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nightflight

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Un citoyen ordinaire.
Bon sang que le monde va mal !
Avec la responsabilité civile qui est la mienne, si j’avais eu l’audace d’être un des auteurs du système financier mondial actuel, j’aurais été assigné en justice par mes donneurs d’ordre, et j’aurais fini ruiné et en taule.
Comment peut-on concevoir une organisation aussi instable que notre économique ? Existe-il des normes, des modèles aboutis qui ont été testés avant d’être mis en exploitation, mais bon Dieu où sont les concepteurs de ce merdier ?

Tableau de bord

  • Premier article le 06/04/2009
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Derniers commentaires



  • nightflight nightflight 6 avril 2009 21:49

    Nous étions tous égarés, mais nous ne le savions pas.



  • nightflight nightflight 6 avril 2009 21:21
    Il est toujours difficile de comprendre comment ménager la chèvre et le chou dans une économie globalisée.

    Nous avons affaire à une catégorie d’individus qui ont le pouvoir de décider d’un transfert progressif d’une activité d’un pays vers l’autre, en laissant derrière eux ceux qui les auraient malmenés.

    Je ne suis guère spécialiste du problème, mais je me doute que les arcanes du pouvoir doivent exister quelques sombres jeux de pouvoir, où l’équilibre est régit par le chantage.

    J’en veux pour preuve la fuite des capitaux qui s’était produite après l’élection de la gauche en 1980.

    Que penser dès lors des latitudes du jeu politique et de la valeur d’une démocratie ?

    Les leviers politiques peuvent-ils être manœuvrés aussi facilement qu’on le suppose souvent, ou les politiques rivalisent-ils d’impuissance ?

    Sans compter le pouvoir de l’administration européenne, concernant laquelle on entend souvent parler de dysfonctionnements (Voir le sujet OGM dans le dernier Parlons Net : Les pays membres votent contre, et l’administration Européenne vote pour, et c’est le pour qui l’emporte !).

    La seule issue qui me semble s’imposer, est une élévation du niveau intellectuel et culturel de la population, mais je ne vois guère de solution immédiate.

    Maintenant, que le système économique permette à certains de s’enrichir outrageusement est essentiellement lié au fait que notre économie n’a pas de règles claires.

    A mon sens, les règles claires sont les suivantes :


    - Interdire tout crédit amenant des lendemains amers (Exit taux variables, indexés, révisables, etc.)

    - Plafonner les marges (Défense de vendre 10 fois plus cher que ce que cela a couté à produire), en prenant en compte, bien sur, les investissements.

    - Normaliser le nombre d’intermédiaires : Eviter les trucs du style "Un type vend le produit de son travail pour 1€, un exportateur l’exporte 20 €, un importateur l’importe 50 €, un distributeur le distribue 100 €, et on le retrouve à 200 € dans les rayons" (J’exagère à peine).

    - Instaurer une monnaie mondiale : Plus de spéculation sur les devises (Réviser la belle histoire de Soros, avec la livre anglaise, noter au passage qu’en fin de compte c’est le contribuable qui paye, même si cela n’apparaît pas au premier coup d’œil)

    - Interdire la spéculation sur les matières premières, surtout agro-alimentaires : Le surcoût aval est toujours payé par le consommateur.

    - Réguler habilement les prix du marché : Ma maison a doublé de valeur en 7 ans : D’abord je n’avais rien demandé, il est sûr que cela fait de la croissance, mais de toute façon mes enfants devront s’endetter deux fois plus longtemps que moi pour accéder à la propriété, donc c’est un jeu de dupes.

    - Etc ....

    En fin de compte, éliminer un ensemble de mécanismes qui permettent les enrichissements éclair, sur le dos des phénotypes moins gâtés par la vie.

    Maintenant que des gens s’enrichissent par leur travail, c’est leur choix, et je le respecte à fond.

    Qu’ils s’enrichissent outrancièrement, lorsque autant de gens vivent dans la précarité, je comprends beaucoup moins, et je réprouve.

    Quel parti politique aura le courage (Et le pouvoir) de soutenir les points cités ci-dessus, sans retomber dans les affres des débats idéologiques qui en réalité nous font perdre du temps ?

    Je cherche encore ....


  • nightflight nightflight 9 février 2009 16:08

    ...Il faudra bien prendre en compte un jour le fait que les prêts à taux variables sont ABSOLUMENT INCOMPATIBLES avec toute variation importante des indices qui les gouvernent, et par voie de conséquence avec toute variation importante des taux directeurs.

    Ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne l’offre aux particuliers.

    Depuis le temps que cela dure et génère des drames humains, il serait temps d’y penser !



  • nightflight nightflight 9 février 2009 03:14
    Nicolas dit

    "Elles ont juste fait le travail qu’on exigeait d’elles"

    Tout d’abord, il faut différencier le système américain de ceux qui existent en Europe et notamment en France.

    Prenons l’exemple des prêts à taux variables au travers de l’affaire du crédit foncier, et de celle des Supprimes.

    Début 2008, sous la pression des pouvoirs publics, le crédit foncier a plafonné l’augmentation des taux pour
    150 000 emprunteurs qui avaient souscrit des emprunts immobiliers à taux variables : Malgré la montée rapide de l’Euribor, la casse a donc été évitée.

    Allons maintenant aux EU, et regardons comment les autorités ont réagit face au même type de problème.

    Il avait été accordé environ 3M de prêts de type supprimes à taux variables. On a ensuite assisté à une augmentation importante des taux directeurs de la FED et par voie de conséquence des multiples indices utilisés pour calculer les taux : Un emprunteur voit entre 2004 et 2006 ses mensualités augmenter de 65 % (Estimation)

    Résultat : 3M d’américains virés de chez eux, arrivée massive de biens immobiliers sur le marché, puis dégringolade des prix de vente, puis crise immobilière.

    Les hypothèques dépréciées, ayant fait l’objet d’émissions de titre (Titrisation - Refinancement des banques), déclenchement de la crise des Supprimes.

    Quelle est la responsabilité d’une banque dans ce cas ?

    C’est de générer une situation d’instabilité économique en accordant des prêts à dans de telles conditions : On fait du chiffre, peu importe ce qu’il adviendra de l’emprunteur et des titres émis.

    La responsabilité des autorités est encore plus importante : La FED, en augmentant aussi fortement ses taux aurait du clairement voir les conséquences funestes d’une telle politique, 3M de supprimes à taux variables, ça ne passe pas inaperçu !

    Donc je trouve que les banques (Suivant le pays où l’on se place) ont le tord de faire tout et n’importe quoi, pourvu que cela leur soit autorisé et que cela rapporte.
     
    Et encore, je n’ai pas parlé des liens avec les Edge Funds, ni de l’argent sale.


  • nightflight nightflight 4 janvier 2009 23:22

    @Michiel Santi

    Le paragraphe 4 du corps de texte semble indiquer que les Islandais ne disposent que de prêts à taux variables.

    Est-ce confirmé ?

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