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Oliver Starc

Oliver Starc

Biographie - Le troubadour
Né d’un père français et d’une mère suissesse, j’ai grandi à Neuchâtel en Suisse, où se trouve encore aujourd’hui mon pied-à-terre quand je reviens de mes tournées…
 
Un petit local de musique modeste faisant office de studio d’enregistrement. C’est ici que j’immortalise mes morceaux en enregistrant mes albums (8 albums dont le dernier est toujours diponible à la vente). Mes tournées me permettent de vivre entièrement ma musique - ceci depuis l’an 2000… C’est pour moi une énorme chance et j’en suis conscient.
 
Mes tournées sont-elles organisées par un manager ? Non, je suis seul à bord à piloter ces tournées et j’apprécie tout particulièrement cette liberté. 
 
Lorsque je suis partis la première fois en 2000, avec mon vélo, ma guitare, et mes CD je n’imaginais pas que j’allais en faire mon métier. Très vite mes CD ont connu le succès (plus de 5000 CD vendus en quelques années), sans aucun autre distributeur que moi-même.
 
A la base, je suis musicien de rue, bien que je ne joue que très peu dans la rue sauf pour animer des terrasses. Je joue principalement dans les restaurants et les pubs, en demandant l’autorisation et sans engagement, je me lance en public et joue, souvent en improvisant totalement…Puis cela n'engage à rien, je passe dans le public avec mon chapeau et mes CD en vente et si certains le veulent ils peuvent me laisser quelque chose. Lorsque que je ne reprends pas de mes morceaux composés, le public assiste alors sans le savoir à de la compo en direct. Ceci rend mon travail d’autant plus difficile car alors mes shows qui peuvent aussi bien rater que réussir… Tout dépend de mon inspiration. C’est en public que je crée la majeure partie de mes morceaux et que je compose de nouveaux morceaux chaque semaine. Tout part d’improvisation - puis lorsqu’une idée me plait, je la reprend et la retravaille, en studio, avec tous mes instruments, seul et sans autre musicien.
 
C’est en jouant à l’improviste, dans les restos, pubs et autre lieux publics que je décroche des contrats divers pour toute sorte d’événements, mariages, inaugurations, anniversaires, remises de diplômes etc.
 
Comment se passe une tournée ?
 
Depuis 2002, mes tournées, me font vivre, et ce n’est pas sans m’être inspiré d’aventuriers comme Mike Horn et d’autres alpinistes, qui gravissent des sommets par des froids sibériens. 
 
Je dois dire que l’esprit d’aventure m’a toujours habité. Aussi, lorsque je travaillais au musée d’archéologie comme dessinateur scientifique, je pensais déjà à la réalisation d’une invention qui pourrait révolutionner ma vie. Un abris qui me permette de partir en voyage loin sans jamais avoir à dépenser des sous pour l'hôtel... 
 
Lorsque je partis en voyage les premières fois en auto-stop, bien décidé à ne pas dormir à l’hôtel, j’ai vécu alors les nuits les plus froides de ma vie car je n’était pas équipé ni expérimenté à vivre dehors. Je suis parti avec ma première invention, le scaphandre de nuit. C’est une combinaison censée être très chaude, complètement étanche à l’eau et matelassée de telle sorte que l'on puisse dormir par terre et se rouler dans tous les sens tout en étant parfaitement confortable…
 
En réalité il n’en était rien. Je le revêtais la nuit pour dormir à la belle étoile en plein hiver sur un banc public et la neige tombait sur moi… Ce fut ma première expérimentation de mon invention. Inutile de dire que je dormais très mal et que j’avais extrêmement froid. Je me suis alors rabattu sur un sac de couchage de haute montagne et une tente iglou, alors le confort fut bien meilleur - cependant lorsqu’il pleuvait, je me retrouvais le matin trempé jusqu’aux os, grelottant de partout… 
 
En hiver la condensation intérieure fut si forte que même avec le ciel dégagé mon sac était constamment humide, sans compter les limaces qui s’infiltraient dans ma tente pour trouver un endroit chaud pour dormir avec moi. 
 
Je fus donc poussé très vite à concevoir un dérivé du scaphandre de nuit… Je voulais créer quelque chose qui ne soit pas une tente qui m’abriterait du contact direct avec le sol, et qui éliminerait tout les autres inconvenants.
 
J’ai donc conçu le sarcophage à sommeil - une invention très proche de celle que je projetais de réaliser à l’époque où je travaillais encore comme dessinateur scientifique. Dorénavant j’allais dormir sur un vrai lit de camp, élevé à 40 cm du sol, une bâche m’abritant très efficacement contre toute intempérie… Le sarcophage à sommeil était né ! C’est de ce sarcophage dont il est question sur mes albums photos et lors de mes tournées, car il me permet de dormir les poings fermés même dans les nuits d’hiver les plus froides. Je me souviendrais toujours d’une nuit en particulier, c’était en hiver 2005 en station de ski au pied du Cervin… Je ne possède malheureusement aucune photo mais le souvenir est encore très présent, Il faisait -35 degrés, et j’ai dormi sans problème dans une tempête de neige glaciale. Ce n’était là certes pas la nuit la plus confortable, mais ce fut pour moi la preuve que mon matos tenait la route. En hiver je pars beaucoup sur les stations de ski, et il m’arrive souvent de connaître des froids extrêmes qui seraient indomptables sans mon matériel. Cela fait maintenant bien des années que je voyage avec ce sarcophage. Je voyage en train et arrivé sur place, je sors mon vélo pour faire le reste du chemin.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/11/2013
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