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Neos

40 ans, juriste.
Favorable à la mise en place de listes transnationales d'eurodéputés en 2014.
Je soutiens l'initiative du Groupe Spinelli (Parlement européen).

"Si l'État national était la seule forme d'organisation politique pour les Européens, si nous ne savions pas regarder au-delà de lui comme les Grecs ne surent regarder au-delà de la polis, nous n'aurions qu'à constater que nous sommes arrivés à la fin de la civilisation européenne, nous résigner et attendre que notre destin s'accomplisse."
 Altiero SPINELLI, Turin, 6 décembre 1957

Tableau de bord

  • Premier article le 20/10/2006
  • Modérateur depuis le 03/11/2006
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Derniers commentaires



  • Neos 13 mars 2007 16:52

    Bonjour, très bonne remarque d’Antoine en ce que l’on entre, peu à peu, dans une logique de fin de régime.

    Sur le site du candidat, j’entendais FB à Evreux citer l’ancien Président tchèque Vaclav Havel (..) Ainsi, la France basculerait-elle doucement vers sa « Révolution de velours » ? Les électeurs, à travers les urnes, risquent d’obtenir gain de cause : un renouvellement de la classe politique ET un ’lifting’ en douceur des règles de fonctionnement de l’Etat et plus généralement de la République.

    Le PS est en passe de payer le prix fort d’un déphasage avec les positions de ses homologues européens. S’entêter à refuser la social-démocratie, pour des raisons purement idéologiques, va le mener vers une profonde remise en question. Il est possible que le PS se scinde à l’issue des élections législatives (peut etre avant ?) pour donner naissance à une mouvance très à gauche (incarnée par les Fabiusiens/Mélanchon d’aujourd’hui) et une autre, social-démocrate, proche donc des idées de DSK.

    L’UMP risque, pour sa part, de payer la stratégie de l’unilatéralisme (« tous derrière LE candidat »), mêlé à une (grosse) dose d’opportunisme politique et de culte de la personnalité (« JE suis toujours d’accord avec vous, je vous le promets .. votez pour moi ! ») qui fait probablement grincer des dents un certain nombre d’élus et sympathisants du parti conservateur.

    A cet égard, fleurter avec le FN et son idéologie en proposant ce fameux « ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale » est peut-être, peut-être, l’écart d’opportunisme et l’erreur de trop qui risque de faire pencher la balance (ailleurs) dans le coeur et les convictions des électeurs français.



  • Neos 12 mars 2007 17:49

    Bonjour, merci pour cet article qui pose le doigt sur un élément clé de la logique de campagne Bayrou-sienne.

    D’ailleurs, les cadres du PS et de l’UMP multiplient les interventions pour dénoncer un scénario qui, s’il arrivait, aurait des conséquences dramatiques pour leur avenir et a fortiori pour l’appareil de parti auquel ils appartiennent.

    De quoi s’agit-il ?

    L’Union nationale prônée par FB consiste à dépasser les clivages de partis traditionnels et d’instaurer, sur la base de la légitimité de l’élection présidentielle du candidat Bayrou, un ’ordre’ nouveau : une fois élu, le nouveau Président proposera pour les élections législatives, dans chaque circonscription, un ’champion’ de sa légitimité, un candidat représentant la majorité présidentielle. Il est fort probable que les candidats de la majorité présidentielle n’appartiennnent pas aux appareils de partis que le candidat FB a combattu pendant les présidentielles qu’il aura alors remportées. Le Président appellera ainsi les électeurs à continuer sur la voie du changement en votant, en toute cohérence, pour le candidat qui soutient sa majorité (présidentielle). Le paysage politique de l’Assemblée nationale devrait, en toute logique, changer radicalement de visage. Ces nouveaus élus au Parlement auront pour tâche de soutenir le Président dans son projet, et d’incarner, avec le Président et son gouvernement futur « l’Union nationale » autour de ce projet.

    Pour la suite, il est fort probable que FB proposera dans les meilleurs délais aux Français son projet de nouvelle Constitution, et avec elle un nouveau mode de scrutin (mixte de proportionnelle et de suffrage majoritaire) ainsi que de nouvelles règles régissant les équilibres et les légitimités dans la nouvelle VIe République qui s’ouvrira.



