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Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
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Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 14 février 2009 21:27

    Cher Nervyoko,

    Il est vrai que je me focalise pas sur la monnaie ou le système bancaire, comme si cela était indépendant de la marche générale de la société humaine. je n’établis pas de mur entre les divers aspects de la crise que nous affrontons tous au niveau mondial, pas plus que je ne réduis au niveau national les problèmes globaux que l’humanité doit résoudre.

    Je n’ai pas- vous me le pardonnerez- la religion ni de la monnaie, ni du système bancaire- encore moins de ces forces séparées des autres forces sociales, comme si elles obéissaient à des processus autonomes.

    De même, je n’ai pas un appétit pour les choses abstraites, ne suis pas poète, ni encore moins un amateur de la littérature pour elle-même. Je laisse ces soins à ceux qui ne sont pas assez préoccupés par les difficultés matérielles quotidiennes qui nous assaillent tous.

    Dans cet article, je n’apporte modestement que les fruits d’une expérience pratique collective et personnelle, de l’action, menée avec des citoyens et des peuples divers, à différents niveaux, local ou international, actions que j’essaie de relier avec des analyses théoriques afin de vérifier sans cesse l’action par la réflexion et inversement.

    Ce qui explique que mes phrases, qui vous semblent incantatoires ou joiles, ne sont que le souhait exprimé volontairement de généraliser l’action liée à la réflexion, nourrie par elle, afin de donner une cohésion plus forte aux actions menées collectivement, ce qui, à mon sens, les rend plus efficaces et par là favorise une solution plus rapide de nos problèmes collectifs.

    Participer aux évènements, locaux ou internationaux, l’esprit critique ouvert et attentif, me paraît une bonne chose, surtout si cela me permet ainsi de confronter afin des vérifier dans la réalité les conceptions aux réalités de l’action.

    Bien cordialement vôtre,










  • Philippe Vassé Philippe Vassé 14 février 2009 19:43

    Leila,

    Votre citation est fort amusante et assez exacte ; Mais, en faisant ce trait d’humour très ironnique, vous alez mettre en colère le grand "expert" français de l’histoire économique, qu’il a sépérée de l’Histoire elle-même, le très malléable et flexible Jacques Marseille, qui se plaît à se présenter comme le grand manitou de ce qui n’est effectivement pas une science, même annexe de l’Histoire.

    Que l’économie fasse partie, naturellement, comme toutes les activités humaines, du champ de l’Histoire, nous sommes presque tous d’accord sur cela.

    Mais, Jacques Marseille et ses rares partisans ont essayé de séparer, d’isoler, de congédier l’économie de l’Histoire en en faisant un fragment séparé des mouvements historiques, notamment sociaux. Il a ouvert là une piste pour les "économistes purs" tels que l’Europe en connaissait entre 1890 et 1914, lesquels avaient disparu quand éclata la 1ère Guerre Mondiale, qui, comme chacun le sait, n’avait rien à voir avec l’économie et le partage des marchés mondiaux !!! (enfin, d’après Jacques Marseille bien sûr) !

    On revoit actuellement des "économistes purs" qui, par exemple, nient toute relation entre les mouvements sociaux dans le monde et l’économie, donc nient tout lien entre capital et travail !!!

    Ils ne sont parvenus qu’à se ridiculiser. Il est donc naturel, Leila, que vous puissiez à juste titre moquer ce travers de ce brave homme déconnecté de tout.

    L’Histoire est un tout, et la diviser en morceaux sans liens entre eux revient à se rendre impossible d’avance une compréhension claire et complète des faits historiques.

    Dans le même genre, mais en plus agressif, ignare et grossier, il y a aussi Michel Godet. Mais, là, le cas est quasi-désespéré. Même à la Bourse de Paris, les financiers ricanent entre eux de ses dernières déclarations.... !!!

    Leila, ne dites pas à Jacques Marseille que les grèves ont un lien avec la crise : il va nous faire une crise de nerfs sur Arte France 5 à sa prochaine prestation où l’ignorance ne le cédera probablement qu’à son côté pédant, voire légèrement arrogant.

    Mais, selon un humoriste, "l’arrogance n’est que le masque qui cache l’ignorance".

    Bien cordialement vôtre,





  • Philippe Vassé Philippe Vassé 14 février 2009 09:14

    Nervyoko,

    Je comprends bien que vous puissiez lire un texte avec attention, mais une nouvelle fois, il semble que vous n’en avez pas compris le sens profond et exact.

    Contrairement à ce que vous écrivez, cet article est très ouvert et ne donne en réalité qu’un constat : la mort du capitalisme, assorti de la fin des dogmes qui étaient liés à l’existence de ce système. De ce constat, il dessine un axe général vers les solutions de la crise actuelle à travers l’activité concrète des peuples et des citoyens au niveau mondial.

    Contrairement au débat franco-français, enserré dans une compréhension hexagonale réductrice de faits mondiaux très divers, mais combinés, héritée des rixes politiques officiels, il me semble que l’article place les faits au plan mondial et global, intégrant tous les facteurs qui inter-agissent sur la situation, sans les sélectionner, ni les ordonner dans un ordre pré-conditionné.

