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Pascal L

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  • Pascal L 10 février 2015 09:38

    Il y a deux points qui me choquent dans la concentration des communes.

    1) les coûts ne diminuent pas la plupart du temps. On ajoute une couche au millefeuilles sans rien enlever et on multiplie les postes de vice-présidents (rémunéré, cela va de soi). Il faut construire de nouveaux locaux qui vont se montrer inadaptés pour la prochaine phase de concentration.
    2) Où est passé la démocratie ? Les citoyens votent pour les représentants communaux. Ce qui se passe au-dessus leur échappe totalement. Et ce n’est pas la pré-désignation des représentants de l’intercommunalité sur les bulletins de vote communaux qui me rassure. Les décisions des intercommunalités ne sont contrebalancées par aucun contre-pouvoir.


  • Pascal L 10 février 2015 09:01

    Tout à fait. Une monnaie appartient d’abord à la collectivité des utilisateurs et ne peut pas être préemptée. Si l’Etat rempli son rôle de représentant des citoyens, c’est à lui que revient la mission de gérer la monnaie et de mener une politique d’investissements.

    Mais on peut imaginer des formes de représentation encore plus proche des citoyens, avec des représentants élus directement dans le conseil d’administration de la banque centrale.


  • Pascal L 9 février 2015 16:23

    Patrick Artus est un représentant de la théorie économique néoclassique. Autrement dit, il défend un théorie économique hors sol qui n’a aucune chance de pouvoir se vérifier sur le terrain. 

    Parmi les défauts de cette théorie, l’absence d’analyse dynamique (l’économie est par défaut en équilibre et les situations de déséquilibre sont forcément des transitions d’une situation d’équilibre à une autre), l’absence de rôle économique à la monnaie, au crédit et l’anticipation seulement par extrapolation du passé...
    Malheusement, beaucoup de décisions économiques découlent de ces connaissances imparfaites, ce qui plombe notre économie. En particulier l’absence d’analyse dynamique tend à considérer la situation actuelle comme une situation d’équilibre intangible.

    Pour obtenir une croissance supérieure, il est nécessaire de modifier le rôle de la monnaie. Aujourd’hui, la création monétaire ne finance que des prêts et la valeur de la monnaie repose sur la confiance que nous pouvons avoir sur le remboursement des prêts (y compris pour la Grèce et d’autres pays de la zone Euro). Cette technique de création monétaire ne favorise pas la création de richesse à cause des coûts monétaires trop élevés. La prédation des ressources existante est par contre largement favorisée par les taux d’intérêts, même faibles, et la rapidité du retour sur investissement (si l’on peut dire !). Quand on voit des transactions se faire à la milli-seconde, les années nécessaires à la création de richesse sont un vrai handicap. Sans vrai création de richesse, il ne peut y avoir de croissance. Pour faire de la création de richesse, il faut créer des capitaux permanents pour mettre sur les fonds propres des projets et donc faire une vrai anticipation sur la valeur future de ces projets.
    Le changement de paradigme monétaire ne se fera facilement. Autant demander directement aux prédateurs d’arrêter de gagner de l’argent.

    Pour en savoir un peu plus sur la critique de la théorie néoclassique, je conseillerais de lire « l’imposture économique » de Steve Keen.


  • Pascal L 8 février 2015 18:55

    Le plein emploi n’est pas un miracle de l’histoire et se renouvellera dès que nous ferons le nécessaire. Le plein emploi a existé dans l’économie soviétique, mais la pénurie y était la variable d’ajustement de l’économie. Aujourd’hui, c’est l’emploi qui est la variable d’ajustement alors que nous sommes dans une société d’abondance. Cherchez l’erreur.

    Ces deux modèles ne fonctionnent pas vraiment pour des raisons purement idéologiques. La solution passe par une utilisation différente de la monnaie. Votre intuition est juste dans ce sens, mais vous ne pouvez pas éviter l’inflation et l’effondrement de la valeur de la monnaie avec votre système. C’est pourquoi, il est indispensable de créer de la richesse qui a du sens (donc pas un tas de billet), car c’est le sens qui crée la confiance qui maintient la valeur de la monnaie.

    Votre idée de supprimer le crédit à la consommation ne sert à rien, car l’homme anticipe sur ses activités. Il faut au contraire supprimer le crédit à l’investissement ou au minimum supprimer les intérêts sur le crédit à l’investissement. Les investissements qui créent la richesse sont longs et les frais financiers deviennent rapidement insupportable. Il faut au contraire créer des capitaux permanents qui sont mis dans les projets ou les fonds propres des entreprises en échange de part de capital. Ces investissements sont porteurs d’emplois.

    Votre constat sur le rétrécissement du tissus des PME est juste, c’est une conséquence de notre système monétaire. En basant la création monétaire uniquement sur les prêts, les financiers ont cherché les solutions les plus rentables. La prédation de l’économie est largement plus rentable que la création de richesses nouvelles. En inversant le système des intérêts (les intérêts sont payés sur l’argent dont on dispose, pas sur les dettes), on favorise les plus pauvres et les créateurs. Ceux qui disposent de liquidité doivent alors réfléchir à une bonne utilisation des capitaux plutôt que d’attendre le paiement des intérêts.

    La plupart des économistes aujourd’hui (mais pas tous) ne voient dans la monnaie qu’une mesure de flux et sont incapables d’avoir une vision dynamique de l’économie. Il serait temps de faire le procès de cette vision des choses au nom de l’ensemble des chômeurs.


  • Pascal L 7 février 2015 17:31

    Notre monde a besoin de solidarité et la distribution gratuite de monnaie n’est pas forcément la solution.

    Tout d’abord, les mécanismes de construction de l’Euro ne permettent pas la distribution gratuite de monnaie, car tout l’argent est créé par de l’endettement qu’il faudra bien rembourser avec les intérêts et lorsque cette monnaie n’est pas utilisé pour créer de la richesse, on voit bien qu’il y a un problème au bout du chemin. 
    Nous devons donc utiliser pour cela une autre monnaie que l’Euro et se posera alors le problème de sa valeur. La valeur d’une monnaie dépend des contreparties qui sont prises en échange de la création monétaire. On peut utiliser un stock d’or comme autrefois, mais l’or ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval. Les réserves ne sont plus ce qu’elle étaient, on ne fait plus la guerre pour piller les ressources de son voisin et on va se retrouver avec un stock qui n’augmente pas avec l’augmentation des besoins.
    La redistribution gratuite de monnaie ne crée aucune contrepartie (ou presque) et la monnaie se dévaluera jusqu’à ce qu’il n’en reste rien.

    L’idée de créer de la monnaie en fonction des besoins est bonne tant qu’il y a des contreparties qui sont créées en même temps. On peut donc créer de la monnaie en échange d’un travail lorsque ce travail crée de la richesse. Avec le système de l’Euro, il n’y a pas de travail parce que l’Euro n’est pas favorable à la création de richesse, mais nous pouvons créer une monnaie qui crée sufisamment de richesse pour obtenir un plein emploi. Attention, la richesse créée n’est pas un stock de monnaie, nous devons définir ce qui compte pour nous : éducation, santé, environnement, énergie... Ce n’est peut-être pas le revenu pour tous, mais pour les quelques-uns qui n’ont pas réussi à décrocher un emploi, le poids de la solidarité reste supportable pour la société.
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