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  • Pascal L 24 mars 2015 17:05

    Il y a quelque chose qui ne vas pas dans ces maths.

    1) Lors des précédents scrutins, le Front National était loin d’être présent sur tous les cantons, ce qui fait que beaucoup d’électeurs n’ont pas pu être comptabilisés à l’époque. Il faudrait faire le ratio nombre d’électeurs sur nombre de candidats pour avoir une idée de la progression si elle existe.
    2) A l‘inverse, beaucoup de petits partis qui avaient présentés des candidats aux scrutins précédents ont préféré jouer la carte de l’union avec un grand parti. C’est particulièrement vrai à droite. Leurs électeurs ont donc souvent voté pour un grand parti.

    Sans candidat, il est bien possible que beaucoup d’électeurs du Front National étaient abstentionnistes aux élections précédentes. Cette fois-ci, ils ont pu voter, ce qui signifie probablement que le nombre d’abstentionnistes a fortement progressé dans les anciens partis.


  • Pascal L 23 mars 2015 19:22
    « une alternance serait possible aussi avec d’autres partis de gauche ou de droite, plus petits certes, mais très engagés pour un changement radical, ils restent très sceptiques ou ne sont pas convaincus du tout » 

    De quel changement radical s’agit-il ? Aujourd’hui, tous les partis, toutes tendances confondues, ne pensent qu’à obtenir des places au chaud, en attendant une hypothétique fin de crise. Ce n’est certainement pas sur les bancs d’une assemblée départementales avec uniquement des pouvoirs sur les collèges, le social et les pompiers qu’on va faire le changement. Et de toutes façon, aucun parti, de l’extrême droite à l’extrême gauche, n’a réellement compris le rapport entre la monnaie, la dette et le chômage. Ou s’ils ont compris, il font semblant de n’y rien comprendre, histoire de ne rien changer.

    Comme le rappelait la philosophe Simone Weil, tous les partis politiques ont une tendance hégémonique et la seule solution et de tous les supprimer. Si nous devons faire un changement radical, c’est sur l’organisation de la démocratie en France avec une organisation très différentes des contre-pouvoirs qui puisse sanctionner toutes les formes de pouvoir qui en abusent. Pour y arriver, il ne suffit pas de voter pour un parti auto-proclamé révolutionnaire.

    Quand au chiffres que vous énoncez, si vous les ramenez au nombre d’électeurs, nous voyons bien qu’aucun parti ne déclenche l’enthousiasme, ce qui montre bien la lucidité des électeurs.


  • Pascal L 23 mars 2015 11:01

    @Fergus
    « délitement de l’esprit civique » 

    S’il y a un délitement de l’esprit civique, c’est plutôt du côté des condidats qu’il faut chercher. L’élection n’est plus un processus démocratique depuis la fin des candidatures individuelles. Nous ne choisissons plus des hommes ou des idées, les partis le font pour nous. Quel choix reste-t-il aux citoyens ? Aujourd’hui la totalité des partis présents continue à défendre un système économique
    qui asservit la population. Même les économistes d’extrème gauche n’ont pas encore compris la relation entre la monnaie, la dette et le chômage et ne proposent donc pas les réformes économiques et monétaires nécessaires pour le pays.

    Par ailleurs, pour ceux qui se déplacent pour voter blancs ou nuls, leurs votes sont encore moins comptabilisés que les abstentionnistes. C’est une véritable incitation à ne pas se déplacer.


  • Pascal L 23 mars 2015 10:35

    Les dettes sont comme les arbres ; elles ne montent pas jusqu’au ciel. Et il arrivera un moment où l’imagination des prédateurs ne sera plus suffisante pour maintenir en vie un système qui n’en peu plus. Les dettes qui ne peuvent être payées ne seront pas payées et les artistes du Ponzi sur la dette devront bien rendre des comptes un jour.

    Aujourd’hui aucun état ne peut réduire sa dette sans faire s’envoler le chômage. Les Grecs pourront s’en sortir lorsque la création monétaire ne sera plus appuyée exclusivement sur de la création de dette. Cela passe probablement par la sortie de l’Euro et il existe des techniques simples pour ne pas voir l’inflation s’envoler.

