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  • Pascal L 21 mars 2015 20:36

    La monnaie ou les monnaies ?

    Il n’existe pas de modèle monétaire unique. Derrière chaque monnaie, il y a une intention économique que la monnaie va tenter de réaliser. Si la stabilité monétaire est l’objectif visible principal des grandes monnaies, il y a d’autres intentions derrière la mécanique mise en place. Le développement de la monnaie scripturale au XXème siècle a entraîné une conséquence importante : la création monétaire s’est faite principalement par le crédit. Par nature cette mécanique ne crée par d’inflation, mais au contraire provoque de la déflation par les intérêts prélevés. Ceux-ci réduisent mécaniquement la monnaie en circulation et le poids de ces intérêts pousse les emprunteurs à réduire la monnaie en circulation d’une manière cyclique telle que l’a théorisé Minsky dans les années 80. Le taux taux d’intérêts négatifs des banques centrales n’y peuvent rien, car la monnaie réellement en circulation est créée par les banques avec des taux positifs. Et les coefficients multiplicateurs autorisés par Bâle III permettent de maintenir le crédit à un haut niveau de rentabilité ; du moins tant que les emprunteurs peuvent payer. 

    Un autre aspect de ces monnaies et leur incapacité à financer les investissements créateurs de richesse car ceux-ci demandent de nombreuses années pendant lesquelles les coûts financiers s’accumulent. De plus l’incertitude rebute les financiers alors que prêter de l’argent est pratiquement sans risque.

    Le résultat est que les grandes monnaies sont devenues des outils de prédation. Il n’est plus besoin de faire la guerre à un pays pour s’accaparer ses richesses, il suffit de lui prêter de l’argent. Exploiter du pétrole est également une forme de prédation.

    Si nous voulions créer de la richesse avec la monnaie, il suffit de le vouloir et de créer des règles de gestion de la monnaie en conséquence. l’histoire est pleine de situations où la monnaie a permis de la création de richesse et l’informatique permet aujourd’hui de conbiner diverses méthodes pour obtenir un optimum.


  • Pascal L 21 mars 2015 19:10

    L’article est intéressant, car il fixe bien les ordres de grandeur. 


    Il faut tempérer le prix de l’énergie avec la disponibilité de celle-ci. Il est probable que l’on aille vers un prix qui varie en fonction de l’offre et de la demande et les centrales qui peuvent produire avec régularité aux heures de pointe ont un avantage. La rentabilité de ces centrales sera meilleure, même si le prix de production est plus élevé. Dans ces conditions, le solaire n’y survivra pas alors que la biomasse qui n’est pas onéreuse va voir son avantage augmenter. Dommage que le potentiel ne soit pas énorme.
    Les usines marémotrices n’ont pas beaucoup d’avenir. EDF ne lancera pas d’autres projets. Les conséquences écologiques du barrage de la Rance ne sont pas négligeables.

    La répartition des centrales est essentiel pour le bon fonctionnement, la Bretagne sera sans doute la première région coupée en cas de problème et la Provence devrait suivre. Créer des petites centrales peut aider, mais l’éolien et le solaire ne fonctionnent pas les nuits sans vent, ce qui ne diminue donc pas le besoin de transport. Les petites centrales peuvent poser beaucoup de problèmes à leurs voisins si le courant produit n’a pas une forme très sinusoïdale ou si le cos Phi n’est pas dans les normes. EDF n’aime pas acheter les parasites au prix fort.

    Les régulateurs de l’énergie ont besoin de grosses centrales pour la régulation, donc ce mode de production continuera à exister. La disponibilité de l’Uranium n’est pas un problème ; les centrales nucléaires à Uranium seront un jour remplacées par des centrales à Thorium, beaucoup plus abondant sur la planète et brûleront également une partie de leurs déchets.


  • Pascal L 20 mars 2015 17:47

    La création monétaire par le crédit est un piège pour les Etats.

    Les gagnants de ce système ne sont pas spécifiquement les Allemands, mais tous ceux qui ont démarré l’Euro avec de fortes réserves monétaires et qui ont pas eu besoin d’emprunter.
    Le rôle de la monnaie comme facteur d’instabilité a été décrit par Minsky dans les années 80 et modélisé par Keen dans les années 90. Steve Keen a également montré la relation qui existe entre le chômage et la variation du crédit.

    Sachant que l’essentiel de la masse monétaire a été créée par le crédit, cette masse subit une réduction due :
    • au paiement des intérêts,
    • aux tentatives de réduction de crédit pour réduire le poids des intérêts,
    • au déficit commercial due à l’absence d’investissements.
    La réduction de la masse monétaire provoque de la déflation ; les Etats sont condamnés à augmenter le crédit s’ils ne veulent pas de crise sociale. Les crises telles que celles de 2000 et 2008 se suivent. La crise suivante n’est jamais loin car, si à l’issue de chaque crise le niveau du crédit est retombé, il est toujours un peu plus haut qu’à l’issue de la crise précédente.

    Le crédit n’est pas une bonne manière de financer l’investissement créateur de richesses, car il faut beaucoup de temps pour obtenir un résultat. Pendant ce temps les coûts financiers s’accumulent jusqu’à un niveau impossible à supporter. Il faut donc des capitaux permanents qui aujourd’hui ne peuvent se trouver que dans les réserves ou dans l’exédent commercial. De toutes façons, les financiers rechignent lorsqu’il y a de l’incertitude et des délais longs. 

    Des solutions sont possibles mais remettent eu cause un certain nombre de dogmes de l’économie néoclassique :
    • il faut un dispositif qui permet de créer des capitaux permanents pour l’investissement créateur de richesse,
    • la création monétaire ne doit pas passer forcément par les banques qui n’ont pas le sens de l’intérêt général et qui s’amusent à faire du Ponzi avec le crédit.
    La monnaie ne doit pas appartenir aux banques, mais aux utilisateurs de la monnaie. Les Etats, du fait de l’élection de leurs représentants a une légitimité pour gérer la monnaie. S’il y a eu des abus auparavant, il y a d’autres méthodes de correction que de confisquer la monnaie.


  • Pascal L 19 mars 2015 17:19

    @Doume65
    « je pense que c’est l’hydraulique le plus réactif »

    L’hydraulique n’est réactif que sur les grands barrages avec un réservoir et encore, une vanne ne peut pas s’arrêter en quelques secondes avec toute la pression d’eau dessus. Par ailleurs, il n’est pas question d’arrêter le Rhin ou le Rhône.

    Les besoins standards de régulation européenne nécessitent d’avoir autour de 3000MW sous le coude, ce qui nécessiterait un gros paquet de barrages pour faire cette régulation.

    En fait les régulateurs préfèrent les grosses centrales thermiques ou nucléaires. Pas question d’utiliser le solaire ou l’éolien pour cette tâche. Pour le nucléaire, c’est assez compliqué, car il faut anticiper la présence de produits de fission qui peuvent ralentir le réacteur jusqu’au point où un démarrage n’est plus possible avant plusieurs heures. Mais avec l’informatique, on est arrivé à anticiper correctement le fonctionnement du réacteur. De toutes façons, il faut maintenir la fréquence dans une plage, il n’est pas nécessaire d’être strictement à 50Hz.


  • Pascal L 19 mars 2015 12:21

    Tiens, c’est amusant. Tous les commentaires sont notés négativement, voire fortement négativement à cette heure sans que les auteurs de ces votes n’expriment clairement leur position. C’est un peu comme si chaque commentateur avait mis le doigt là où ça fait mal ; on peut considérer cela comme une forme d’hommage à la vérité...

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