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Rounga

Rounga

Le "r" se roule.

Tableau de bord

  • Premier article le 19/07/2013
  • Modérateur depuis le 12/02/2014
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Derniers commentaires



  • Rounga le chafouin Roungalashinga 17 février 2010 18:54

    J’avais dit que je m’arrêtais là, mais tu dis encore une fois des choses tellement énormes que ma charité me pousse à te contredire une fois de plus. Toutefois, je te promets que je ne t’embêterai plus, même si tu persévères dans ton art du non-sens argumentatif.

    Avant de commencer, je souhaiterais faire deux mises au point :
    a) Sur le Brahman. C’est fou, certaines personnes, quand on leur met le nez dans leur propre merde, ils persistent à dire que ça n’en est pas. Toi, c’est du jamais vu, pour tenter désespérement d’en convaincre les autres, tu en avales des pleines bouchées. Incroyable ! Un brahmane est un religieux, tandis que le Brahman est une entité suprême. Je n’ai cité que Wikipédia parce que c’est le plus facile et le plus rapide, mais les premiers sites qu’on trouve sur google en tapant « hindouisme » disent la même chose que moi. Je n’ai pas de livre académique à la maison sur l’hindouisme, mais j’ai sous les yeux l’annexe du Mahâbârata de Serge Demetrian, qui me donne encore une fois raison (Editions Albin Michel, p.548 si tu veux vérifier). Si toutes ces convergences qui vont dans mon sens ne te satisfont toujours pas, je veux bien demain aller à la bibliothèque et consulter l’Encyclopédie Universalis au sujet de l’hindouisme.
    b) Sur l’emploi de « dieu » et de « Dieu ». Que tu le veuilles ou non, on est en France, et on parle français. Or, en français, un dieu est un personnage doté de pouvoirs surnaturels, tandisque « Dieu » désigne une entité suprême et transcendante. Les deux termes désignent donc des conceptions différentes. La première définition a un sens bien précis, et la seconde est suffisamment ouverte pour désigner les entités propres à des religions qui ne sont pas judéo-islamo-chrétiennes. Excuse-moi donc d’utiliser les mots selon le sens que l’académie leur a donné. Si tu veux faire une réforme de la langue, alors fais-le, mais pour l’instant ce n’est pas toi qui as le pouvoir de décider. Si tu veux exprimer des notions qui ne sont pas recouvertes par les mots « dieu » ou « Dieu », alors la langue française est suffisamment riche pour cela. De même, le fait que tu utilises le mot « crédule », terme péjoratif, à la place de « croyant » montre bien ton parti pris et ton dédain.

    Passons maintenant à la revue des points de ton article.

    1) Ton argument, c’est de dire que les dieux des différentes religions sont tous différents. Si on reste avec la minuscule, oui, on est d’accord. Cependant, avec la majuscule, les points communs entre les diverses religions sont frappants. La différence principale entre notre conception occidentale et la conception orientale, c’est que chez nous on croit à un Dieu personnel tandisqu’en Orient le Dieu est un « grand Tout » impersonnel. Les religieux peuvent débattre entre eux de cette propriété, mais ils tombent d’accord sur la base du concept.
    Au fait, il croit en quoi, un athée ? C’est quoi son explication à propos de la vie, de l’existence ? La vie serait apparue par une suite de hasards ? Qu’y a-t-il de rationnel dans cette croyance ? Pour ma part je trouve ça complétement fou et irrationnel de croire ça.
    Donc pour ne pas croire en Dieu, la seule bonne raison que j’ai trouvée, c’est de dire : « franchement, la notion de Dieu, j’ai essayé d’y penser, de me l’imaginer, mais je ne le sens pas trop. Je préfère croire qu’il n’y a rien ». Ca c’est très acceptable.

    2) Ce n’est pas une analogie. Je remarque qu’il y a des choses dont on n’a pas besoin qu’on fait quand même. L’Homme fait des choses inutiles, que chacun s’accorde à dire qu’elles sont pourtant essentielles, comme l’art. Dès lors, l’argument qui consiste à dire « croire en Dieu ou en des dieux est inutile, donc il ne faut pas y croire » ne tient pas. Et je ne vois pas ce que le rasoir d’Ockham vient faire là-dedans, puisque quand on décide de croire en Dieu ou pas, on ne se place pas dans un cadre scientifique, et la croyance qu’on a n’est pas à proprement parler une hypothèse. C’est simplement une intuition, une conviction intime, qui est ressentie de la même manière qu’on peut être convaincu que telle femme est la femme de notre vie. Ce n’est donc pas une hypothèse, il faut bien comprendre cela.

    3) Libre à chacun de croire ou non que telle personne a eu une apparition ou pas. C’est une question qui reste ouverte.

    4) Contrairement à ce que tu affirmes, les religieux ne disent pas que la Bible a été écrite ou dictée par Dieu. Seul le Coran a cette prétention. Les textes biblique, selon les religieux, ont été « inspirés par Dieu ». Ce qui est totalement différent. D’autre part, qu’il y ait quelques erreurs scientifiques ne prouve pas que « l’affirmation centrale est mensongère ». Ca laisse la place au doute quant à sa véracité, mais pas à la certitude de sa fausseté. C’est comettre là une erreur de logique grossière.

