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Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
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Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 7 février 2009 15:25

    Mouche zélée,

    A l’évidence, non seulement les privatisations faites officiellement au nom de l’Union européenne afin d’harmoniser vers le bas le niveau de vie de l’immense majorité des citoyens européens ont été "inutiles" (sauf pour ceux qui en ont copieusement profité), mais c’était évidemment une voie sans issue ou, pour être plus précis, une porte ouverte vers la catastrophe, le tout en se privant de tout levier d’intervention publique, autre que....in fine le budget de l’Etat, donc l’argent public direct.

    La privatisation des banques a été la plus lourde et coûteuse erreur, si on regarde maintenant les évènements avec la perspective donnée par le recul du temps. Mais, les privatisations des grands moyens de transport et de l’énergie dans nombre de pays de l’UE tournent au désastre et vont en France particulièrement aboutir à des situations de plus en plus "ingérables".

    Au moment où les Etats vont devoir- comme cela a de facto commencé avec certaines banques que tous connaissent et dans plusieurs pays- se redonner des moyens financiers et des leviers d’intervention économique puissants, il est manifeste que la privatisation, par exemple d’EDF-GDF, va apparaître très vite comme une faute politique, économique et financière majeure.

    Il en est de même des grands groupes pétroliers et d’armement, comme des entreprises du secteur métallurgique et atomique.

    Plus vite l’Etat reprendra au moindre coût, voire à coput zéro, ces grands leviers économiques, mieux cela sera pour le destin matériel de la population.

    Aujourd’hui, parler de "nationalisations" n’est pas une idée politique partisane, c’est simplement indiquer la voie du bon sens et de la sauvegarde de l’emploi des citoyens des Etats concernés et la garantie de la prérennité de l’économie des pays.

    Sur ce plan, il y a urgence pour d’abord les banques et établissements de crédit. Mais le pétrole, l’électricité, le gaz et l’énegie atomlque aussi doivent revenir sous contrôle des Etats, donc des représentations nationales, ceci avant que les entreprises privées qui possèdent ces secteurs soient en faillite.

    Pour le reste, nous sommes évidemment d’accord.

    Bien cordialement vôtre,








  • Philippe Vassé Philippe Vassé 7 février 2009 15:09

    Cher Philippe Renève,

    Expliquées de cette façojn plus précise, nous sommes bien évidemment d’accord, encore que le notion ou le concept de Revenu National soit pour le moment, au sein de l’UE et plus largement pour la plupart des pays ayant sur leur sol des entreprises transnationales importantes, des objets de débat.

    Si on dit plus simplement qu’avec l’euro, la seule variable possible d’ajustement dans la jungle qu’est devenu le système actuel (et cela est encore plus vrai avec la crise), est le côut du travail, cela est plus précis et plus concret pour tout un chacun.

    Pour le reste, je souhaitais juste que l’attention se porte sur ce qui concerne tous les citoyens dans leur vie quotidienne et future, et non sur des apparences comme les personnalités "européennes".

    En tout cas, nous sommes ainsi bien en accord sur le fond des choses.

    Bien cordialement vôtre,








  • Philippe Vassé Philippe Vassé 7 février 2009 13:03

    Cher Philippe Renève,

    Vos commentaires sont intéressants, mais il me semble que vous abordez les questions cruciales d’une mamière quelque peu centrée sur les personnes au détriment des objectifs de l’UE.

    Avec l’euro, dans la zone qui est la sienne, la seule variable d’ajustement n’est pas le revenu national (cela ne veut rien dire d’ailleurs), mais le COUT DU TRAVAIL, donc la volonté de le faire baisser dans toutes ses composantes (salaires, charges sociales, impôts).

    L’objectif de l’UE depuis sa création n’est pas de faire passer à la postérité quelques grandes figures, mais d’intégrer les pays européens à la mondialisation que nous avons connue et qui a les résultats actuels concrets que nous connaissons, subissons et combattons de fait.

    Ceci étant rapéle avec netteté, la conclusion qui en découle est que l’UE telle qu’elle était et est encore à ce jour ne peut avoir aucun effet positif, durable ou non, pour les peuples concernés, étant un outil fondamental de la mondialisation qui a généré cette immense crise.

    Tout est à revoir de fond en comble, et ce ne sont pas de petits correctifs ou des fins pansements qui règleront les problèmes en cause, mais une véritable refonte des conceptions et des buts de l’unité des peuples d’Europe, le tout sur des bases librement décidées par les citoyens et conformes à leurs intérêts.

    Bien cordialement vôtre,










  • Philippe Vassé Philippe Vassé 7 février 2009 12:49

    JL

    Excellente et vraie remarque que la vôtre.

    Quant à l’UE, elle se désagrège à grande vitesse de par les effets de cette crise. Cela tend à montrer qu’elle n’était pas une construction stable et solide comme il a été longtemps prétendu.

    Le problème est donc bien plus grave et profond que les questions dites "d’unification sociale et fiscale". C’est l’ensemble des paramètres qui sont à changer de fond en comble.

    Bien cordialement vôtre,






  • Philippe Vassé Philippe Vassé 7 février 2009 12:43

    Cher Plancher des vaches,

    Totalement d’accord avec votre remarque qui court en filigrane de tout l’article.

    Ceci dit, la référence à 1929 est caduque : la crise qui est là est bien plus grave, bien plus ample ; bien plus profonde, bien plus "structurelle". Elle atteint les bases mêmes du système économique mondial et les détruit.

    Bien cordialement,

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