« il faut d’abord poireauter dans des files d’attente » — pourquoi poireauter pour acquérir des poireaux et des fruits ou légumes qui, de toute façon, n’ont plus aucun goût ?
J’avoue à ma grande honte que, par exemple, les seules tomates auxquelles je trouve du goût sont celles que je cultive dans mon petit jardin (marmandes, noires de Crimée, cœurs de œuf...) Il faut maintenant tout faire soi-même.
La grande Ourse, il y a lgtps que je ne l’ai pas vue. Les étoiles, non plus, à part peut-être Sirius, l’étoile la plus brillante de notre ciel. On peut aussi voir Vénus et parfois Mercure, au coucher du Soleil.
Mais — et c’est dommage — less étoiles et les corps célestes ne sont presque plus visibles ; c’est symbolique d’une société qui s’enfonce dans la médiocrité et le consumérisme.
« Qu’à ce refrain ne vous ramène » : une société de consommation, c’est une société de cons et de sommations.
« Et les arbres, les fleurs, les oiseaux, un croissant de lune, un ciel étoilé... » — Un ciel étoilé, c’est-y pas la caractéristique de la Voie lactée, ces myriades d’étoiles qui composent notre Galaxie ? Le ciel nous renvoie à la puissance et à la beauté de la nature, et est le séjour des dieux selon les antiques croyances. La beauté a une côté surhumain – pour ne pas dire divin.
« Une simple balade à pied, le bonheur d’observer la nature et toutes ses merveilles » — Be non ! Ça fait vingt-cinq ans que je n’ai pas pu voir, en région parisienne, la Voie lactée – un des plus merveilleux spectacles de la Nature. Même les choses le plus naturelles nous sont maintenant interdites.