Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
Il faut d’abord définir le travail avant de parler de revenu universel. Je crois qu’il faut adhérer à l’étymologie antique (tripalium) qui nous indique que le travail est désagréable mais, parce que la nourriture ne tombe pas toute seule dans la bouche, il faut bien s’y coller. Déjà avec cette définition, on constate qu’il y a tout un tas de gens qui gagnent de l’argent sans travailler : les rentiers (capitalistes ou propriétaires), et ceux qui ont un « travail passionnant » (par exemple, les chercheurs, ceux qui développent de nouvelles techniques, ceux qui divertissent les autres, ...). Nous avons tous des besoins « élémentaires » (qui devraient être assez élevés dans une société qui se dit évoluée). Et pour réaliser ces besoins élémentaires, il y a, inévitablement, des « réels travaux » (désagréables, ou en tout cas, pas épanouissants) qu’il faut bien faire. Je ne comprends pas pourquoi on ne peut partager ces travaux désagréables ? Ou plus exactement, je comprends très bien. Il y a en gros 2 catégories d’individus : les gens honnêtes qui comprennent qu’on ne peut pas consommer sans travailler un minimum (soit ils sont au chômage malgré eux pour participer à la baisse généralisée des salaires, soit il travaillent) et de l’autre côté ceux qui aiment bien vivre sur le dos des autres (soit en gagnant des fortunes en étant actionnaire ou gros propriétaire, soit en cherchant toutes les aides possibles, soit en ayant un travail qui n’en est absolument pas un (passionnant)). La question est donc morale. Si plus de la moitié des gens ont envie de faire partie des profiteurs (pas de morale) alors la société ne doit pas changer. Sinon, il faut partager le vrai travail (désagréable) et on pourra alors utiliser notre temps libre (qui serait conséquent avec un tel partage) à faire les métiers passionnant que certains pratiquent aujourd’hui de manière rémunérée. La conclusion, c’est qu’une société civilisée ne devrait faire aucun bénéfice sur les produits de première nécessité (logement décent, nourriture correcte). Ceux qui sont exclus de cette production de base (malgré leur réelle volonté de participer au travail désagréable) devrait donc bénéficier gratuitement de ces services de base. Mais comme il n’y aurait pas de bénéfice à faire sur ces produits là, on n’aurait aucune raison de mettre de la main d’oeuvre à l’écart pour les réaliser. Bien sûr, les raisonnements précédents ne marchent que de manière réelle (en comptant les échanges de biens et services en heure normalisée de travail désagréable, qui est la seule réalité) : avec la virtualité de l’argent et de la propriété privée, on peut interdire aux personnes de travailler (la terre et les usinent ne leur appartiennent pas) ou leur expliquer que l’argent manque pour les embaucher.
Bon, si on supposait que la France était une démocratie, que l’état était au service du peuple, la première question de taille serait : « Qui crée l’argent ? ». Pourquoi l’état qui établit la loi se place « volontairement » au-dessous des banques ? C’est ça la vraie question. Et ne parlons pas économie et inflation (voir la courbe de Philips) : en économie et pour le social, il vaudra toujours mieux de l’inflation avec le plein emploi qu’une inflation basse avec des gens exclus du système.
Quand Pompidou et son ministre des finances VGE ont ajouté cette loi de 1973, VGE s’est empressé de faire un emprunt en franc or (totalement irresponsable ... ou volontaire) et, alors que la France n’est pas connue pour ses champs de pétrole, il subventionnait l’achat de pétrole (l’inverse des taxes d’aujourd’hui) pour limiter le « choc ». Il aurait voulu gérer comme un tocard (comme un certain Ferrand pour les mutuelles de Bretagne), il ne s’y serait pas pris autrement. Il l’a fait par « modernité », pour offir des titres sûrs aux riches. Pour que l’impôt puisse être un moyen sûr de faire gagner de l’argent aux riches. On peut dire que c’est la féodalité qui s’est remise en place. Qui peut défendre un tel abaissement de l’état soit-disant au service du peuple ? Il était évident qu’avec le temps, il faudrait tout vendre, tout privatiser pour rembourser cette dette : a qui profite le crime ?
