libéral, pour l’économie de marché, et pourtant je vous approuve. Je pense que la direction qui a été prise au sortir de la guerre - à savoir la nationalisation d’un certain nombre de secteurs stratégiques - n’est pas complètement saugrenue.

    Le capitalisme tel qu’il fonctionne aujourd’hui marche sur la tête, avec des exigences de rendement par les actionnaires à des niveau extrêmement élevés (15%/an) à mettre en regard d’une croissance beaucoup moins forte (2 à 3%).

    La tension toujours plus forte sur les marchés des matières premières incite aussi à étudier cette question de près, et, à la grosse louche, un capital partagé avec 1/3 aux Etats, 1/3 aux salariés et 1/3 au privé ne serait probablement pas trop stupide. Mais pour ce faire, il faudra que cela passe par un capital européen, et je ne suis pas sûr que la France y soit prête.

    En tout état de cause, c’est dommage que votre article se termine, surtout de la part d’un enseignant, par un lapsus aussi révélateur : "Au total, si ce n’est pour des raisons purement idéologiques, je ne vois pas ce qui pourrait justifier le retour à certaines nationalisations. " smiley

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