  • Neos 9 mars 2007 15:31

    Article intéressant en ce qu’il pose des configurations de 2nd tour qui suscitent la réflexion.

    Il faut toujours accorder une grande prudence aux sondages qui ne réflètent qu’une photographie instantanée d’une opinion fluctuante, mais il y a un paramètre qui ne souffre, il me semble, que fort peu de critique :

    Le progrès social OUI, mais pas sans sacrifice disproportionné. Le progrès technique OUI, mais pas sans lendemain qui ne soit assuré. Les français souhaitent être informés des décisions prises par l’Etat, s’exprimer et s’ impliquer désormais dans le suivi et l’évaluation des projets.

    Cette volonté pourrait s’inscrire dans la démarche ’participative’ de Segolène Royal si ... cet élan n’était taclé par l’exigence simple exprimée (sans doute) par une grande partie de Français d’avoir une équipe dirigeante qui reconnaisse le Monde dans le lequel nous vivons tel qu’il est, et de replacer la France sur les rails de l’activité européenne et mondiale. Cela passe par un renforcement de la solidarité entre Etats membres dans l’Union, et par une ’réconciliation’ de la gauche française avec ses homologues socialistes européens. Le PS ne peut plus être le (mauvais) élève ’utopiste’ des socialistes en Europe et la France a besoin d’un parti socialiste moderne, pragmatique, qui reconnaisse la mondialisation et la concurrence comme des faits incontournables de la vie quotidienne (dans les entreprises notamment) et de la nécessité de s’adapter à cette réalité en adoptant des modes de régulation proportionnés.

    Si le PS échouait une fois encore au 1er tour, il est possible qu’une crise profonde inviterait ce parti à revoir sa copie idéologique. Je pense pour ma part qu’il serait temps qu’un vrai parti social-démocrate voit le jour en France. Pour recadrer le socialisme sur une voie + pragmatique, et le sortir de ce bourbier idéologique dans lequel il continue aujourd’hui à se débattre et qui le fait ressembler à ce que d’aucuns identifiaient comme le PS « retro », pour ne pas dire ’obsolète’.



  • Neos 7 mars 2007 12:33

    En effet, forest, l’UE a ce principe simple selon lequel l’emprunt et l’endettement n’est pas autorisé.

    A l’heure où certains Etats européens croulent sous une dette colossale, ce principe est fort intéressant, n’est ce pas ?



  • Neos 7 mars 2007 12:31

    « L’Europe est en panne. Peu d’entre nous iront à l’encontre d’une telle affirmation. »

    Après l’article « la rupture », voici une 2e analyse sur la situation statique de l’Union européenne.

    Il me semble intéressant d’apporter, une fois encore, quelques éclaircissements.

    Depuis le 1er janvier 2007, les Etats membres se consultent, sous la responsabilité de la Présidence allemande du Conseil, pour tenter d’identifier une voie, issue d’un compromis à 27, afin de sortir de l’impasse causée par les ’non’ aux referenda français et néerlandais.

    Mme Merkel a reçu un mandat pour présenter lors du Conseil européen des 21/22 juin 2007 une feuille de route qui devrait, en principe, nous éclairer sur le chemin choisi par les 27 et relancer le processus. Sur une voie qui est encore en discussion.

    Parler de ’panne’ me semble prématuré. Nous devrions plutôt parler de période de négociation. La présidence allemande constitue une étape de transition sur la voie d’une relance nécessaire de l’UE. Le fossé dans lequel les ’non’ au referenda ont plongé l’UE ne se résorbera pas aussi facilement. Seul un compromis des Etats et des peuples sur son avenir permettra, me semble-t-il, au processus de construction européenne de sortir de l’impasse institutionnelle dans laquelle il se trouve depuis le mois de mai 2005.

    Nous verrons donc au mois de juin 2007 si des Etats refusent de choisir la voie du compromis et si l’Allemagne réussira, ou non, à réunir les 27 autour d’une voie unique.

    Patience, le mois de juin sera déterminant.

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