La coopérative, l’autogestion, le monstre du Loch Ness ressurgit des flots, youpi. Celui qui y croit, il faut aussitôt lui clouer deux ailes dans le dos, et le nommer chef de brigade aérienne chez l’archange Gabriel. Les scop, des chiffres plutôt insignifiants, cher Connolly et j’admire votre prosélytisme. Il reste 5 (cinq) coopératives fruytières dans le Jura, c’était pourtant le modèle. Parlons du mouvement des « Equitables Pionniers de Rochdale » à l’origine du superbe mouvement coopératif de consommation : Entièrement disparu, et dans toute l’europe, sauf « migros » en Suisse, qui n’a de coopératif que le nom. Il y a quand même le Crédit Mutuel, dont les clients sont ses actionnaires, faut rire, c’est un bel exemple de démocratie participative. Il faut analyser les causes de la disparition des scop, dont les chances de vie n’excèdent pas trois ans pour la plupart. Les licenciés de sea france ferries n’ont pas créé de scop, heureusement, au moins ils sont sûrs d’avoir gardé leur argent. En vérité, les coopérateurs s’unissent pour devenir « patrons », partager des bénéfices, et ça commence à coincer, lorsqu’il faut « remettre au pot », pour investir ou éponger des pertes. Je vois ensuite la capacité des dirigeants : il ne suffit pas d’être altruiste et de bonne volonté pour être capable, ou, au moins, avoir des connaissances de base. C’est là qu’interviennent les « requins », ceux qui réussiront à enfumer de braves types et à leur piquer leur boîte sous leur nez.. Combien d’anciennes coopératives, comme les vins Henri Maire ?
Mais non, jmdest62, 220 000 salariés ne peuvent pas faire d’acier sans mittal, ou wendel, ou d’autres, ou de leurs papas. . Ou comme autant de salariés, bien incapables de faire des voitures sans ford, ou renault, ou citroën. Enfin, tout le monde peut croire aux fées. Et aux sirènes de l’autogestion !
Les usines à gaz, quelques beaux exemples me reviennent : - l’apprentissage « à la française » de madame Cresson : excellente mesure, si compliquée qu’il n’y a plus d’apprentis, trop d’enquiquinements, de paperasse. -de monsieur DSK, cette idée géniale : si on divise le nombre d’heures travaillées par 35, AUTOMATIQUEMENT on crée des emplois (c’est oublier l’élasticité). Au début, ça marche, ça coûte 11 % au patron, qui est accompagné par l’état, qui lui paye 15 % ! (c’est authentique). l’année suivante, la « prime » n’est plus que de 13 %, ça devient moins intéressant, et quand il n’y a plus d’aide, il faut recommencer à licencier pour contenir ses frais. Soit dit en passant, le montant de ces aides a été PONCTIONNE sur le budget de la sécu, GENIAL !!! Après on crie haro sur son déficit, sans dire pourquoi le trou s’est agrandi. -les textes sur les stagiaires, brillante réussite, les étudiants ont plus de mal à trouver des stages, si les entreprises, pour beaucoup, estimaient devoir faire de la formation, il ne fallait pas non plus leur coller des contraintes qui devenaient insupportables -on a failli ne plus avoir de colonies de vacances, des touche à tout de génie ayant projeté un certain nombre d’ukases. Etc. etc. vous pourrez m’apporter d’autres exemples, comme la TVA sur la location de yachts de luxe...ou l’exonération des « oeuvres d’art », ça, c’est de la belle ouvrage !!
Merci, Spartacus, d’analyser ce dispositif CICE. C’est dément !!! Chiche que ça va marcher ????? Je le souhaite vraiment, mais...... nos gouvernements ont déjà appliqué tant d’emplâtres sur des jambes de bois....que ce CICE risque d’être le dernier. Nous serions riches, si nous revendions nos « usines à gaz » créées par des gens qui ne savent pas ce qu’est, et comment marche une entreprise. Y compris des notions de base en comptabilité. Pour le catéchisme et l’idéologie, ça marche fort, mais pour la réalité, on voit bien que c’est déconnecté. Nombreux sont ceux qui en sont restés à l’école primaire : PRIX de VENTE = PRIX DE REVIENT + BENEFICE. Or, il y a beaucoup de PME qui subsistent en bouffant leur propre substance ; pour elles, prix de vente est égal à prix de revient MOINS pertes, ce qui les amènera au dépôt de bilan tôt ou tard. Notamment celles qui travaillent avec l’état, et qui sont payées avec de longs retards. Je vois d’ici les réactions, mais non, mesdames, messieurs, je ne parle pas de groupes où se déroulent une bonne part des excès que vous dénoncez, dirigés par de hauts fonctionnaires qui ont pantouflé, où de solides énarques que tout le monde a en mémoire. Et qui ont en tête le seul BIEN PUBLIC et notre bonheur, oeuf corse, dirait San Antonio !!
Mélenchon, quel formidable tribun !! Au point que certains de ses interlocuteurs ne savent même plus ce qu’ils voulaient prouver. L’art oratoire ne remplace pas les compétences, et je remarque la propension de ce leader à proposer les coopératives comme solution aux problèmes économiques. Est-il sérieux ? Une coopérative a deux ou trois ans d’existence, c’est prouvé dans les chiffres. Ou elle disparaît, ou elle tombe aux mains des « coopérateurs » les plus malins, des requins qui laisseront des miettes à leurs copains. Il faut arrêter de balancer des idées irréalistes. Comme l’autre, le monsieur attali, qui prédit des années noires à l’allemagne, parce que les fridolines ne font plus assez d’enfants. Faux problème, madame angèle claquera dans ses doigts, et il y a plein d’immigrés bosseurs qui se bousculeront au portillon pour venir bosser chez elle. J’ai dit « bosser ».