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Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
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Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 juillet 2008 13:40

    A Morice,

    Votre article est bien documenté et bien construit, même si des spécialistes- et ils l’ont fait pour certains plus haut- peuvent y relever quelques petites errreurs qui n’affectent pas l’ensemble, ni n’en altèrent le sens.

    L’affaire de Maillé a connu un écho international, au sens large, à savoir sur les 5 contients, car c’est en effet une "première" que l’instruction du Parquet de Dortmund sur ce massacre peu connu avant le passage du Procureur Maas. On en a ainsi parlé dans tous les grands médias dans les Amériques, en Asie, en Australie et jusque dans divers pays d’Afrique. Le fait est assez intéressant pour être souligné.

    En effet, le mois d’août 1944 a connu divers massacres de civils français, ceci dans un contexte général de grande activité militaire de la Résistance, avec des atrocités des deux côtés, comme il s’en produit toujours en temps de guerre, surtout quand une guerre civile larvée (forces pétainistes contre Résistance) est partie intégrante du conflit.

    Ce qui ressort de votre article est que l’image retenue collectivement, issue de notre passé politique, du mois d’août 1944 est à revoir afin de cerner au mieux les vérités contradictoires, mais souvent sanglantes, que ce mois a connues.

    Il en est de même de septembre 1944 qui est passé dans l’Histoire officielle du conflit, ou, c’est selon, celle que la mémoire collective a retenue, comme un mois de succès alliés incessants, presque sans pertes. Ce qui est totalement faux si l’on étudie les faits. La guerre n’était pas terminée parce que Paris avait été libéré, et la résistance allemande, ébranlée en août, se reprenait au fur et à mesure que les troupes alliées à l’Ouest et soviétiques à l’Est se rapprochaient des frontières de l’époque de l’Allemagne.

    Ainsi, j’ai découvert dans les archives de la 4ème Division blindée américaine que la plus grande bataille de chars à découvert sur le front occidental a eu lieu en septembre 1944, juste devant Nancy, au cours des combats acharnés pour libérer cette ville, combats qui ont opposé principalement la 4ème DB et la 35ème Division d’Infanterie américaines à des unités de la 5ème Armée Blindée allemande.

    Il serait intéressant en effet que les historiens- et cela semble en voie de se faire- commencent à aborder plus méthodiquement les faits précis de cette période de la libération de la France, afin d’en mettre à jour la diversité, les contradictions et l’intégrité des faits établis.

    Votre article est en ce sens une contribution utile et salutaire, en ce sens que l’Histoire doit être étudiée avec un recul suffisant et une objectivité éloignée de toute passion afin d’être réellement écrite.

    Il reste à dire que l’Histoire ne peut être "officielle" au sens politique du mot et de son acception. Ainsi, si je condamne totalement les propos de Faurisson et de ses amis sur les camps d’extermination- VL-Vernichtunglager- en abréviation germanique nazie (qui ne sont pas les CAMPS DE CONCENTRATION- KL-Konzentrationlager- dans ce même langage nazi), il me semble que toute loi imposant une CONCEPTION OFFICIELLE via le Code Pénal et la Justice, est une absurdité anti-démocratique.

    Il n’appartient pas, dans une vraie démocratie, à la Justice de dire l’Histoire, ni de condamner des falsficateurs en Histoire (il y en a d’autres dans divers domaines qui ne sont pas frappés de cette sanction pénale alors que leurs propos sont beaucoup plus dangereux pour la vérité historique !!!)), il est essentiel que l’Histoire soit libre de sa rédaction honnête, complète, vérifiable, contradictoire, qui ne peut être le fruit que de débats totalement libres et sans dogmatisme imposé a priori.

    Le seul juge au final en matière historique est, non un magistrat de l’ordre judiciaire, mais l’opinion publique et, à terme, la mémoire collective.

    On n’imposera pas la fin des falsifications en Histoire par des lois insensées, qui ne répondent pas aux besoins scientifiques, mais à des buts purement "politciens étroits", mais on l’obtiendra bien plus vite en laissant les falsificateurs en Histoire être PUBLIQUEMENT démentis par les faits collectés et avérés, présentés à toutes et tous. Ainsi, on aura à la fois le jugement de l’opinion et la claire autant que définitive compréhension des citoyens, sans coercition d’Etat, qui ne peut que créer trouble et questionnement.

