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Philippakos

Philippakos

Photographe dans un centre de recherche archéologique, passionné de culture visuelle et de sociologie de l’image. Ancien élève de l’école Louis Lumière. Tente d’insister sur l’absence d’universel dans la perception des images mais aussi sur l’omniprésence du sens, inévitable, des représentations iconiques. Enfin, essaie de prévenir des dangers de la manipulation graphique dont les règles sont souvent bien connues de celui qui l’utilise mais pas forcément des spectateurs qui en sont victimes.

Tableau de bord

  • Premier article le 03/05/2007
  • Modérateur depuis le 25/05/2007
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Derniers commentaires



  • Philippakos Philippakos 21 août 2007 11:21

    Difficile de comparer les différents exils aux différentes époques. L’exil qui était un châtiment dans l’antiquité peut être vécu aujourd’hui comme une récompense. Cela peut s’expliquer. Dans le monde antique un exil signifie la perte de tout statut (pas même celui de métèque)et ce châtiment est presque comparable à la peine de mort (Socrate refuse l’exil et préfère la cigüe). Un exilé devra donc lutter pour sa survie dans une autre cité, sauf si par bonheur (assez rare) il obtient la citoyenneté dans la cité d’adoption ou encore qu’il est rappelé comme citoyen dans sa cité d’origine. Quoi de comparable avec Polnareff ? D’autre part, un fonctionnaire qui est aujourd’hui nommé à Honolulu peut s’en trouver fort satisfait et y voir une occasion d’intégrer une culture différente. De plus un « exilé » d’un pays riche dans un pays plus pauvre va se trouver survalorisé. Il sera plus riche, plus respecté et son ego s’en trouvera le plus souvent flatté. Il faut donc admettre que le mot a changé de valeur, en passant de terriblement négatif à parfois positif aujourd’hui, synonyme d’exotisme bienfaiteur. Pour finir, à l’époque d’une mondialisation galopante, d’une unification culturelle des sociétés, du commerce sur Internet, comment accorder à ce mot la même valeur que celle qu’il possédait au XIXème siècle quand toutes les victimes s’en désolaient ? L’exil est donc souvent créateur, comme vous le soulignez justement dans l’article, mais ne l’était-il pas parce qu’il était souffrance (et aussi temps libre). Je ne sais pas si Polnareff ou Johnny sont plus créatifs depuis qu’ils échappent au fisc à l’étranger.



  • Philippakos Philippakos 21 août 2007 05:53

    Alors expliquez-moi pourquoi, compte tenu de tout ce que j’ai appris, il n’y a pas plus de deux millions de personnes maitrisant l’espéranto dans le monde. Et encore je voudrais savoir si on peut parler de bilinguisme pour les deux millions. Certains intervenants de ce forum ont avoué n’avoir que quelques dizaines d’heures d’espéranto derrière eux. Dans ces colloques espérantistes, comment analysez-vous la situation ?



  • Philippakos Philippakos 20 août 2007 12:08

    Bien sûr la traduction est indispensable, encore faut-il qu’elle soit bonne et j’irai preque jusqu’à dire remise fréquemment au goût du jour. Une traduction est vite datée quand elle se fait dans une langue qui évolue rapidement. Certaines traductions anciennens gardent cependant un intérêt historique, même si elles ne sont pas excellentes.



  • Philippakos Philippakos 20 août 2007 11:56

    Très bon article qui met le doigt sur le travail de ceux dont on croit le résultat inné et qu’on auréole du terme de génie sans saluer, ni même supposer, les efforts consentis pour y parvenir. C’est souvent le cas, et quelle n’est pas la surprise de constater le nombre important d’ébauches nécessaires à ces perfectionnistes avant de décider l’oeuvre finale (cela m’avait frappé pour Dali à Barcelone). Une phrase me laisse un peu sceptique toutefois : Bien sûr, il était nourri du nouvel art de la camera obscura depuis les années 1930. Vous avez voulu écrire 1830 ou bien je n’ai pas compris l’allusion (Monet meurt en 1926, en revanche on date de 1825 la première photographie).



  • Philippakos Philippakos 20 août 2007 05:15

    Entièrement d’accord, sauf que cela implique un niveau de bilinguisme élevé que peu d’entre nous possède. Sinon, on bute sur les phrases, on accumule les contresens et on perd la sensibilité du texte. Encore plus édifiant voir un film en VO et doublé. On réalise que pour suivre vaguement les mouvements des lèvres, les traducteurs en viennent parfois à modifier radicalement les phrases. Les sous-titres ne sont pas non plus la panacée. Voir un film étranger dont on connaît la langue en VO et lire les sous-titres en français, ou un film français et lire les sous-titres dans une langue qu’on connaît bien. Un exemple : « Il faut passer la région au peigne fin », devient avec un mauvais sous-titre : « il faut visiter la région »peignefin«  ». Le traducteur ne connaissait visiblement pas l’expression...

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