Si un peuple est libre, il décide si on doit utiliser une monnaie (une heure normalisée de travail serait beaucoup plus juste et sans vol possible : actuellement, les personnes les plus productives sont les moins payées et ceux qui ne font absolument rien d’utile possèdent presque tout), comment on crée cette monnaie, et pourquoi faire.
Mais tout système pyramidal conduit à la corruption et à un système qui travaille contre l’intérêt général. Les élus n’ont aucune obligation de résultat, ils sont totalement irresponsables et ils s’en servent. Il nous faut le RIP (référendum d’initiative populaire), c’est bien la seule chose qui permettrait de tout changer petit à petit.
Mon avis, c’est que si le peuple créait lui-même sa monnaie, il n’y aurait pas de chômage, comme pendant les 30 glorieuses. Et si aujourd’hui, on devait reconstruire la France comme on l’a fait après 1945, même si les français sont plus instruits et plus productifs qu’en 1945, on n’y arriverait pas du tout parce qu’on « n’a pas l’argent ». L’argent est un merveilleux frein avec lequel on peut appuyer pour créer de la misère et du chômage pour maximiser au final la soumission, seul but du système pyramidal. Il est aussi sot d’avoir besoin d’argent pour faire travailler tout le monde que d’avoir besoin d’or pour faire du commerce. Je comprends leur histoire, mais il faut absolument passer à autre chose maintenant.
« les sociétés se hiérarchisent naturellement » ; vous avez tout à fait raison, la hiérarchie est dans l’animal, dans la nature bestiale de l’homme. Mais si l’homme veut réellement avoir une autre dimension, alors il ne doit plus chercher à dominer son prochain. La seule chose qu’il faut essayer de dominer, c’est soi-même. Je sais que certaines personnes ne sont pas responsables et ne sont pas capables de prendre des (« bonnes ») décisions pour elles-mêmes, mais cela ne doit pas justifier une hiérarchie qui s’applique évidemment à tout le monde, y compris à ceux qui sont réellement responsables, ce que ne sont jamais les chefs d’ailleurs (impossible de rattraper seul une action collective dont on a été l’initiateur : voir les accidents nucléaires).
Il y a quelques semaines, je discutais avec un éleveur, il m’expliquait que les brebis « sauteuses » (qui sautent par dessus les barrières) étaient vraiment un problème : toutes les autres brebis ont tendance à les imiter. Le mode opératoire est simple : boucherie. Je crois que la société humaine n’en est qu’à ce stade. Et on peut le prendre à plusieurs degrés, évidemment. Il y a la guerre avec les armées et la guerre économique : nous sommes tous dans un troupeau, attention à ne pas chercher trop de liberté.
Bon la guerre c’est pas bien... Et de nombreux écrivains, chanteurs ou autres ont délivré ce même message, la guerre c’est pas bien. Pour ce qui est de l’analyse (quand il y en a une petite) : d’où vient la guerre et peut-on l’arrêter, alors là on a le droit aux plus grandes niaiseries. La guerre viendrait des sentiments de l’homme, de sa colère (la bonne blague : quand on fait la guerre, on tire sur des inconnus le plus froidement du monde. Comment pourrait-on sainement en vouloir à des gens que l’on n’a jamais rencontrés avant ?).
Donc je vous donne l’explication (oui, lecteur, tu l’auras gratuitement et sans que j’en tire aucune gloire !). La guerre, c’est l’élitisme ou le système pyramidal toujours associé, bien évidemment, au larbinisme. La guerre peut être effectivement un moyen pour les chefs de faire le ménage dans leur base (les chefs se font la guerre mais en fait s’entendent entre eux et font la liste grossière de ceux qu’ils veulent éliminer rapidement).
Mais bon, étant donné que tous les chefs sont des psychopathes et que tous ceux qui ne sont pas chefs sont soit larbins soit veulent devenir chefs à leur tour (donc sont aussi psychopathes), la guerre a de beaux jours devant elle. Car rien de plus excitant, pour un psychopathe, que de voir des larbins s’entretuer sous ses ordres.