    5) Ce que tu dis, tu l’as certes dit dans le cadre de la relativité générale. Mais tu as déduit de ton raisonnement, cadré par cette théorie, une vérité absolue et irréfutable : « l’omnipotence est impossible ». L’erreur de logique que tu as commise est donc de prendre la théorie de la relativité générale pour la vérité absolue, qui ne donne que des résultats infaillibles et irréfutables, ce qui est sujet au doute, comme je l’ai écrit précédemment.
    Tu dis ensuite « les théories actuellement disponibles en physique ont permis d’expliquer infiniment plus de choses que tous les dogmes religieux réunis », mais je t’ai expliqué des dizaines de fois que la religion n’a pas vocation à apporter les mêmes réponses que les sciences. La science propose des modèles permettant de faire des prédictions sur des choses d’ordre pratique. La religion et la spiritualité proposent un cadre permettant de donner un certain nombre de questions sur l’essence des choses et des êtres, sur le but de l’existence, sur ce qui se passe après la mort, choses sur lesquelles la science est pour l’instant demeurée impuissante à formuler la moindre réponse. On pensait à une certaine époque que la science allait conduire à expliquer l’Univers dans son ensemble et que les questions religieuses en « pourquoi » allaient être résolues. Depuis on s’est aperçu que le monde est plus complexe que ce que la science d’alors le pensait, et que chaque nouvelle question résolue en pose dix autres. On a donc abandonné cette idée. Donc dédaigner les religions au profit d’une théorie scientifique sous prétexte que cette dernière a permis d’expliquer plus de choses pratiques est un non-sens absolu.

    6) voir 5)
    Si j’ai cité un prix Nobel ce n’était pas un argument d’autorité. Cette citation contredit en effet ton idée selon laquelle croire en des dogmes religieux empêche d’accéder à la rationalité et au savoir. Voilà donc un scientifique dont la foi religieuse ne l’empêche pas d’accéder à un niveau élevé de rationalité et de savoir scientifique.
    « On peut mettre en doute toute théorie, alors que mettre en doute les dogmes théologiques est considéré comme un blasphème par les gardiens du temple de la foi. » Sauf que nous vivons à une époque et dans un pays où l’on peut remettre en doute librement n’importe quel dogme de n’importe quelle religion sans aucun risque. On peut croire à tel dogme d’une religion donnée sans croire à un autre. On est donc dans un cadre idéal pour avoir une vie spirituelle libre et riche. Ton argument serait malgré tout bon à une autre époque ou dans un autre pays, je te le concède.

    7) Que tu le veuilles ou non, j’ai discuté ton argument, qui consiste à dire « croire empêche de savoir ». Premièrement, tu ne dis pas « savoir quoi ». Soit il s’agit d’un savoir scientifique, et l’exemple en 6) montre que l’affirmation est fausse, puisqu’on peut très bien être croyant et être un scientifique très compétent et rationel. Ou alors il s’agit d’un savoir d’une autre nature, non scientifique, humain et philosophique. La question est donc de savoir si une bonne philosophie vaut mieux qu’une religion. La religion, comme je l’ai dit et répété, propose un cadre permettant d’apporter des réponses à des questions concernant l’essence des choses et des êtres, le sens de l’existence, ce qui se passe après la mort. La philosophie s’intéresse à définir et développer des concepts servant à suivre une bonne voie dans la vie, à bien organiser la société de manière à ce qu’elle soit juste, à réfléchir sur les rapports entre l’hommes et la nature, etc. Mais une philosophie n’a encore jamais apporté une réponse sur l’essence des être et des choses, sur le sens de l’existence ou sur ce qui se passe après la mort. Ou si elle l’a fait, elle est partie de présupposés empruntés à des croyances religieuses. Donc la philosophie est très utile, essentielle même, mais elle ne saurait remplacer à elle seule une croyance religieuse ou mystique.
    Autre chose : je développais l’idée selon laquelle la raison et le savoir c’est très bien, mais que ce n’est pas tout. Je ne crois pas que c’est prêcher que de dire ça. Je prends la vie humaine dans son ensemble, et je constate que nous n’appréhendons pas les choses uniquement par la raison. Dès lors, je ne vois pas pourquoi il faudrait se limiter à n’utiliser que la raison pour concevoir le monde. Les dogmes religieux, de même que les koan zen, donnent une occasion d’explorer des concepts sans passer par la raison, et donc de prendre un point de vue nouveau. Mais ce n’est pas parce que l’on croit en des dogmes religieux ou qu’on pratique des koan qu’on n’est plus capable de raisonner lorsque c’est nécessaire.

    Voilà, adieu.



  • Rounga le chafouin Roungalashinga 17 février 2010 12:07

    C’est fou ça. Mais dans quel pays on vit ? Ceux qui ont le pouvoir aujourd’hui ce sont des associations débiles incapables de saisir le second degré et la dérision...Espérons qu’elles seront déboutées, sinon la France est fichue.

    Ça me rappelle le procès qu’avait perdu Patrick Sébastien pour avoir imité Le Pen dans le but de le dénoncer, justement, ce que des associations antiracistes n’avaient pas toléré.



  • Rounga le chafouin Roungalashinga 17 février 2010 11:40

    La différence entre moi et Sisyphe, c’est que mon message était humoristique, car gratuit et agressif et répondant à un article sur le thème de l’insulte (pour ceux qui ne l’ont pas compris), tandis que Sisyphe a l’air de le penser vraiment.



  • Rounga le chafouin Roungalashinga 16 février 2010 10:40

    Ah ! Le manque d’humour !... C’est à ça qu’on reconnaît ceux à qui on n’a pas envie de ressembler.
    Riez, vous êtes sauvé !



  • Rounga le chafouin Roungalashinga 16 février 2010 10:23

    C’est quoi cet article de merde écrit par un connard ?

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