    Bien cordialement,




  • Philippe Vassé Philippe Vassé 29 mai 2008 23:58

    Antoine,

    Bien évidemment, sur le processus national de désaffection des électeurs UMP, vous faites le même constat de bon sens que tout un chacun, à savoir que la politique gouvernementale que certains qualifient d’incohérente, d’autres d"autiste, d’aucuns de chaotique, engendrent naturellement une rupture entre ce gouvernement, le parti qui le soutient et l’opinion publique, surtout cet électorat UMP de plus en plus débousssolé et perdu, quand il n’est pas franchement révolté.

    Pour autant, ce processus est renforcé, sur le plan local, par un autre phénomène : le rejet des élus locaux vus comme incompétents et/ou au comportement criticable, voire douteux.

    Cela est nouveau au plan local : si cela s’inscrit naturellement dans un contexte politique global, là il ne s’agit pas tant d’une révolte contre une politique donnée, mais contre des élus particuliers qui sont regardés comme indignes de la confiance et donc du vote des électeurs UMP.

    C’est aussi un signal fort et un facteur de crise accrue pour l’UMP et ses "traditions" disons, pour employer un mot gentil, "altoséquanaises" traditionnelles....

    Bien cordialement,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 29 mai 2008 15:22

    Cher Parkway,

    Sauf erreur de ma part, Sarkozy a été militant de la branche étudiante de l’UDR de l’époque, qui s’appelait l’UNI, mais pas d’Occident, ou d’un mouvement proche.

    Concernant l’action, je partage votre approche.

    A Asnières, cela fait 7 ans que l’action est permanente et quotidienne. Les citoyens y sont très actifs et à la pointe des débats démocratiques libres. En témoigne ce forum, le premier de France 100% local, dont voici le lien :

    http://forum.asnierois.org/

    Les citoyens de cette ville ont prouvé les 9 et 16 mars 2008 leurs capacités à s’unir sur des valeurs communes républicaines, honnêtes, démocratiques, laïques, sociales et respectueuses des diversités d’opinions.

    Ils ont chassé un maire UMP qui se croyait là jusqu’à l’infini.

    Cette ville est devenue un exemple dans tout le pays que, quand les citoyens se mobilisent autour des valeurs communes citoyennes auxquelles ils sont attachés dans leur immense majorité, alors les élus qui ne leur conviennent pas sont chassés.

    Un exemple auquel certains, de tous côtés, devraient bien réfléchir car les temps changent et les aspirations des citoyens se font de plus en plus entendre.

    Bien activement et cordialement vôtre,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 29 mai 2008 15:04

    Cug,

    Votre commentaire est très pertinent sur l’écrasement des classes moyennes et leur appauvrissement rapide en France, ce qui a bien naturellement des conséquences électorales.

    A l’évidence, ce processus est aggravé, en quelque sorte, localement, par le profond rejet de certains candidats UMP qui paraissent aux électeurs UMP, déjà très remontés contre le sarkozysme, plus que discutables dans leurs principes politiques et gestionnaires.

    Le sens de l’article vise à montrer que, de manière générale, l’électorat UMP, ou plus globalement dit "de droite" n’est plus un électorat fidèle et acceptant n’importe qui et n’importe quoi.

    Ces électeurs, comme l’ensemble des citoyens, veulent des élus locaux propres, honnêtes, compétents et attentifs à leurs véritables problèmes.

    Ceci signifie la fin, pour certains élus qui croyaient à des rentes de situation électorale, des dérives diverses qui, aujourd’hui, peuvent être rapidement connues, mises en valeur, et donc être sanctionnées très vite par les électeurs mécontents de ce qu’ils voient comme un manque de respect envers eux.

    Bien cordialement,

    PS : à mon sens, les idées et conceptions sociales gaullistes sont encore très marquées dans l’inconscient de l’électorat UMP. La crise actuelle et les actes gouvernementaux tendent à revivifier cette mémoire collective et à la dresser contre le sarkozysme.



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 29 mai 2008 14:54

    Lerma,

    A Colombes, mais encore plus à Asnières, pour ne prendre que le cas du 92, mais ces évènements ont eu lieu aussi dans d’autres villes du pays, ce qui a été sanctionné en premier sont les pratiques gestionnaires et politiques des sortants-sortis.

    Si vous aviez suivi les campagnes électorales dans ces villes, vous auriez pu porter un jugement plus pertinent sur l’origine du désaveu et surtout sur le fond de l’article, à savoir le rejet par l’électorat UMP de candidats de ce parti du fait de leurs pratiques discutables.

    C’est une attitude électorale qui apparaît, et qui a des conséquences déjà intéressantes, appelées à croître dans l’avenir.

    Bien cordialement,

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