La solution, donc : ne jamais obéir aux ordres (fini les chefs, vive la liberté) mais toujours à sa conscience. Sachant que la morale est un handicap sérieux pour réussir (ce qui est normal dans toute société pyramidale), je conseille à ceux qui veulent être libres d’avoir un sacré caractère. Sinon, passez votre chemin, c’est plus facile de progresser dans la vie en étant un bon larbin, ce qui conduit de façon inévitable à la guerre quand le chef l’aura décidé.
Mais, et ce n’est que mon avis, il vaut mieux mourir libre et avec sa conscience (quand on en a « malheureusement » une dans ce monde de bêtes) que d’être amené à tuer dans son travail pour faire vivre sa famille. Il est encore plus simple d’avoir le courage de ne pas fonder une famille dans ce monde-là. Mais combien d’hommes et femmes ont cette maîtrise-là ? L’homme n’est globalement qu’un animal qui va vite comprendre les limites de la Terre, guerres ou pas d’ailleurs.
@Alren Merci pour le compliment mais je n’ai pas de fromage dans mon bec !
Long post qui ne sera pas lu, mais je crois qu’il faudra que j’essaie de faire un article sur la « liberté ».
Je souhaite essayer de répondre à votre interrogation sur l’investissement (Le problème ensuite de décider où va aller l’investissement). Je sais bien qu’individuellement, il n’est pas facile de savoir où l’investissement serait le plus utile. Mais on peut quand même imaginé autre chose qu’un système où la propriété privée segmente les initiatives (de ceux qui peuvent en avoir) tout en ne demandant pas l’avis du plus grand nombre.
On peut faire des calculs savants (une machine bien alimentée en données fiables le ferait mieux que n’importe quel élu) pour savoir exactement quelles usines et quelles maisons doivent être aménagées, améliorées, ... de façon à maximiser le plus rapidement possible la qualité de vie, diminuer l’empreinte écologique, diminuer la pénébilité du travail, etc... Donc on voit que chacun pourrait investir dans des projets différents selon ses priorités. Mais il est clair qu’une priorité étant donnée, dans une collectivité solidaire, on remplacerait les pires outils ou les pires maisons en premier. Par exemple, personne ne vivrait dans les pires maisons et les meilleures seraient toutes occupées (actuellement, les plus belles maisons sont le plus souvent vides, car appartenant aux plus fortunés qui n’ont pas le don d’ubiquité)
Mais j’imagine une organisation du travail complètement différente. Après suppression des métiers parfaitement inutiles (la majorité), il faut répartir le travail pénible. Quant au travail agréable (oui, certains ont cette chance) et bien, par définition, ce n’est pas du travail. Donc il n’a pas besoin d’être rémunéré. On voit bien avec le logiciel libre que des tas de gens passionnés, ça existe. Si les laboratoires de recherche étaient ouverts, si les théâtres, les conservatoires, les clubs de sport étaient libres d’accès je crois que chacun pourrait choisir d’inversir son temps comme il le souhaite car le travail pénible équitablement divisé (même avec une once d’investissement pour un avenir « meilleur ») ne nous occuperait pas à temps plein.
Bien évidemment, l’investissement libre et démocratique ne s’imagine pas avec l’argent ni avec la propriété privé. La seule unité, c’est l’heure de travail « normalisée ». Et ceux qui sont irresponsables devraient travailler un peu plus que les autres pour rémunérer leur surveillant (sauf si certains prennent plaisir à fouetter les autres, auquel cas, c’est un passe-temps, pas un travail !). Pour les ressources rares, je ne vois que le partage. La loi de l’offre et de la demande est la pire : c’est à cause de cette loi que le chômage sévit, pour dévaloriser le travail pourtant seul créateur de richesse. Mais il est à mon avis évident qu’un investissement libre répondrait mieux aux attentes de chacun qu’un système qui doit faire de la publicité pour qu’on achète ce que personne n’a réellement demandé. La loi de l’offre et de la demande est complètement trafiquée par l’argent et nous masque totalement le coût réel des choses (je pense que quelqu’un qui travaille 39h par semaine doit pouvoir acheter pour 10h de biens et services mais pour le savoir, il faudrait convertir tous les procédés de fabrication en heures de travail, procédés qui changent souvent aujourd’hui pour des mauvaises raisons).