    Ceci étant dit, nous sommes d’accord bien sûr sur nombre de points qui ne nécessitent aucun débat tant ils font unanimité, sauf chez les experts et penseurs qui dépendent pour leurs salaires des forces économiques qui meurent maintenant et ne peuvent donc pas s’exprimer en toute liberté.

    Pourrais-je souhaiter qu’en France, tout débat intéressant le monde entier puisse être posé au niveau mondial, et non plus national et/ou européen, sans qu’il soit imédiatement rattaché au strict débat OFFICIEL franco-français, donc castré de fait de tout son ESSENTIEL ?....

    Quant à évoquer une utopie, c’est amusant : en France, on débat de "solutions techniques" dont on ne dit pas qui aurait INTERET à les apporter et les promouvoir avec effiicience- que ce soit X, Y ou Z sans précision aucune en rapport avec la réalité VIVANTE, mais on évite toujours l’importance de l’action réelle, vivante, dynamique des peuples et citoyens du monde au niveau mondial.

    Cet anonymat des forces éventuelles en action ne serait-elle pas un masque de l’impuissance à agir, ou, plus exactement, une manière de s’exonérer de l’action réelle dans le COURS DES EVENEMENTS, donc de devenir acteur en cessant d’être commentateur.

    Evoquer ce mouvement vivant que l’article pose au centre du débat et qui influe fortement sur la situation mondiale en parlant d’utopie est très comique. Voire surréaliste !!!

    Ne serait-ce pas les personnes qui ne relient pas entre eux les divers facteurs de la crise afin d’identifier les facteurs vivants et actifs de solutions possibles qui sont et vivent dans l’utopie, ou plus exactement, dans l’irréalité la plus totale, celle des mots, des idées, détachés des faits, des réalités, des processus en oeuvre ?

    Poser la question est déjà apporter la réponse : l’utopie est du côté de ceux qui amènent des solutions théoriques sans les relier entre elles et surtout à des forces pouvant les mettre en pratique pour assurer leurs propres intérêts matériels immédiats. Ces gens restent dans le spectacle et le commentaire abstrait alors que la crise exige des citoyens et des peuples de s’engager pour la survie de l’humanité, donc de la leur, en agissant dans les faits et en faisant ensuite remonter l’expérience de cette action citoyenne pour la partager et la soumettre à libre débat constructif public.

    Bien cordialement vôtre,
















  • Philippe Vassé Philippe Vassé 14 février 2009 08:43

    Crevette,

    Votre commentaire est instructif et met en avant ce que tout le monde (ou presque) comprend et admet aujourd’hui.

    Seule observation que je relèverais parce qu’elle paraît ici nécessaire quand trop de "déterminisme économiste" ou non envahit le débat et l’obstrue : l’importance de l’action et des réactions des peuples et des citoyens face à la crise.

    Car si les gouvernants du moment et des divers pays ont leur rôle, il serait domamageable d’envisager les évolutions présentes et futures sans l’activité des peuples et des citoyens du monde pour protéger leurs moyens d’existence et leur devenir.

    Je le répète : c’est de l’action et des mouvements des citoyens et des peuples que le fil des solutions à la crise mondiale sortira et non de cerveaux, fussent-ils géniaux et bien intentionnés, mais en dehors des réalités vivantes.

    Une crise a divers aspects et facteurs : les prendre tous en ligne de compte paraît une excellente chose.

    Bien cordialement vôtre,






  • Philippe Vassé Philippe Vassé 13 février 2009 21:59

    Nervyoko,

    Quand les peuples et les citoyens résistent à la destruction de leurs emplois, les conservent et donc préservent leurs salaires, ils sont de facto acteurs de l’économie et aussi acteurs des solutions qu’ils apportent à leurs propres problèmes, venus de la sphère économique.

    Le combat permanent entre capital et travail, en clair, entre employeurs et salariés, entre ceux qui doivent vivre et non plus survivre de leurs salaires et ceux qui veulent les baisser est le premier facteur modificateur des réalités économiques.

    Le salariat, par son action de préservation de son existence et de ses moyens d’existence, est un acteur collectif de l’économie à un bout, l’autre facteur étant l’ensemble des employeurs qui essaient sans cesse de baisser les coûts de production, donc les salaires, donc le pouvoir de consommation, donc les bases de leurs propres activités futures.

    La réalité n’est pas que l’apparence donnée par certains des seules manifestations et grèves. La réalité est bien plus profonde : elle est composée par les résultats, contradictoires, de ces mouvements sociaux.

    Il est quand même aujourd’hui inquiétant qu’il n’y ait qu’en France que certains nient encore le rôle d’acteur objectif du salariat qui est un des deux piliers fondamentaux de tout système économique depuis que l’esclavage et le servage ont disparu.

    Ce constat n’est pas un e pensée : c’est aussi un fait, la répartiton entre capital et travail détermine plus que fortement le situation économique, ou du moins, la déterminait avant que le capitalisme meure.

    Bien cordialement vôtre,


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