    Nous vivons un instant formidable qui marque la fin d’un monde. Les techniques financières pour l’asservissement des peuples sont dans la droite ligne des guerres, de l’esclavage et de la colonisation. Aujourd’hui, ces techniques sont parfaitement connues et analysées, du moins pour ceux qui veulent savoir. La mondialisation permet aussi de diffuser cette connaissance et il arrivera un moment où le mensonge ne sera plus possible. 
    Le reste demande une prise de conscience individuelle. Nous ne pourrons éliminer la prédation que si nous-même ne sommes pas près à nous comporter en prédateur dès que l’occasion se présente. Sommes-nous prêt à abandonner un modèle où la jouissance individuelle est la plus grande vertu ?


  • Pascal L 22 mars 2015 01:18

    @Hamed
    Dans les années 70, les règles de création monétaire étaient bien différentes. Il n’était pas question de rembourser la plupart des crédits de l’époque ; cela ne créait donc pas de dette, mais l’inflation nous rappelait que la création monétaire de l’époque n’avait pas de contrepartie. Je ne défend pas plus ce système que le système actuel, nous pouvons faire beaucoup mieux, mais au moins, lorsque nos dirigeants avaient un peu de jugeote, cela finançait les centrales nucléaires, Airbus, les autoroutes et pas mal d’autres choses utiles. Le problème de la contrepartie est crucial dans la tenue d’une monnaie. Dans les années 70, il y a eu pas mal d’abus, mais il était possible de corriger ces abus sans confisquer la création monétaire aux Etats qui gardent leur légitimité par l’élection. Une monnaie appartient à ses utilisateurs et non aux banques.


    Si la Chine a évincé l’occident, c’est que nous nous sommes laissé faire. La monnaie n’est plus utilisée chez nous pour faire de l’investissement créateur de richesse est c’est précisément pour cette raison que le commerce extérieur s’est détérioré progressivement. La transformation du système monétaire a commencé dès 1973 en France. La dette était était insignifiante au début, mais a fonctionné comme un cancer qui a fini par ronger notre système économique. Si l’investissement producteur de richesse n’était pas compétitif, ce n’est pas face à la Chine, c’est face à d’autres formes d’investissement beaucoup moins utiles dans lequel se sont lancé les banques qui sont devenues les reines des pyramides de Ponzi avec les dettes. Nous ne pouvons pas reprocher aux Chinois d’avoir su profiter de la situation.

    « l’évolution économique d’une entité porte déjà en elle l’instabilité » 
    Les économistes dans la grande majorité ne voient pas l’économie comme instable et sont bien incapable de prévoir les crises. Les travaux de Minsky sur l’instabilité monétaire et donc le rôle de la monnaie sur l’instabilité économique ont été confirmés par l’économiste australien Steve Keen qui l’a modélisé dans les années 90. Celà lui a permis de prévoir les crises de 2000, 2008 et la prochaine à venir. Il a également montré la relation entre la variation de la dette et le chômage. Le livre de Steve Keen « l’imposture économique » vient d’être traduit en français et c’est une bonne lecture pour comprendre la mécanique des crises.

    « Ce n’est pas si simple »
    Pour les solutions, je vois trois axes principaux et ne rien faire est la pire des solutions :
    1) Sortir au moins partiellement les banques de la création monétaire : Les investissements créateurs de richesse doivent être décidés par des personnes compétentes et représentants des peuples.
    2) appuyer la création monétaire au moins largement sur autre chose que le crédit. On doit pouvoir créer des capitaux permanents en contrepartie des projets d’investissement. Le crédit doit rester faible face au PIB si nous ne voulons pas d’instabilité.
    3) faire tomber le monopole des grandes monnaies et de l’Euro en particulier. De toutes façon, si l’Europe ne le fait pas, des citoyens le ferons car la faisabilité technique est maintenant acquise avec les expériences des multiples monnaies virtuelles d’aujourd’hui. Nous pouvons travailler aujourd’hui avec un pool de monnaies plutôt qu’avec une monnaie unique de manière transparente pour l’utilisateur. L’expérience du Franc WIR depuis plus de 80 ans en Suisse (10% du PIB) nous montre que des monnaies avec des intentions économiques différentes ont tendance à s’équilibrer.
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