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Robert Biloute

Robert Biloute

Physicien vélléitaire et dilettante.

Tableau de bord

  • Premier article le 31/10/2008
  • Modérateur depuis le 19/10/2012
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Derniers commentaires



  • Robert Biloute Robert Biloute 27 septembre 2011 23:07

    @JL

    peut-être qu’il y a bien une vitesse limite, mais que ce n’est pas celle de la lumière ?
    peut-être qu’il n’y a pas de vitesse limite du tout ?
    peut-être que notre notion du temps est à revoir ?
    peut-être que notre notion de distance est à revoir ?
    ...
    beaucoup d’hypothèses théoriques possible à partir d’un tel résultat...
    Ce qui est prioritaire, je pense, aujourd’hui, est surtout d’ordre expérimental : il faut absolument confirmer ou infirmer ce résultat par des mesures complémentaires. L’expérience Opera, la mise en place de mesures temporelles et spatiales de qualité métrologique, l’analyse de données, tout ça est visiblement du boulot sérieusement fait.
    Il n’en reste pas moins qu’on a mesuré 60ns de décalage sur un burst moyen de neutrino qui dure 10.5 microsecondes de long (soit 0.5%). Si les erreurs statistiques ont été évaluées et considérées comme étant suffisamment petite pour conclure, on n’est tout de même jamais à l’abri d’une erreur systématique bien subtile et bien prosaïque...


  • Robert Biloute Robert Biloute 27 septembre 2011 19:22

    @JL


    « Épargnez moi svp, le B-A-BA ! »
    Très condescendant ce ton... d’autant plus inapproprié pour quelqu’un qui vient de dire que LE neutrino n’a pas de masse (manque de bol ils sont plusieurs, et ils ont une masse) 
    Le B-A-BA c’est, dit autrement, le fondement d’une théorie, la base fondamentale, celle que tout le monde tient pour acquis ou presque, celle qu’il faut comprendre en profondeur et remettre en cause pour aller plus loin. Votre réaction est digne des pires « experts », alors que de toute évidence vous n’en êtes pas un. Merci donc de ne PAS nous épargner le B-A-BA, ou alors allez discuter sur un forum de spécialistes du CERN, vous pourrez jargonner à votre aise.

    -bref-

    bon sinon je pense qu’il y a faux problème dans votre échange, historiquement einstein a bien posé une vitesse limite, c’était un axiome de sa théorie.
    Maintenant, une fois une théorie formalisée, on peut refaire le chemin à l’inverse, i.e. partir d’une relation comme E=mc^2 et en déduire qu’il y a une vitesse limite (car augmenter la vitesse revient a augmenter l’énergie E donc augmenter m => plus on va vite, plus il est difficile d’aller plus vite)


  • Robert Biloute Robert Biloute 26 septembre 2011 18:15

    En fait on ne peut connaitre le moment exact de l’émission d’un neutrino donné.

    Le faisceau de neutrino n’est pas continu, il est pulsé. On envoie de brefs paquets de protons qui génèrent à leur tour de brefs paquets de neutrinos. Ces impulsions durent 10,5 microsecondes et sont répétées toute les 50ms.
    Du côté détecteur de neutrino, on détecte donc une bouffée à chaque impulsion, cette bouffée ayant un début, une fin, une durée, et également une distribution temporelle (il y a plus ou moins de neutrino au cours de l’impulsion, même si le flux est relativement constant pendant les 10,5 micro secondes).
    Du côté accélérateur de proton, on mesure de même une distribution temporelle du courant électrique généré par les protons accélérés, qui est directement liée au flux de proton envoyé.

    Pour mesurer le temps de vol, on ne peut donc pas prendre un top départ sur un proton donné et un top de fin sur le neutrino correspondant.
    On peut au mieux comparer la distribution temporelle des protons émis à la distribution temporelle des neutrinos détectés (ou plutôt ce qu’ils ont produits dans le détecteur). 
    La mesure de temps est donc statistique, et une des questions posées lors du séminaire du CERN qui annonçait ces résultats me semble la plus problématique : on pourrait éventuellement expliquer les données en invoquant une impulsion de neutrinos légèrement plus courte que l’impulsion de protons initiales, cela aurait un effet similaire à un décalage temporel.

    sources :
    (le dernier point que j’évoque n’apparait pas dans le ppt, uniquement dans la vidéo du séminaire, à la fin pendant les questions)


  • Robert Biloute Robert Biloute 3 septembre 2011 16:23

    @JL

    exact

    @Jason
    Je ne connaissais pas votre article mis en lien. J’adhère pas mal, et je vois d’autant mieux le pb de vocabulaire. 
    Pour moi la plupart des évolutions dont vous parlez devraient bien être au centre du programme socialiste, mais elles ne le sont pas car le PS refuse maintenant en bloc le versant conservateur du socialisme. Porté, comme tant d’autres, par une idéologie particulière du « progrès » (complètement phagocyté par l’idéologie du liberalisme economique à tout prix), le PS refuse obstinément de revenir sur certaines choses qui ont été mises en place/supprimées à tort (ex:suppression glass steagal, ou bien encore les cris de vierge effarouchée et le rappel à l’obscurantisme dès qu’on parle de « protectionnisme », qui n’est en définitive rien d’autre que la limitation de la sphère d’influence du néolibéralisme)
    Bref, là où vous voyez un conservationnisme excessif du modèle actuel, je vois surtout un progressisme entêté et stupide. Question de vocabulaire et/ou de vision des choses.
    Curieux monde où les conservateurs sont ceux qui ne veulent surtout pas infléchir la marche du « progrès » ! 


  • Robert Biloute Robert Biloute 3 septembre 2011 15:11

    Vous annoncez un flou artistique qui titille les neurones, mais en définitive votre message me semble très net : conservateur = pas bien.

    Pour ma part voilà ce qui me titille :
    Quid du conservateur cherchant à empêcher une évolution négative ? Quid du réactionnaire rejetant les bêtises d’un progrès frelaté ?
    Et si l’on parle de protection de l’environnement par ex., peut-on décemment le faire tout en niant l’aspect proprement conservateur de la démarche ?

    « Je suis anarchiste et conservateur, dans des proportions qui restent à déterminer »
    J Gabin dans « Le président », H. Verneuil

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