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Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
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Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2009 09:10

    Cher Helios,

    Je n’ai pas parlé de " l’Amero". Mais peu importe ici.

    Sur le fond des dogmes maastrichtiens, je suis d’accord sur votre remarque sur le sens de l’adaptation. Mais, ceci étant dit sur le plan philosophique, ou de la morale en politique, la vraie question que j’ai abordée est celle de le relation MATERIELLE entre l’euro et les bases qui ont permis sa naissance, régissent son existence et/ou peuvent, en EVOLUANT, amener à sa disparition.

    L’adaptabilité est une chose, la disparition de l’euro en est une autre.

    Darwin en effet a étudié l’évolution naturelle, mais il a dans ce cadre étudié aussi les causes des disparitions des espèces quand elle s’adaptaient mal ou ne pouvaient prévoir les grands cataclysmes universels.

    Cela dit, ce qui est essentiel dans cet article, est de tenter de mettre en évidence ce qui est en cours et d’essayer de comprendre les évènements en cours.

    Bien cordialement vôtre,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2009 08:54

    Mouche Zélée,

    A l’évidence, la réintégration dans l’OTAN de la France en plein typhon économique, financier, bancaire, social et politique mondial revient à s’occuper, et je dis cela avec une douce ironie, de la consommation en chute du caviar iranien quand des millions de citoyens ne peuvent même plus manger à leur faim et selon surtout leurs vrais besoins physiologiques en terme de qualité.

    Quoi que fasse ou non dans ce sens Nicolas Sarkozy, la question de l’OTAN se posera en relation étroite avec la situation d’ensemble dérivant de la situation économique, financière et sociale.

    Les grandes institutions, que ce soit l’OTAN ou l’UE, ne sont ni éternelles, ni surtout indépendantes des grands évènements internationaux.

    Bien cordialement vôtre,





  • Philippe Vassé Philippe Vassé 7 février 2009 17:42

    Cher Yvance 77,

    Votre question est intéressante, mais les cas de la Grèce et l’Irlande sont juste des avant-goûts de l’avenir.

    La France et l’Allemagne, avec leur couse folle aux déficits publics les plus colossaux, sont sur le même processus, juste un peu derrière.

    Posons comme principe que le signal de départ de la dislocation de la zone euro, donc de la fin de la BCE, et de l’euro lui-même derrière, sera donné par les nationalisations et/ou renationalisations, qui, par essence, reviennent à ce que chaque Etat entend reprendre le contrôle d’une politique monétaire et financière NATIONALE, donc induit de facto la marche à une monnaie nationale.

    Or, la nationalisation des banques est déjà de facto en route dans toute l’UE, zone euro incluse. Le processus engagé et qui ne peut s’arrêter sauf à aggraver de nouveau la crise en revenant au point de départ en pire, condamne l’euro et la BCE à mort.

    C’est en ce sens que les deux pays cités sont seulement en avant des autres pays de la zone.

    La nationalisation des banques signera le retour aux monnaies nationales, et surtout, la remise en place de banques nationales d’Etat. La coexistence entre la BCE et des banques nationalisées dans chaque pays pour SES PROPRES INTERETS est impossible car l’antagonisme serait totalement INGERABLE pour la BCE et pour les Etats.

    Bien cordialement vôtre,






  • Philippe Vassé Philippe Vassé 7 février 2009 17:30

    Cher Yvance,

    Le fait est que la question de la sortie de la zone euro est bien plus générale que les seuls cas de la Grèce et de l’Irlande.

    Tous les pays de la zone euro ont "défoncé" ou "enfoncé", peu ou prou, les critères fixés pour mettre en place et maintenir un euro viable pérenne.

    Eu égard aux déficits CUMULES des pays de la zone euro, l’euro est menacé dans son existence même, d’autant que les protevtionnismes qui se développent vite accélèrent les tensions dislocatrices entre pays au sein de la zone euro.

    A terme, la question se pose aussi pour notamment la France et l’Allemagne.

    On peut poser comme préalable à l’explosion de la zone euro que le signal de la désagrégation de l’euro sera donné par les inévitables nationalisations et/ou renationalisations des banques, cela signifiant nettement que les Etats entendront reprendre le contrôle d’un système financier à eux, donc forcément NATIONAL.

    De facto, si les banques reviennent au secteur étatique, la BCE sera promise à une fin rapide parce que les logiques des nationalisations sont totalement CONTRADICTOIRES avec le maintien de la VCE et son caractère commun à la zone.

    Bien cordialement vôtre,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 7 février 2009 15:33

    Cher Marsupilami,

    Vous abordez un problème très important pour les apparences de force et d’action que veut donner le gouvernement français actuel.

    Certes, Nicolas Sarkozy parle de "relocaliser" des usines en France. L’intention est à l’évidence louable en cette période de crise aigue.

    Mais quel pouvoir a l’Etat sur les entreprises privées visées ? Aucun ou très peu, via éventuellement des menaces ou des subventions, les deux pouvant d’ailleurs se conjuguer.

    Nicolas Sarkozy est un politique arroseur arrosé : il a "vendu" , lui et les autres gouvernements de toutes couleurs politiques, à l’encan les entreprises nationales et maintenant il n’a plus aucun levier d’action en mains.

    Donc, soit le gouvernement s’en redonne rapidement par des nationalisations massives, notamment des banques, soit il perd définitivement tout crédit (sans jeu de mots) dans l’opinion qui bouge vite et fortement en période de crise.

    Bien cordialement vôtre,

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