Voilà un argumentaire qui abonde tant dans le sens du triste constat que fait Michel à la fin de son réquisitoire. On a beau faire le maximum pour se retenir, quand même, il y a des discours qui font preuve de limites si sérieusement préoccupantes...... A moins que ce ne soit une grosse blague ( ? ).
Difficile effectivement d’être masochiste et sadique les deux ensemble, c’est ce que nous nous efforçons de vous expliquer depuis si longtemps ( Jésus lui-même était déjà un militant végétarien et d’en retirer les preuves fut le principal objet du Concile de Nicée qui écarta ainsi les évangiles dits apocryphes ).
Biensûr que lorsque quelqu’un me traite de con, mon réflexe est immédiatement et spontanément de me demander d’abord ce qu’il a à me reprocher, et ensuite éventuellement quelle mauvaise interprétation erronée il fait de mes actes. Après analyse de son propos sur la question, s’il est fondé, j’avise naturellement et me dispose à modifier mon comportement. C’est ce qui me parait le plus intelligent à faire, et comme je m’efforce d’aspirer à me comporter de la façon la plus intelligente possible, je me plie à cette règle de bon sens. Si malgré tous mes efforts, je ne parviens pas à m’incriminer et que l’occasion m’en est donnée, alors je m’atèle à essayer de faire progresser mon interlocuteur. Mais ce n’est pas toujours facile car les gens ont toujours teriblement de mal à reconnaitre leur tort.
Dans mon texte apparait clairement ( « égoïsme » ) que la bêtise que nous évoquons tous ne correspond pas forcément à une limtation de perfomance cognitive ou de vélocité cérébrale, mais le plus souvent à un emprisonnement des capacités et de l’émancipation intellectuelles par une étroitesse de l’âme.
Je n’ai évidemment nullement cherché à insulter, mais à démontrer.
Javascript ( lire plus haut ) ignore qu’il est l’ennemi de la Terre depuis sa naissance, pas seulement depuis aujourd’hui.
Je souhaite me permettre d’élairer la partie apparemment agressive du discours de Michel Tarrier à l’égard des viandards d’une certaine caution logique : eh oui, compte tenu de l’indénombrable quantité d’arguments qui plaide en faveur de l’abolition totale de l’exploitation d’animaux par l’homme, que ce soit sur le terrain de la dévastation écologique en cours d’achèvement, ou sur celui de l’indispensable orientation vers une morale empathique pour toute considération d’un salut quelconque de l’humanité, à partir d’un certain QI, d’un certain niveau de culture, de questionnement philosophique et de goût pour la réflexion, à partir d’un moment donné de ta vie, quand tu es prisonnier des dogmes et traditions, nécessairement, tu te dis « mais merde, ça va pas la tête, qu’est-ce que je déconne depuis toujours ? ». Il s’agit là de ce type d’intelligence qui te libère de l’égoïsme morbide qui gouverne le comportement panurgien ordinaire, celui qui t’empêche de remettre en question de façon radicale toutes les bases d’un paradigme suicidaire du fonctionnement du monde ( libéralisme, capitalisme, politique des partis, valorisation du luxe, etc .... ). Si ce déclic n’arrive jamais sur la consommation d’animaux, c’est que tu n’en n’a pas les moyens intellectuels, et cette déficience se retrouve dans tous les autres pans de tes discours, c’est normal, ce qui fait que globalement, tu as toute probabilité d’avoir l’air d’un gros abruti. Tu n’y peux rien, c’est comme ça, mais ne t’inquiète pas, ce n’est pas grave, l’empathie est de notre côté et nous avons donc pitié de toi, malgré le mal que tu fais partout et tout le temps, car à l’impossible nul n’est tenu et nous continuerons donc sans arrêt cet exercice sacrificiel de te réexpliquer sans cesse le b-a-ba du bon sens. Cordialement, Hervé.
Sur l’importance, ok, on diffère ; mais ne dites pas que ça ne m’affecte pas ; comme je vous l’ai maintes fois fait savoir, je n’y suis pas indifférent. L’âme d’une race vit dans le coeur des hommes qui l’entretiennent ou qui l’admirent. Elle n’a pas de ressenti propre ; c’est pourquoi, pour reprendre le paradoxe souligné par Actias, j’opte pour arrêter de torturer à mort des taureaux, quitte à ce que leur race s’éteigne plutôt que de continuer cette boucherie, fût-ce même pour préserver leur race. Et je rajoute encore une fois que je suppose qu’elle serait maintenue à flot à titre conservatoire, bien que sans certitude.
Pour la suite, je suis surpris de votre étonnement. Comme je vous l’ai rappelé, je n’ai pas évoqué le thème d’égalité des crimes dans le raisonnement développé dans mon 3ème volet, parce que c’est inutile. Néanmoins mon point de vue transparait clairement dans son introduction et je m’attendais d’ailleurs à ce que vous le mentionniez. Lorsque j’ai affirmé la difficulté ressentie par les antis à se retenir de traiter les afi de nazis ( j’ai rajouté radicaux à anti dans la version de l’article que je compte publier dans le post ) , j’ai terminé l’explication par « pour eux c’est non seulement la même démarche, mais rigoureusement la même action » ou à peu près.
Comprenez bien ce que vous souhaitez valider. Qu’est-ce qui fait que la plupart des gens n’accordent pas la même valeur à la vie d’un homme et à celle d’un animal sujet - ou sentient, genre mammifère placentaire de forte corpulence pour être incontesté ? C’est qu’un homme, vous pouvez l’inviter à table et vous payez un bonne tranche de rigolade, devenir son ami, l’épouser, faire des enfants avec ou lui devoir un monument de la physique du genre de La Relativité Générale ( j’ai pris l’écrit d’un juif, c’est vous dire si je m’attendais à ce que vous rebondissiez sur mon introduction ). Or même avec le plus vif des chimpanzés, à part devenir son ami, vous ne pouvez rien faire de tout ça. Tout simplement parce qu’il y a une échelle de potentialité - un peut comme le gradient d’altérité, mis à part que celui-ci est centré sur soi. Seulement décréter qu’à une échelle de potentialité correspond ( on parle de bijection en mathématiques ) une échelle de valeur de vie, c’est cautionner que le manutentionnaire inculte mérite moins de vivre que le savant génial, ou le trisomique autiste que le manutentionnaire, etc.... Or une des grandeurs de l’humanité est justement d’affirmer que ce principe est non seulement immoral, mais monstrueux, abjecte et bani sans appel. Mais on refuse d’étendre cete disposition spirituelle à l’animal sentient à cause d’une part d’une tradition millénaire de son exploitation, et du refoulement qu’on en fait dans son altérité, que ce soit par défaut de perception ou souci de justification.
Mais évidemment, pour moi, la vie d’un animal sujet n’a pas moins de valeur que celle d’un homme, précisément parce que je suis un homme cohérent. Ce qui fait la valeur d’une vie ( au sens qui s’oppose à la mort ) , c’est l’attachement sentient de son bénéficiaire à la conserver. Et là, nous sommes tous égaux.
Désolé d’être stupide mais vous vous trompez par paresse de votre réflexion ; au contraire, tout est lié et c’est parce que ça ne saute pas yeux que je brûlais d’écrire cet article, auquel je n’attribue pas du génie, mais du fond et de l’importance. Tout est déjà dans le texte et ce qui fait sa longueur vient de ma volonté de bien expliquer mais je veux bien recommencer pour vous : une société vit suivant des valeurs plus ou moins consensuelles, plus ou moins fluctuantes, et qui s’influencent mutuellement les unes les autres en fonction des médias, des crises, des corporatismes en conflit, des forces au pouvoir etc... Maintenir la corrida dans le statut d’activité anodine affecte dans l’inconscient collectif à l’animal une image d’objet sur lequel on a droit de mort sans compter, puisque même sans objet utilitariste, il est imposé comme loisible de lui infliger cette mort avec souffrance. L’acceptation, la revendication et l’affichage de cette image sont très démobilisantes pour les sociétés, dans l’émancipation et la fructification des pauvres et faibles fibres qu’elles recèlent qui se débattent pour empêcher la disparition du patrimoine naturel. Dire stop à la corrida, c’est aussi affirmer : le vivant non humain compte pas pour du beurre ; ça participe d’une prise ce conscience collective, d’une valorisation de la vie dans le non humain.
Pour le 3è volet, comme vous l’avez certainement compris sans le reconnaitre, j’ai évoqué les justes pour introduire la notion d’altérité, biais par lequel je définis le mal par un de ses aspects les plus importants. Il n’y a pas de comparaison, mais un raisonnement. Je n’ai pas cherché pas à définir une échelle du mal et placer deux crimes sur un même barreau de cette échelle. La seule gradation que j’ai introduite est celle de l’altérité dans le cercle d’empathie avec l’animal sensible à son extrêmeité, qui de fait incarne au mieux l’altérité.
Et je cèderai pas à votre sophisme de choisir entre la peste et le choléra.
Je considère bien que vous m’avez peut-être taxé de stupidité avec un peu de rancune parce que j’ai évoqué vos énormités mais je vous rappelle que vous avez présenté l’audacieux talent de conclure de mon article, et de votre incurable tentation de me faire aboutir à des contradictions que je serais contre la protection des espèces par l’homme ( sic ! ).
Mais je ne voudrais pas qu’on s’enfonce dans un dialogue de sourd et me réserve le droit, selon son contenu, de vous laisser le dernier mot - profitez-en bien.